Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Conciergerie

 

ajouter-au-panier.png

 

 

Couloirs

Heures de colle

avatar

Tableau D'affichage

29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 21:47
(Avertissement : ce chapitre est une ébauche d'une suite au roman Vivement l'amour)
Quand le réveil a sonné, ce matin, j’y ai tout de suite pensé. Je me suis immédiatement précipité dans la salle de bain pour me débarbouiller, je me suis saisi du blaireau qui laisse toujours si peu de poils dans le lavabo, et j’ai entamé le parfait rasage du jeune collégien aux trois poils naissants que je suis.
L’eau n’a pas dû couler longtemps car la buée n’a pas eu le temps de se former sur le miroir avant que je ne quitte la pièce.
Deux minutes plus tard, j’étais déjà de retour tout habillé et dévalais les escaliers aussi vite que Tarzan l’aurait fait avec une liane.
J’ai ouvert les volets de la cuisine, mis les bols et sorti tout l’équipement du parfait petit déjeuner des jours importants. Pain, beurre, miel, confiture… mais aussi céréales, chocolat en poudre, chicorée pour la maman…
J’ai mis la bouilloire sur le feu et, un pied sur la première marche des escaliers, j’ai hurlé :
— Debout là-dedans ! Allez, allez, allez, bande de fainéants !
Ma mère n’a pas mis longtemps avant d’apparaître, toute ébouriffée dans sa robe de chambre molletonnée, et les yeux encore tout collés.
— J’ai pas une minute à perdre ! j’ai fait.
Ma mère a levé les yeux vers l’horloge du couloir et m’a fait remarquer que j’avais encore un peu de temps devant moi :
— Mais tu as raison ! Il ne faut pas être en retard le jour du Brevet ! a-t-elle ajouté.
Benjamin, plus alerte, se précipita sans préambule sur le chocolat chaud. Virginie, quant à elle, avala trois pétales de corn-flakes, une demi tranche de pain avec un peu de miel, et annonça, comme à son habitude, qu’elle n’avait plus faim.
Pour ma part, je m’offris un petit festin, car les journées fortes en émotions se préparent avec un petit déjeuner.


Benco Nostalgie !

Au brossage de dents, je bousculai du coude mon frère. Il est maniaque des dents, Benjamin. Il n’aura jamais de caries et peut-être les dents qui se déchaussent. C’est son choix et il l’a fait depuis tout petit. On pourrait presque l’appeler Mr Dentifrice, sauf que Monsieur Dentifrice prend un quart d’heures à se brosser des dents qui n’ont pas d’appareil et qu’il ne me laisse pas de place pour me brosser les moindres recoins des bagues avec la petite brosse une touffe qui va bien.
J’enrage.
Du dentifrice plein la bouche et des bagues plein les dents, mais j’enrage.

Virginie, elle, a le don de toujours se placer dans le passage de ceux ou celles qui veulent passer. C’est tout juste s’il ne faut pas que je me décide à satelliser cette petite sœur encombrante en l’envoyant tout droit là-haut par dessus la montagne.
Mais je me calme. Lorsque tu es en train de lacer tes lacets, le but à atteindre ne peut plus être bien loin, non ?

En vélo, c’est pareil. Eddy Merckx, Fausto Coppi, Bobbet et Poulidor, tout ça, c’est de la gnognotte. Avec moi, quand je ne veux pas être en retard, il n’y a pas de comparaison possible. Le peloton n’a qu’à se peloter, je le laisse sur place.

Car, enfin, en ce grand jour des épreuves du Brevet des Collèges, en ce lundi doux amer de cette fin d’année, une demi-heure avant le coup d’envoi, je retrouve enfin ma douce et tendre Marina.

Elle partira bientôt, Marina, mais pour le moment, nous nous sommes dit que toute la tendresse que nous pourrons échanger sera toujours ça de pris sur cette immense punition non méritée, qu’est la géographie française.

Ma bouche dans sa bouche et nos amours unis pour n’en faire qu’une éternité, nous en oublions tout le reste du monde et des priorités.

C’est Jules, à huit heures moins sept, qui est venu faire toc toc à la porte de notre bonheur :
— Hé ! Excusez-moi de vous interrompre, mais il va falloir penser à revenir avec nous : le Brevet, c’est maintenant ! Vous le passez, ou vous déclarez forfait ?




Partager cet article

Repost 0
Published by BREGMAN - dans 101. Fin damnée
commenter cet article

commentaires

Martin Lothar 02/08/2008 21:30

Bon, c'est reparti ici et je suis en vacances depuis aujourd'hui! ça tombe bien hein ! A bientôt alors !

BREGMAN 07/08/2008 00:08


Espérons que tes vacances se prolongent un peu car l'annonce ci-dessous risque de t'offusquer :


JE SUIS EN VACANCES VENDREDI !!!!!!!!

(désolé, j'en peux plus, il faut que ça sorte !)

@ bientôt, Grand Loup !


Vladyk 29/07/2008 22:34

Ah enfin la suite !Jolie comme toujours :o)

BREGMAN 07/08/2008 00:07


On essaie, on essaie :) Les vacances s'annoncent chargées en farniente, cette année, maiks on essaie quand même ;)