
[Holà ! C’est une histoire terrible, que j’imagine là ! Une histoire à en découvrir plus d’une paire, des jolies fesses rebondies !]
Je suis sûr que si l’on pousse le vice jusqu’à jeter un peu d’huile sur le feu, elles iront jusqu’à se dégrafer leurs soutiens-gorge sans le moindre scrupule ! Non seulement elles nous déballeront tous leurs petits secrets, mais, en plus, nous pourrons tout vérifier en temps réel : la véritable taille de leurs seins derrière leur rembourrage de coton, la marque ridicule ou inadaptée de leurs petites culottes …

En plus, il n’y a pas plus excitant qu’une fille qui transpire. J’ai remarqué ça pendant les cours d’athlétisme. Les filles, quand ça fournit un effort, ça dégage une odeur de sexe, ça ne peut pas s’en empêcher. Ça retient son souffle, ça serre les poings et ça serre les jambes, mais il n’y a rien à faire : ça dégage une odeur de sexe. Ce doit être la nature. Le réveil des femelles ! Des hormones d’une moiteur torride, qui se dégagent spécialement pour nous exciter, nous, les chimpanzés ! Ça veut jouer au volley pour se prendre les seins dans les filets, servir ou réceptionner le ballon pour pousser des ahans à tout va … Oh ! Ça, vous pouvez en être sûrs : il n’y a pas plus bizarre qu’une fille sur un terrain de sport : on ne sait jamais si ça souffre ou si ça prend son pied. Sans compter que ça gémit. Ça, les gémissements, on ne peut pas s’en empêcher, quand on est une fille. Ce doit être une manière autorisée, raisonnable et suffisante, de témoigner de sa maturité sexuelle en public ; parce que, après, quand la séance est terminée, elles font toutes pareil, les filles : elles se dirigent vers la douche d’un air lascif et apaisé, presque dédaignant envers le sexe masculin, et elles disparaissent pendant une demi-heure minimum, sans que nous puissions en savoir davantage sur les détails croustillants qui manqueront toujours à notre pauvre connaissance en la matière, nous, les retardés de l’hormonal …
J’ai dérapé ?
Hum ! … Vous avez raison.
Ça ne se dit pas, ces choses-là. Je devrais présenter mes excuses. Me faire tout petit et refuser de signer le texte. Mais bon ! Qu’est-ce que j’y peux, moi, si la zizanie a des conséquences terribles, chez les filles ?
Je n’ai évidemment pas le regard des détectives privés mais, quand même, il faut reconnaître que les filles, ça possède une jalousie que nous, les mecs, nous n’avons pas. Par exemple, je sais que même si la plupart d’entre elles ne me voient que pour un simple copain, il suffit que j’accorde une préférence à l’une seule d’entre elles, pour que ce soit tout le reste du groupe qui se monte la tête. Les filles, c’est comme ça. C’est toujours jaloux de ne pas avoir ce que ça n’a pas. Même si cela ne les intéresse pas, d’ailleurs.
C’est donc un problème. Et celui-ci, aucune des toutes nos formules de mathématiques et de physique appliquée ne pourra le résoudre. Ni Thalès, ni Pythagore ne pourront m’être utiles. La géométrie a beau reposer sur des théorèmes démontrables et mille et une fois démontrés, elle ne repose pas sur un dogme du genre : « Choisis une seule figure géométrique, et toutes les autres lui seront incompatibles. »
Evidemment, l’exemple n’est pas des plus probants …
Mais, vous savez, moi et la géométrie …
Comment ferait-on, donc, avec Marina, si nous sortions ensemble, et qu’une de ses copines vienne me faire la bise à moi, mais pas à elle ?
Il ne faut pas croire, mais les filles, quand ça a des choses à reprocher, ça joue le jeu jusqu’au bout !
De durs moments s’annoncent en perspective …
Faut-il vraiment choisir ?
Il faut que j’en parle à Marina. Il faut que j’essaie de savoir ce qu’elle pense de ça.
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