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4 mai 2006 4 04 /05 /mai /2006 00:01

Petites douceurs (chapitre 1 épisode 4)

 

[Par qui commencer ?]  

 

Allez ! C’est décidé : courtoisie oblige, je vais vous parler de mes petits moments privilégiés, mes instants de pauses magiques : mes minutes sacrées passées sur le rebord accueillant de mes petites fontaines à tendresse. Je vais vous parler de mes petites douceurs préférées, mes petites pâtisseries favorites. Mes petits croissants de lune à moi, mes petites viennoiseries des petits matins, mes petites forêts noires encore vierges : mes petites nanas au rhum ou mes religieuses à moi !  

 

Je pourrais vous parler de Delphine et des chocolats que je lui offrais, jadis, pour me faire pardonner d’avoir été méchant avec elle, ou bien de Nadine, la rouquine, qui ne se lassera jamais de répéter sans cesse, un peu comme une litanie extrascolaire irrémédiable, que « le plus pire reste encore à venir ». Je pourrais vous parler encore de Ninie, la petite poupée version réduite de la classe, toujours trop bien sapée à mon goût, et chez qui le manque d’humour tourne de plus en plus souvent à la paranoïa, mais non, je ne vous parlerai pas d’elle. En fait, je préfère vous parler de ces fameuses « chaussures que l’on trouve à son pied », ces belles pointures, ces références, ces modèles, ces petits accessoires de sortie que l’on est toujours fier de présenter à ses copains : ces condensés de séduisante perfection aux charmes dévastateurs, qui nous font rêver la nuit de pouvoir un jour tisser avec elles des liens aussi solides et confortables que la liaison fusionnelle de nos soirées les plus creuses, avec la tiédeur de nos pantoufles les plus fidèles.

 

 

 

 

Je veux vous parler de ces nanas aux prénoms que l’on irait chanter sous tous les toits, ces figures marquantes que l’on adore dans l’ombre et qui nous mèneront toujours par le bout du nez. Ces espèces de Gabrielle de Johnny, Elisa de Gainsbourg, Lisa de Goldman, Paulette de Montand … Ces espèces de grandes dames, de Haute-Savoie ou d’ailleurs, dont les réputations se répandent au-delà de nos frontières et de nos époques.

Pour moi, ce sont Sylvie, Patricia, Amandine, Cécile, Katia, Léa, Sandrine, Corinne, Sophie, Nathalie, Joëlle, Céline, Alexandra, Bérengère, Virginie, Isabelle, Marjorie, Caroline, Laetitia, Karine, Coralie, Emilie, Josiane, Mylène, Stéphanie, Magali, Christelle, Camille, Annie, Charlotte, Peggy, Amélie, Catherine, Muriel, Elodie, Nicole, Emma, Agatha, Natacha, Vanessa, Clémentine, Valérie, Jennifer, Evelyne, Véronique, Estelle, Xavière, Louisa, Pauline, Anne-Sophie, Séverine, Mélanie, Fanny, Zohra, Marina, Helena, Valeria, Marie-Jo, Marité, Maryline, Marylou, Marie tout court … La liste est longue et interminable, je le reconnais, mais il suffit que je pense, ne serait-ce qu’une fraction de seconde, à l’une d’entre elles, pour qu’aussitôt, mon être fragile, sensible et délicat, se retrouve assailli d’au moins une demi douzaine supplémentaire de ces petits escargots de Noël à déguster toutes saisons.

Vous le savez bien, après tout ! Les femmes, c’est un peu comme les locomotives à la sortie des gares : il y en a toujours une qui peut en cacher une autre.

 

 Ce serait donc difficile de commencer par le début, d’autant plus que la femme est de nature très possessive et jalouse, et que, par conséquent, en choisir une d’office, surtout pour lui rendre un hommage tout particulier, reviendrait à faire une véritable déclaration de guerre à toutes les autres !

Nous parlerons donc finalement de Florent, un pote, histoire de mettre tout le monde d’accord et de faire piétiner, de rage et d’impatience, toutes celles qui se voyaient déjà en haut de ma petite liste des favorites. Après tout, les filles, on leur ouvre le passage, on leur retient les portes, on leur fait des courbettes, on leur fait des sourires, des sacrifices, des confidences, des plaisanteries, des invitations, des propositions, aussi, je ne vois pas pourquoi, pour une fois, on ne dérogerait pas à la règle !

 

 

Donc, Florent est un mec, et il y a beaucoup à dire sur lui.

 

 

  

[tourner la page vers l'épisode 5 du chapitre 1]

 

 

 

 

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Published by JEPEH & BREGMAN - dans 01. Le petit monde de Charlie
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commentaires

Mirany 07/02/2008 09:19

j'aime bien te lire , je suis plus prête de mes 30 ans que de mes 15 ans à présent, mon adolescence a étè pour moi quelques chose de magique, de tragique et pourtant si viant. Et ça me rappelle pas mal de souvenir, oh bien sur les filles ne pensent pas comme les garçon a cet age la, on est moins perverse! sisi , c'est vrai enfin presque moins lol. bon je suis arrivée a cette partie, je reviendrais vous lires des que possible. bonne journée

BREGMAN 07/02/2008 23:00

Les filles, moins perverses ? ah ah ah ! C'est bien la phrase qui m'aura le plus fait rigoler aujourd'hui !!!:o)

Téquitoi 04/11/2006 04:59

"Ces espèces de Gabrielle de Johnny, Elisa de Gainsbourg, Lisa de Goldman, Paulette de Montand … Ces espèces de grandes dames, de Haute-Savoie ou d’ailleurs, dont les réputations se répandent au-delà de nos frontières et de nos époques."
Je ne pensais pas que Lisa était aussi connue que Gabrielle, Elisa ou Paulette, ou encore l'autre de Haute Savoir dont on ne connait toujours pas le nom...
Si Lisa est aussi peu connue que je le pense, je suis content que tu la connaisses et donc que tu connaisses bien l'artiste lié à celle-ci ! J'trouve cette chanson vraiment belle...
Ah oui j'oubliais, très bien écrit encore cet article ^^

BREGMAN 04/11/2006 10:58

"Lisa" est une très belle chanson, que j'ai connu dans le film l'Union Sacrée, avec Bruel et Richard Berry (excellent film d'Arcady, soit dit au passage)
Effectivement, je ne crois pas qu'elle soit très connue. D'ailleurs, hormis dans l'intégrale de Goldman, je ne sais pas si l'on peut la trouver sur un de ses albums ...
Encore merci pour le compliment, et @ bientôt !

Margod 23/10/2006 17:30

Qu'on aie dix ans de plus ou dix ans de moins, la chanson reste la même. Tu la racontes magnifiquement. J'aime les chutes de tes chapîtres. Oui, tu sais mettre l'eau à la bouche....Si je dois être tout à fait sincère, c'est ta description dans ton commentaire du 08/10/06 sur les écrivains. Ayant la chance et le bonheur de connaître un homme de plume, je puis attester de la véracité de ta description.Pourquoi êtes-vous si rébarbatifs et si charmants à la fois? Vous faites bien partie d'un monde à part. Mais quel monde! Ce que tu oublies de préciser, c'est qu'avec vous écrivains, on ne risque pas de s'ennuyer! Au réel plaisir de te lire, Margod

BREGMAN 23/10/2006 20:35

Quel commentaire du 08/10 ? Un commentaire sur ce blog, ou bien ailleurs ? "rébarbatifs", les écrivains ? lol J'essaie pourtant de ne pas trop répéter toujours la même chose ;) @ bientôt !
 
-> Ahhhh. OK. Je viens de relire les commentaires du dessus et je vois de quel commentaire tu veux parler !
Ben ... Je valide cette description. Et j'ajoute même que parfois, c'est encore pire que ça, un écrivain ;)
Mais quelque chose me dit que Filamène t'en parlerait mieux que moi ;)

AL 08/10/2006 13:49

Mouahahahahahahahaha!!!J'aime bien le... Nous parlerons donc de Florent.... En fait c'est surtout qu'à 15ans, ce que tu as oublié, c'est la langue qui pend derrière toutes les filles... Rah mais faut tout t'rappeler.. parce que même si t'avais ton appareil, elle passe encore la langue, avec d'la bave certes mais elle passe ;)J'vais dire pourquoi j'aime bien t'lire, parce que moi mon enfance n'a pas été ""normale"", moi je cherchais betement des réponses a mon existence, tu m'diras, drôle d'idée, bah oui il existe des drôles d'idées... La violence des jeunes, je comprenais pas, ni la haine, ni beaucoup d'choses de "mal"... Et lancer des ragots, ou savoir qui embrassait qui , ou encore essayer d'être intéressante pour les 18'000 garçons qui pouvaient m'tourner autour, c'était pas mon truc, moi j'observais, les grands, les jeunes, les p'tits et je réfléchissais, déjà au pourquoi j'étais différente, ensuite au pourquoi j'étais là... alors j'aime te lire parce que j'me mets dans la peau de quelqu'un qui a eu cette "enfance normale"...J'avais l'temps aujourd'hui de faire deux-trois chapitres, je r'viendrai dès qu'j'le pourrai!Passez un bon dimanche@ bientot...

BREGMAN 08/10/2006 20:52

Moi, avoir la langue qui bave en regardant les filles ?
Non. Franchement, ce n'est pas mon genre ... lol
@ bientôt !

FilamÚne 07/06/2006 23:22

Mais c'est que tu es poète, en plus ?!
Tu es marié, ou bien la perle rare me reste-t-elle encore accessible ?

BREGMAN 08/06/2006 00:05

Voir commentaire fait à ton commentaire laissé sur Maternelles sempiternelles (tiens, d'ailleurs, faudra que je fasse un index ... paf ! encore du boulot sur la planche !) dans lequel je te disais que :
Un écrivain, c'est pathétique ! ça ne s'épouse pas, un écrivain. Je te le déconseille. l'écrivain est de mauvaise compagnie. Il ronchonne, il bouffe les stylos, il s'énerve, il rature, il raye, il froisse rageusement le papier qui ne lui a rien fait, il observe les gens sans rien dire, on ne sait jamais ce qu'il pense, ce qu'il va écrire, ce qu'il a déjà écrit, ce qu'il est capable d'écrire et ce qu'il ne sait pas écrire ...
Tu es tombée sur la tête, ou quoi ?! Moi, une perle rare ? Ah, ah !!
En plus, je ne suis plus à vendre. J'ai vendu mon âme au diable hier 6/6/6, contre la gloire de ce blog (mais comme il m'a ri au nez, je n'ai pas su si le contrat était accepté ou pas ...)