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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 21:50

Heimlich (chapitre 39 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Hélas, la coupe est pleine. Mon père se lève subitement de sa chaise, et entre dans une colère terrible.
Une colère noire.
Une de ces colères que même le ciel quand il est tout noir et qu’il fait de gros éclairs qui illuminent des montagnes entières comme des vulgaires morceaux de papier, il ne peut pas rivaliser avec !
 

Tous aux abris !

Virginie diminue aussitôt de deux têtes, telle la tortue qui n’aurait pas d’autre carapace que cette bonne vieille table, en bois massif, contre laquelle il ne tentera sans doute rien. Benjamin, lui, se dépêche de terminer son assiette avant qu’elle ne vole en éclats, et avale tout rond deux énormes bottes de pâtes, dont la grosseur n’est qu’à deux doigts de celles tolérées par Heimlich ! Ma mère, elle, tressaille de frayeur et tente aussitôt de faire de son mieux pour calmer le démon qui vient de s’emparer des nerfs de notre pauvre père.
 
Je ravale difficilement ma salive, devenue aussi sèche que du monoxyde de trouille à assimiler par voie orale, et je sens ma gorge se nouer, pour que je cesse enfin de jeter mes prétextes visqueux sur les paroles incendiaires qui s’emparent maintenant de toute la cuisine.
 
Les yeux lui sortent des orbites ; il montre les dents comme un ours à qui l’on vient de présenter l’amuse-gueule que je suis ; il tape des poings sur la table qui, heureusement pour Virginie, tient encore bon ; il agite sa serviette de table comme un filet de gladiateur romain ; et voilà qu’un flot interminable de remarques trop longtemps contenues, de mots accumulés, de syllabes jamais digérées, se déversent sur moi comme un torrent de boues qui n’a que faire de ce petit corps frêle et tremblotant que je suis, et qui n’a pour défense, qu’une fourchette à quatre branches, une fronde constituée d’un simple et unique spaghetto, et de trois misérables champignons, peinturlurés de tomate, en guise de munitions.
 
 (pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
 

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commentaires

Martin Lothar 15/09/2007 22:10

Ça souffle moussaillon hein !

BREGMAN 17/09/2007 22:55

Mille sabords ! Les blancs becs n'ont qu'à bien s'tenir, on dirait ;)