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Conciergerie

 

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 20:42

Séance de désenvoûtement (chapitre 35 épisode 8)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Ne laisse jamais traîner tes cheveux n'importe où !

Mon dieu, non ! Loin de moi l’influence génétique ! Je ne les perds pas encore !
Faudrait-il être fou, pour donner ne serait-ce qu’un poil de cul à une fille comme Agnès ?
— Ou un objet à toi, qu’elle t’aurait volé, emprunté, loué ? Parce qu’il suffit de peu de choses, pour fabriquer une petite poupée à torturer, tu sais ? Et comme on dit dans mon village : femme blessée, poupée transpercée !
 
Un frisson d’horreur me parcourt l’échine :
— Il y a des remèdes, au moins ? Je veux dire … Admettons que cette fille m’ait lancé un sortilège … Qu’est-ce qu’il faut faire ?
— Il faut aller voir le marabout. De toute urgence !

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !) 

 
 
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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 22:32

Désenvoûtement (chapitre 35 épisode 7)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Il se rapproche de moi, et me glisse à l’oreille :
— Je me suis fait ensorceler …
— Ensorceler ? je fais, amusé.
— Ensorcelé ! Il n’y a pas d’autre mot ! Je change les baskets pour courir plus vite, j’ai des points de côté au premier tour de cour, je mange des barres de céréale avant le match de basket et j’ai la tête qui me tourne dès qu’on me renvoie le ballon, à l’escalade, il faut toujours que celui qui m’assure regarde ailleurs quand je manque une prise … Lorsque le guépard n’arrive plus à courir plus vite que le zèbre, c’est qu’il a été ensorcelé, comme on dit chez nous !
— C’est des conneries, ça …
— Des conneries ? Tu rigoles, ou quoi ? C’est pas des conneries ! Si c’était des conneries, tu crois que le marabout, il se casserait les bonbons pour te faire la séance de désenvoûtement ?
— Qu’est-ce qu’il fait, le marabout, d’abord ?

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 

Mauvais sort

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 14:36

 

 [Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

  

 

— Tous les mois c’est pareil ! raconte l’une d’elles aux autres. C’est bien simple, j’ai un mal de ventre tel que je suis incapable de suivre le cours !

            — Moi, c’est en gym, que ça me prend ! Dès qu’il faut courir un peu, c’est plus possible !

 

 

 

Les règles des filles, c’est pire qu’un cours de géométrie !

 

— Moi, je suis habituée, maintenant ! Les premières, je les ai eues à onze ans et demi, alors, vous savez … je suis rodée ! Dans mon quartier, ils n’avaient jamais vu une fille les avoir aussi jeune ! Moi, je suis là parce que les cours de biologie, ça me gave ! En plus, vous savez quoi ? Le prof, aujourd’hui, il veut nous faire disséquer un œil de bœuf ! C’est dégueulasse, un truc pareil ? Vous imaginez ? Ouvrir un œil de bœuf ? Quand je suis arrivée en classe, tout à l’heure, et que j’ai vu ces yeux qui nous regardaient, sur toutes les tables, au beau milieu de leur petite soucoupe de verre sur la faïence bien blanche des labos … Berk ! Je n’y retourne pas, moi !

            La porte s’ouvre, et la fille qui est à côté de moi, celle qui n’avait pas encore parlé, elle se lève et disparaît.

            Elle ne faisait pas trop la fière, elle. Je me demande si elle les a déjà eues, ses règles.

          Le mec d’en face en profite pour changer de place et venir se mettre à côté de moi.

 

— Tu n’es pas un pote à Paulo, toi ?

            — Tu connais Paulo ?

            — Tu parles ! On a été dans la même classe pendant toute l’école primaire ! Je m’appelle Jean-Luc, je suis du Burkina Faso !

            — Enchanté ! Je suis Charlie, né en France et jamais allé en Espagne !

            — Ah, ah ! Jamais allé en Espagne ! Et l’Afrique, tu connais ?

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 12:26

 La bête de foire (chapitre 35 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Qu’est-ce qui ne va pas ? Mais tout, voyons ! On m’impose des vacances sans Marina alors que je n’en voulais pas, on en profite pour l’envoyer en Espagne alors que je n’y suis pas, on me fait expérimenter l’abstinence amoureuse comme pour me punir d’avoir abusé d’une bonne chose alors que c’est à peine si j’ai eu l’occasion de lui embrasser les lèvres plus de deux fois, on me fait attendre une lettre qui semble avoir été acheminée par une bouteille jetée à la mer, le jour de ma rentrée, Marina prolonge l’attente jusqu’à ce que je reçoive enfin sa lettre, et quand je la reçois, elle me dit qu’elle m’en veut à mort parce que j’ai raconté à toute la ville que je sors avec elle alors que ça devait rester discret pour ne pas qu’elle ait d’ennuis avec sa mère !
Et maintenant, pire que tout, voilà que, à deux doigts de pouvoir m’offrir une petite escapade en douce avec ma belle, on me refourgue dans les pattes un accompagnateur de sexe masculin, qui n’a fait que me regarder, pendant tout le trajet jusqu’à l’infirmerie, comme si j’étais une bête de foire !
 
— Qu’est-ce qui ne va pas ? j’ai répondu, excédé.
— Oui. Quel est le motif de ta visite à l’infirmerie ?
 
Evidemment. S’il faut que je fasse leur travail à leur place, autant qu’ils me le disent tout de suite ! Si je le savais, moi, ce qui ne va pas … Je n’en sais rien ! J’ai rien ! Je voulais seulement me faire accompagner à l’infirmerie par Marina, mais mon plan a échoué ! C’est quoi, comme maladie ? De la comédie ? De la manipulation ? De …

 

 Douleur au cœur

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 12:19

L'agonie du père Glorieux (chapitre 35 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

Intérieurement, je jubile, je suis aux anges, je savoure déjà ma victoire avec la plus grande délectation ! Florent génialissime est ! Destina inévitabile est ! Victoria est la mia sola !
C’est la liesse ! Toutes les langues qui se mélangent ! Toutes les émotions qui se signent la fin définitive et permanente des hostilités ! Toutes les prémonitions qui se réalisent enfin conformément au Plan, conformément au Destin, à la Providence, à ma bonne étoile et aux desiderata secrètes et célestes de mes anges gardiens les plus talentueux !
 
Le prof est bien embarrassé ! Si c’est moi le délégué, que doit-il se passer ?
Ah … oui ! Allez, hop, la déléguée …Vas-y ! Pose-la, ta question : derrière ma mine toute fabriquée de malade au bord de l’agonie, je hurle de joie et fais déjà sauter les champagnes de mes plus grandes réussites !
 
Son regard affolé parcourt la classe. Mon rêve prémonitoire se déroulait exactement de la même manière ! Incroyable, non ?
Je me sens tout léger, comme porté par une sensation de déjà vécu qui me libère, enfin, de tous les poids dont je n’aurais pas su me défaire d’une autre façon !
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

 

Aidez-moi !

 

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 21:27

Connections (chapitre 35 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

J’ai redressé ma tête bien droit sur mes épaules, écarquillé un sourire comme Florent, il sait bien faire, jusqu’aux oreilles et avec toutes les dents appareillées bien étincelantes, et j’ai brandi mon doigt bien loin de moi pour attirer l’attention du prof. Là-dessus, Stéphane terrifié par l’apparition soudaine de cette forme presque extraterrestre au-dessus de sa tête, s’est retourné vers moi, et j’ai tombé le sourire aussi vite que Lucky Luke lorsqu’il tire plus vite que son ombre !
J’ai pris la mine du vieillard en train de mourir, et j’ai pensé à la texture et à l’odeur de ce qu’avait laissé mon frère, au bord de la route, la dernière fois qu’il avait été malade.
Là, d’un teint cadavérique, j’ai senti la tête me tourner, et mon cœur se mettre à palpiter.
Lorsque le prof m’adressa la parole, tel l’acteur parfaitement aspiré par la profondeur existentielle de son personnage, me remémorant la menace suprême du professeur de français (quel chemin choisirez-vous, dans la vie ? celui de l’émotion, ou bien celui de la raison ?), j’ai murmuré quelque chose du genre :
— Je suis malââââde …
 
 
 

L'écume au bord des lèvres ?

 

 
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 15:46

Légendes urbaines (chapitre 35 épisode 2)

 

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

J’ai un peu honte.
Il n’y est pour rien, Florent ! Il ne peut pas savoir, lui ! Il est là, bien sage, bien discipliné, il recopie ses gros titres, souligne les mots importants, alterne les couleurs et les tâches d’encre, les ratures et les petits schémas … Il n’y est pour rien, lui ! C’est un gars tranquille, le Florent ! Un gars qui ne mérite certainement pas d’être mis à l’écart, comme ça, sous prétexte que cela me fait souci, d’avoir une Marina à cinq mètres de moi, et de ne pas pouvoir disposer de cinq petites et misérables minutes pour lui expliquer que, si elle croit que j’ai raconté à tout le monde que je sors avec elle, c’est faux, que c’est la faute de ma cousine, et même que, lorsqu’elle a lancé son ragot, ma cousine, on ne sortait pas encore ensemble, et ça en fait donc un scoop avant l’heure, en guise de propagation, une espèce de diffamation d’origine familiale, un persiflage de mauvais genre, une indiscrétion qui n’aurait jamais dû voir le jour …
Une légende urbaine.
Voilà !
Il faudrait juste que je lui explique que ce n’est pas ce qu’elle croit, que je ne me suis pas vanté à Tort et à Travers ou à je ne sais qui, et que, la vérité vraie, la pure et dure, c’est que je ne suis que la victime d’un bruit qui a couru plus vite que moi, que je ne suis que le héros, malgré moi, d’une légende urbaine qui m’a tout simplement pris de cours …
 
 

Charlie est hébergé par Casimages.com

Florent, lui, il fait toujours la moue.
 
Je lui ai donné un petit coup de coude, et j’ai fait :
— Allez ! Excuse-moi ! J’ai seulement l’impression qu’il faut que je fasse quelque chose de mon heure, et que tout me l’interdit, alors, tu comprends, ça me rend un peu fou, un peu con, un peu … maladroit, quoi !
Un peu con, c’est bien le strict minimum ! C’est vraiment le moins que l’on puisse dire ! Mais bon … Il ne va quand même pas me tirer une gueule de six pieds de long, pour une petite remarque indélicate qui a légèrement dépassé le véritable contenu de mes pensées, non ?
 
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
 
 
 
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 00:11

une combine (chapitre 35 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
Il faut que je trouve une combine. Une alternative. Autre chose que la misère. Sinon, il faudra que je continue avec ce poids terrible pendant toute ma vie. Un poids terrible sur le cœur, gros comme un boulet duquel rien ni personne ne peut te délivrer : ne pas avoir su être à la hauteur, au moment où il était pourtant pertinemment évident que si tu manques ce moment-là, c’est toute ta vie qui te passe à côté.
 
Une combine, vite, avant qu’il ne soit trop tard !
 
Qu’est-ce que je peux faire ?
Elle est là, à moins d’une dizaine de mètres de moi, et elle commence à se lasser, à se poser les mauvaises questions qui font que l’amour disparaît toujours plus vite qu’il n’est arrivé, et si j’attends deux ou trois jours de plus avant de lui fournir une réponse, elle m’aura complètement oublié, définitivement rayé de la liste des personnes les plus importantes de toute son histoire amoureuse.
 

Des falaises et des sols qui se dérobent

 

 
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 23:31

Chute libre (chapitre 34 épisode 7)

 

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
J’ai eu un soubresaut terrible :
— Vous la connaissez ?
— Ben, ouais ! Je la vois tous les jours ! se moqua ma cousine.
Quel gaffeur je fais ! J’avais oublié qu’elles avaient été plus ou moins voisines, il y a quelques années …
— Tiens, tiens … ajouta-t-elle. Je lui dirai ça, quand je la verrai : je lui demanderai si elle s’entend bien, avec mon cousin !
Elle se tourna vers Peggy, et lui fit :
— La dernière fois que j’ai vu Sophie, je lui ai dit : Et mon cousin, alors ? Il n’est pas trop timide, avec les filles ? Elle a rigolé, et elle m’a fait : Non, non … Ça va …
— Ah, ouais ! s’interloqua Peggy. Je vois le genre !
 
Un brin de fierté me parcourut l’échine. C’est vrai ? Elle a vraiment dit ça, Sophie ? Ça veut sûrement dire qu’elle m’apprécie au moins un peu, ça …
Mireille me regarda en biais, et ajouta :
— Ben dis donc, tu ne t’embêtes pas, toi ! Tu ne prends pas les plus moches !
 
 

Pas de pot sur les peaux de banane !

 

 

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 21:02

Lancer une rumeur (chapitre 34 épisode 6)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 
J’aurais mieux fait de fermer ma grande gueule de gentil fauve bien dompté !

Dans la vie, soyez précis !

N’était-ce pas plus simple, de dire tout simplement, de la manière la plus plate et la plus banale, que je n’avais personne en vue ?
Non, ça, ça aurait été trop facile ! Au lieu de ça, il faut toujours que je mette les pieds dans le plat, que je tombe dans le piège à toute allure, à voix haute et à grands fracas !
Et comme l’exagération est encore la meilleure façon d’aborder, avec humour, ce qu’il est si difficile d’avouer, je n’ai pas pu m’empêcher de répondre par un demi mensonge, car mon cœur balançait alors doucement entre deux filles pleines de charme, à l’époque …
— Pour l’instant, j’en ai deux en vue …
 
Ça a fait l’effet d’une bombe. Bing !
Le secret a l’air encore plus terrible, maintenant ! Il faut lui tirer les vers du nez jusqu’au bout, quitte à l’obliger à en rajouter un peu ! Ce sera encore meilleur, s’il en rajoute encore un peu !

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
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