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Conciergerie

 

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Heures de colle

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 17:44

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Aïe. Si cette infirmière sait lire les choses que l’on cache au fond des yeux, elle va immédiatement comprendre que je mens et que je n’ai absolument rien. Il faut que je me concentre sur Marina qui me manque. Quand quelqu’un te manque très fort, il paraît que tu peux aller jusqu’à en tomber malade !
J’ouvre les yeux très grands pour éviter d’avoir le regard du chien battu, et lui confie mon regard plein de tristesse. C’est difficile à faire, mais en y ajoutant une petite pensée toute particulière pour une opération de l’appendicite, que l’on me ferait sans anesthésie, je crois que je touche enfin du doigt l’émotion procurée par une immersion absolument totale dans le mensonge :
— Tu es un peu nerveux, en ce moment ? me demande mon examinatrice.
Le problème, c’est que toutes les opérations qui concernent les viscères, moi, ça me met à fleur de peau ! Il aurait fallu que je songe à autre chose, mais c’est trop tard : je me dandine maintenant comme un pantin démantibulé dont on titillerait le fond du nombril !
Si ma grand-mère se trouvait à la place de cette infirmière de pacotille, elle me délivrerait immédiatement un demi flacon de vermifuge, à ingurgiter par série de trois gorgées trois fois par jour juste avant le repas.
 
chap_35_E12.jpg

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

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commentaires

Martin Lothar 23/06/2007 13:11

On sent que la tension remonte en flêche hein !

BREGMAN 24/06/2007 21:59

Les infirmières font des miracles, c'est bien connu ;)