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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 00:03

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

  

 

Elle est imprévisible.

  

Un jour, il faut être le premier de la classe ; l’autre jour, il faut à tout prix éviter de finir intellectuel ! Et toi, pauvre radeau qui vogue au rythme des soubresauts du Père éternel, tu seras gentil de te contenter de garder le cap de tes ambitions, si cela n’est pas trop te demander !

 

Fais comme tu le sens : obéis ou désobéis, selon ton humeur, selon le courant de pensée auquel tu as envie de te référer, mais, de grâce, ne t’arrête pas de ramer, et rame si possible dans le bon sens, car n’oublie pas qu’il ne te sera jamais toléré le moindre virement de bord !

 Que faire ? Obéir d’abord, pour avoir désobéi dans les règles du jeu ?

 Ou bien désobéir tout de suite, afin de gagner du temps ?

 

 Je devrais lui parler, me confronter à lui.

 

 Mais c’est chose impossible : il me ridiculiserait, élèverait la voix et m’enverrait peut-être me coucher sans dessert ! Il est le chef de famille. Vous rendez-vous compte de ce que cela signifie ? Ça ne se discute pas, un statut pareil ! Surtout pas à quinze ans ! Lorsque tu es mineur, tout ce que tu peux penser, ou bien élaborer, se range systématiquement du côté de la pensée mineure. Tout comme l’on peut distinguer, par exemple, l’art majeur, d’une part, et l’art mineur, d’autre part. Alors je me tais, et j’écris.

 

 L’écriture, c’est le prolongement de ma chambre trop petite. C’est la porte ouverte sur le monde. C’est la permission de minuit nuit et jour, vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! Plus d’autorité subie. Plus de règlement auquel se soumettre. La liberté !

 Ni dieu ni maître !

A un tel point que, après quelques pages d’écriture, emporté par l’élan de la liberté totale, je ne peux contenir quelques tentatives de rébellion bien réelles, celles-ci, et cela au détriment de ma pauvre mère, chez qui, hélas, l’autorité est moins naturelle et plus fébrile.

 

Où est –elle, que je me venge ?

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

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Published by JEPEH & BREGMAN - dans 03. Le climat familial
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commentaires

AL 02/12/2006 16:12

J'm'en fous faut dire, c'est à toi que je parle pas aux autres ;)ils m'ont conçu avec touche pause, puisque je suis plus venue depuis un bout de temps, mais je ne t'oublie pas non plus!!! J'ai simplement pas envie de bâcler et comme j'ai moins l'temps, je viens moins ;) Moi c'est à fond le moment présent :D

BREGMAN 03/12/2006 21:45

Bises, et pense qd meme à Noël qui approche à grands pas :o)

AL 01/11/2006 22:51

Donc quand j'étais plus jeune j'étais une intello"te", toujours plongée dans les bouquins, mais c'est vrai que la théorie n'est pas très utile quand on ne pratique pas, et puis elle se perd et on a plus rien ;)... et le nombre de fois ou, dans ton usine, tu entends:Théoriquement ses pièces devraient être livrées ....... hierMais elles sont encore sur la décolleteuse, bah, ça nous fait une belle jambe ;)Le manque de confiance des gens, génial... Au départ je pensais que j'étais en dessous de tout, les gens avaient l'air d'avoir de l'assurance, je me faisais petite, espérant qu'on ne remarque pas mes lacunes, mon grave manque de confiance en moi, en fait, manque de personnalité dirais-je directement, je pensais aussi mon père puissant, qui savait c'qui faisait et qu'il fallait écouter, il avait un gros problème nerveux, mais en fait, il arrivait juste pas à assumer sa vie d'famille et c'est ça qui le mettait en pétard souvent... Cependant après tu as un autre regard, tu  les regardes dans les yeux et tu te rends compte qu'ils sont facilement déstabilisés, qu'ils ont une carapace qui ne recouvre que leur surface  tel un manteau que tu mets quand t'as froid, mais , dès qu'tu vas plus profond, tu t'aperçois que ça tremble quand même... Triste réalité, et dire qu'au début t'as peur de ceux qu'ont peur, c'est marrant la vie ;)Mouahahhahahaha, ça c'est LE truc.... Gueuler sur la mère parce que sur le père c'est pas possible ;)... Je vois ça partout et je trouve ça très drôle, quand je serai plus grande, je veux pas d'garçon, ou alors je le niafferai dès sa naissance pour qu'il apprenne qu'une mère, c'est pas un punching ball ...lol...Pfff... Je crois que j'écrirais des romans, désolée pour la longueur de mes commentaires, si j’embête, faut l’dire hein ;)...@ bientôt pour de nouvelles lectures intéressantes ;)Bises
 

BREGMAN 02/11/2006 00:25

-> "décolleteuse" ? Tiens ! je suis sûr que 95% des lecteurs de ce blog ne savent pas ce que c'est que le décolletage ;)
-> un garçon, c'est très bien, surtout si tu l'appelles Oedipe : il assassine ton mari et finit par coucher avec toi. L'idéal, non ?!
-> je remarque en tout cas que toi, ils t'ont conçue sans touche pause ;) lol
-> De toute façon, j'aime bien, les romans ;)

celine (palmito) 20/05/2006 18:35

je viens de passer 10min sur ton blog et j'en ai le sourire au levres, un peu de moquerie sans doute et beaucoup de compassion ;)j'adore ton humour pointilleux du bout des doigts et cette ironie qui caracterise tes articles!un vrai bonheur!tu m'a donné envie d'écrire sur l'ironie des choses, de l'éducation et autres... merci infniement!je te met en lien sur mon article de ce soir!merci et bizzcontinue !celine

Mel 20/05/2006 14:05

"Les premiers de classe sont toujours des intellectuels, bon sang !" : Bah non, ce sont juste des gens doués pour les études, pas des intellectuels.
Enfin, de manière général, les chefs d'entreprise, les managers, les cadres concoivent les plans, et "les bricoleurs" les réalisent, c'est pourquoi les "intellectuels" sont mieux considérés. C'est une histoire de classe sociale.
Il faut bien être luste : faire de longues études permet d'acquérir uen culture générale plus complète et donc d'être flexible, ouvert à plusieurs métiers. Ce qu'on appelle "voie de garage" est généralement la formation d'un métier unique, pas focément d'avenir.
On apprend pour son plaisir, pas pour être un intellectuel ou un bricoleur, chacun ses centres d'intérêts. Les cancres sont jamoux des intellos, les intellos sont jaloux des cancres (cancres n'étant pas assimilé à bricoleurs dans cette phrase). 

BREGMAN 20/05/2006 15:42

On est toujours jaloux de ce que l'on est pas.
Pour une précision sur les intellectuels de ce texte, ce sont davantage des élèves qui font fonctionner leur tête que des élèves capables d'élaborer des raisonnements et des théories... Ici, Charlie B a quinze ans. (il a toujours quinze ans, d'ailleurs, pourquoi je dis ça, d'abord ?!)
 

thezou @free.fr 20/05/2006 00:19

C'est trop ça , trop bien écrit, trop la vérité vrai, pour tout ce que tu dis je suis d'accord avec toi, et tu en parles si bien, que j'arriverais presque a en rire, j'aime bien l'illustration aussi !!!Bonne soirée, et a bientôt !