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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 21:47

Ni ange ni démon (chapitre 37 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Une idée lumineuse vient de me traverser l’esprit ! Mieux qu’une étoile filante dans la nuit noire des plus grands déserts de Gobi ! Mieux qu’un phare d’Alexandrie au beau milieu des mers naufragées ! Mieux que tous les feux d’artifice qui te réaniment le cœur à coup de tocsins et de grandes couleurs !
Je vais défier mon destin !
Le défier d’homme à homme. Ouaip. Il n’a qu’à venir se présenter avec ma feuille de route, s’il se croit plus fort ! Avec tout mon futur écrit noir sur blanc, et toutes mes punitions affligées d’avance, s’il se croit si intouchable ! Je m’en vais le mettre à l’épreuve, moi ! Lui donner du fil à retordre ! Lui mettre des bâtons dans les roues et lui en faire voir de toutes les couleurs !
 En garde !
 
Car si mon destin est de rentrer chez moi comme ça, la tête basse et le moral dans les souliers, une chose est sûre : tout s’est déroulé de la sorte parce que j’aurai aujourd’hui agi exactement de la même manière que ce que l’on aurait pu prévoir de moi !
Le destin, c’est ça : partir d’un individu « prévisible », pour en prévoir d’avance toute la suite de ses improvisations les plus illusoires, qui ne sont en réalité qu’une succession de réactions en chaîne, toutes plus maladroites et ordinaires que les autres.
 
Le seul moyen de t’extirper de ton destin, c’est encore d’agir contre toi-même, contre ton bon sens et ta nature, à l’opposé de ce que les autres pourraient prévoir de toi, à dix mille lieues de l’endroit où ils sont déjà certains de te retrouver !
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
 
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Published by JEPEH & BREGMAN - dans 37. A la piscine
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 01:04

Dé-libérations (chapitre 36 épisode 5)

 

 
[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Les filles, c’est compliqué. Une fois, ça te regarde dans le blanc des yeux avec un sourire béat, et la fois d’après, ça te regarde pas, ou alors d’un mauvais œil, d’un regard accusateur ou d’un regard qui te prend de haut. On ne sait jamais sur quel pied danser. A l’infirmière, je pourrais lui demander ce qu’elle en pense, mais je crois qu’elle ne saurait pas répondre, qu’elle ne serait pas objective, qu’elle ferait semblant de vouloir me comprendre, mais qu’elle resterait tout de même vachement du côté des nanas, alors, je préfère me taire, et attendre patiemment le moment tant convoité où cette maudite porte de prison me rendra enfin ma liberté !
— Qu’est-ce que tu lui as donc fait, pour qu’elle te fasse « les gros yeux » ?
Qu’est-ce qu’elle m’énerve, avec ses questions de psychologue scolaire … Est-ce que j’ai besoin d’une leçon de psychologie, moi ? Hein ? Ce dont j’ai besoin, c’est de cinq minutes de récré, bon sang de bois !
 
— Il est quelle heure ? je murmure timidement.
 
Elle ne m’écoute pas. Elle s’est lancée dans un discours bien plaqué, une espèce de vieux cours ressuscité, qu’elle semble bien heureuse d’ajouter au poids de ma croix. Moi, tout ce que j’entends, c’est le tic tac et tic et tic et tac au tac de cette horloge emballée que plus rien ne semble vouloir arrêter.
 
 
 

Sans gloire ni honneur !

 
 
 

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 23:01

La grande évasion (chapitre 36 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 
Steeve McQueen avait réussi son évasion en creusant sous les murs, puis en volant une moto, si je me souviens bien …Il y a des prisonniers qui ont des complices qui arrivent en hélicoptères, d’autres qui s’évadent en faisant des nœuds à leurs draps … Il y a ceux qui font des prises d’otage, qui prennent une infirmière de collège en guise de garantie, par exemple, et qui exigent du proviseur une récréation plus longue pour pouvoir enfin parler avec Marina …
 
 

Prison Break ?

Deux étages à sauter, ça fait un peu haut, quand même ! Je ne suis pas Belmondo, moi !
 
— L’heure tourne ! me signale-t-elle.
 
Bon. D’accord.
Elle a de la chance et aura la victoire facile : je ne suis pas très en forme. Pas de grande évasion spectaculaire aujourd’hui.
 
— Voilà. Je suis là parce que……………
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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 22:38

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Elle ouvre un tiroir et sort une pochette pleine de documents. Dessus, il y a un bonhomme ridicule enfermé dans un préservatif tout rose, qui fait des gros sourires pour dire qu’il aimerait bien sortir, comme moi je fais à l’infirmière qui ne veut pas me laisser sortir à la récré …
— Ici, je ne peux pas prescrire grand-chose, mais je peux au moins faire de la prévention : le préservatif, tu connais ?
 
Ben …
 
— Evidemment ! je fais, en levant les yeux au ciel.
— Tu sais comment ça marche ? A quoi ça sert ? Pourquoi il faut en mettre ?
 
 
 
 
 

Chap 36 - E3 - ImageShack.us

 
 
 
 
 
 
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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 01:37

 

 
 
[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— Non, non … Rien de particulier …
— Pas de problème particulier entre Papa et Maman ?
— Heu … Pas que je sache …
— Tu as des frères et sœurs ?
— Un frère et une sœur.
— Plus grands ? Plus petits ?
— Plus petits tous les deux. Je suis l’aîné.
— Ils sont sages ?
— Oui, oui …
 
Elle sourit et se remet à m’ausculter le cœur au stéthoscope :
— Excuse-moi : ma première question était en fait une série de petites questions presque anodines ! Ma seconde question est plus ... embarrassante pour toi, peut-être, mais plus déterminante pour mon diagnostic : serais-tu amoureux ?
 
 
 

Chap 36 - Episode 2

 
 
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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 00:03

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


 
 
 

Chap 36 - Episode 1 - ImageShack.us

 
 

 

 
— Ta tension est plutôt normale …observe l’infirmière.
 
Elle me fait remonter le tee-shirt et me fait désormais passer le traditionnel test du « respirez soufflez ! »
— Tout cela me semble fort bon, jeune homme … lâche-t-elle au bout d’une série interminable d’au moins trente auscultations.
Une brèche pareille ne se laisse pas passer :
— Je me sens un peu mieux, d’ailleurs ! On dirait que c’est en train de passer comme c’est venu …
— C’est la récréation, qui va passer comme elle est venue, me fait-elle remarquer en tapotant sa montre.
— Pourquoi dites-vous ça ? j’ose.
— L’heure de la récréation est souvent source de grandes guérisons ! rit-elle.
 

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 17:44

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Aïe. Si cette infirmière sait lire les choses que l’on cache au fond des yeux, elle va immédiatement comprendre que je mens et que je n’ai absolument rien. Il faut que je me concentre sur Marina qui me manque. Quand quelqu’un te manque très fort, il paraît que tu peux aller jusqu’à en tomber malade !
J’ouvre les yeux très grands pour éviter d’avoir le regard du chien battu, et lui confie mon regard plein de tristesse. C’est difficile à faire, mais en y ajoutant une petite pensée toute particulière pour une opération de l’appendicite, que l’on me ferait sans anesthésie, je crois que je touche enfin du doigt l’émotion procurée par une immersion absolument totale dans le mensonge :
— Tu es un peu nerveux, en ce moment ? me demande mon examinatrice.
Le problème, c’est que toutes les opérations qui concernent les viscères, moi, ça me met à fleur de peau ! Il aurait fallu que je songe à autre chose, mais c’est trop tard : je me dandine maintenant comme un pantin démantibulé dont on titillerait le fond du nombril !
Si ma grand-mère se trouvait à la place de cette infirmière de pacotille, elle me délivrerait immédiatement un demi flacon de vermifuge, à ingurgiter par série de trois gorgées trois fois par jour juste avant le repas.
 
chap_35_E12.jpg

 

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 00:00

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 

Chap 35 - Episode 11 ImageShack.us

 
 
— Tu as mangé à ta faim, à midi ?
— Heu … Moyen … Je n’avais pas beaucoup faim …
Elle coche une petite case de son petit formulaire bleu :
— Hum … Petits troubles de l’appétit …C’est quelque chose qui t’arrive souvent, d’avoir des troubles de l’appétit ?
— Non. Je ne suis peut être pas très gros, mais il paraît que je suis de ceux qu’il vaut mieux avoir en photo qu’en pension …
— Le matin, tu manges quoi ?
— Tartines de pain, beurre et confiture, chocolat chaud et céréales ... Mais ce matin, je n’avais pas beaucoup faim …
— Des soucis particuliers ? Familiaux ? Personnels ?
— Heu … Non, non …
 
Elle sourit et coche encore une case :
— En ce moment, aurais-tu des problèmes de sommeil particuliers, à tout hasard ?
Les problèmes de sommeil, c’est toujours quelque chose qu’on ne prend pas à la légère, chez le docteur :
— Ah, ça … c’est bien simple : je n’ai jamais eu autant de mal à m’endormir qu’en ce moment !
C’est gagné : une croix de plus dans la colonne de gauche !
— As-tu des insomnies nocturnes ? Des réveils intempestifs qui surgissent au beau milieu de la nuit ?
— Heu … Oui, souvent …
— Quoi ? s’insurge-t-elle. Tu te réveilles souvent la nuit sans pouvoir te rendormir ?
Son insistance me met mal à l’aise. J’ai dû donner une mauvaise réponse, un truc qui l’embrouille dans la détermination de son diagnostic :
— Ah … Heu … Non ! Pardon. J’avais mal compris la question …
— Des problèmes de concentration, en classe ?
— Aujourd’hui, oui … Un peu …
— Et d’habitude ?
— Non. Pas d’habitude …
 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 04:29

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
 
 
 
 
 

Tout sauf Eros - ImageShack.us

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire, moi, à l’infirmière ? Que j’ai tenté la simulation de la maladie pour échapper à la fatalité, et que je me suis simplement fait rattraper ?
Nous, les garçons, nous avons la chance de ne pas connaître les règles. Chez nous, les réglages hormonaux, ça concerne la voix, les poils, et l’érection du matin, signe de bonne santé. Une fois ces petits réglages établis, c’est fini : on est des hommes !
 
J’ose lui dire que j’ai mal aux testicules, à l’infirmière ?
 
Il ne vaut mieux pas. Si elle est professionnelle, elle va vouloir toucher, et je risque de me retrouver dans l’embarras. Je suis sensible, moi. Je n’ai pas l’habitude qu’on me tripote les zones hétérogènes, euh … les zones homogènes … Arghhh ! Comment ils les appellent, déjà ? Ah, oui ! Les zones érogènes ! Du dieu Eros, qui était un vieux bouc grec et pervers, qui ne se tapait pas que des chèvres, et dont le marbre légendaire n’aurait, paraît-il, jamais eu à subir la moindre érosion !
Les testicules, c’est sacré. Ça ne se montre pas à la première infirmière venue ! Sinon, où va-t-on ? Hein ? Je vous le demande : où va-t-on ?
 

 

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 12:10

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


 

Si Dieu existe, je le soupçonne de nous avoir donné deux choses : la liberté pour rêver, et la fatalité pour retomber. Plus pratique, pour jouer aux pantins … une ficelle pour te faire tenir bien droit, une autre pour t’obliger à t’agenouiller … Tu parles d’une possibilité de t’en sortir !
 
En même temps, si la fatalité est de me mettre un aussi beau fruit que Marina juste sous le nez et de m’empêcher de vouloir le croquer, je ne vois pas l’intérêt …
 
 

Métaphysique des buttes

 
 
Dieu veut-il me mettre dans le chemin de l’abstinence et du monastère ?
Si ma mission sur terre est de rentrer dans les ordres, la vie, c’est une punition ! Qu’est-ce que j’ai fait, moi, pour mériter ça ? Je ne suis pas un eunuque, moi ! C’est un problème de réincarnation, c’est ça ? Je dois payer pour des choses dont je ne me souviens même pas ?
Ce n’est pas juste ! Avec déjà toutes les erreurs de caisse dont on est victime dans les magasins alors qu’on sait parfaitement ce que l’on a déposé dans le caddy, payer pour des trucs dont on ne se souvient même pas, c’est un peu facile, comme stratagème !
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
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