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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:22

Mélanie (chapitre 22 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Mes yeux s’écarquillèrent aussi grands que ma bouche, et sans doute laissai-je même échapper un léger cri d’effroi.
C’était le premier choc émotif de toute ma vie.
Aurélie, dix ans, la voisine qui habitait au fond de ma rue, avait des seins ! J’en rougis de confusion jusque presque en perdre connaissance.
Jamais l’odeur des tissus du car ne m’avait paru aussi forte !
Mais elle non plus, malgré tout ce que je fis pour me faire remarquer, ne connut sans doute jamais les sentiments que j’avais pour elle, mon comportement prenant alors une direction tout à fait opposée à toute espèce de rapprochement physique concret : en effet, dès que le car nous posait au même arrêt, matin ou soir, je décampai comme un furet pour arriver chez moi avant qu’elle ne passe devant ma cour. Tandis qu’elle avançait à pas mesurés, je me déchaussais sans perdre une minute, fonçais vers le lavabo me laver les mains à grande eau, et m’accaparais le bureau de mon père en ouvrant les volets et la fenêtre qui donnait sur la cour, tout grand.
J’ouvrais la partition de la semaine, et me mettais alors à frapper les touches de mon piano comme si c’était Beethoven lui-même qui venait de ressusciter !
 
 

Du coin de l’œil, j’observais le passage d’Aurélie.
Quand elle ralentissait, j’étais envahi d’une joie incommensurable.
Quand elle ignorait, sans scrupule, l’offrande sonore que je lui adressais, elle avait gagné : j’étais de mauvaise humeur pour tout le restant de la journée !
 
Une seule fois, elle sembla s’arrêter et tendre l’oreille.
Mais au moment où l’immense fierté qu’elle venait de susciter en moi était prête à planter son glorieux drapeau au sommet d’une de mes plus belles gammes, elle se baissa, et refit son lacet.
 
Je refermai la fenêtre, et m’arrêtai aussitôt de l’aimer … au profit d’une meilleure approche de mon petit clavier tempéré.
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 

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Published by JEPEH & BREGMAN - dans 22. Premières amours
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commentaires

Mélanie 16/01/2007 20:50

Mélanie... ce prénom me dit quelque chose...

BREGMAN 19/01/2007 13:42

A moi aussi ;)

Mélanie 16/01/2007 20:50

Mélanie... ce prénom me dit quelque chose....
 
 

Martin Lothar 23/11/2006 21:41

C'est vrai qu'un jour ou l'autre la sagesse (ou la vie ?) nous demande de revenir à des choses moins futiles, moins tempérées et moins hypocrites qu'un sourire de pré-pubère ! Mais bon, le clavier, même tempéré c'est beau, mais c'est souvent froid.
Nous n'avons pas d'autre choix qu'entre l'amour et l'amour finalement. A+

BREGMAN 26/11/2006 22:11

Futilités en choix restreint, en quelque sorte ;o)

belle la planete 23/11/2006 07:47

Tu aurais peut être dû lui donner un cedeau ^^ dommage que tu sois si timide

BREGMAN 26/11/2006 22:09

On ne se refait pas, il paraît !
... sauf si l'on ré-écrit sa vie ;o)