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Conciergerie

 

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Couloirs

Heures de colle

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 20:55

Exorcisez-le ! (chapitre 33 épisode 6)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Trois ou quatre mètres nous séparent, de plus en plus insupportables.
Je vais péter un câble !
Besoin de traverser tout ce brouhaha qui a repris, de renverser les tables et les chaises, de piétiner les feuilles de cours et me ruer jusqu’à elle, en dépit des règles, des politesses et des frontières !
J’ai envie de faire le cancre, une fois dans ma vie, moi, qui ai toujours été le premier ou le deuxième de la classe ! J’ai envie de briser la routine, de dire non avec la tête et oui avec le cœur, et d’écrire, en gros, en gras et en couleur, sur le tableau noir du malheur, que c’est toi que j’aime, Marina, et que je me fous pas mal de ce bambou de professeur !
 
Mais au lieu de ça, au lieu de me jouer le Cancre de Jacques Prévert, je reste à ma place, assiégé par quelque chose qui me retient, quelque chose qui m’incite au calme, à la prudence, à la soumission. Quelque chose qui est en moi, qui cohabite avec moi, et que je ne supporte déjà plus. Un truc d’adulte que les enfants, eux, ne possèdent jamais.
Est-ce cela, une dualité ?
 
 

Exorciste

— J’ai besoin d’un exorciste, j’ai chuchoté.
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 20:57

Les instants perdus (chapitre 33 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Il est bête, ou quoi ? Il ne le voit pas, lui, avec ses grosses lunettes, que le prof ne sert à rien, à cet instant précis de ma vie ? Il ne s’en rend pas compte, du temps qui se perd, à squatter ainsi sur les bancs d’école où l’on nous interdit la moindre parole, le moindre geste, le moindre sentiment ?
Florent se mordilla les lèvres, et sembla pâlir, tout à coup. Je suis sûr que ça a fait tilt, dans sa petite cervelle. Ça y est, lui aussi, il s’en rend compte ! On est en train de gâcher les meilleurs moments de notre vie.
 

Bancs d’école

— Chut ! me glissa-t-il en coin.
Et le voilà qui fait semblant de recopier quelque chose sur la suite de son cours.
 
Je regarde du côté du prof. Il a les bras croisés, les jambes légèrement écartées, bien droites, toutes raides, un peu comme s’il cherchait à se donner la stature du marbre exemplaire, ou bien le charisme des grands hommes qui n’auraient plus besoin de parler pour avoir à s’imposer :
— Puis-je continuer mon cours, si cela ne vous ennuie pas ? me demande-t-il soudain.

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 22:44

 C'est qui, cette fille ? (chapitre 33 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Des yeux se tournent vers nous, véritables caméras d’un film qui ne sera jamais diffusé. La vie est un long fleuve tranquille, clap ! La vie, c’est des bons rôles et des mauvais rôles qui s’interfèrent, où il faut passer de l’un à l’autre sans scrupule, sans nostalgie. Garder le sourire quand on a l’air triste, et se donner un air triste quand on a envie d’hurler de rire. Vivre vite et s’éteindre à petit feu, mourir précoce et puis soudain se relever, telle la grande aiguille de l’Horloge, qui tombe à revers et sans peur jusqu’à la demie, et qui se relève obstinément jusqu’à ce que ça recommence.

Tournage Charlie et Marina scène 1

Cinéma. La vie, c’est du cinéma. On tourne en permanence, sans ordre ni ordonnance, sans lumière et en silence.
Qui, de nous tous, pourra se vanter, plus tard, de s’être entraîné à la grande scène, à tout moment ? Qui ? Y en aura-t-il seulement un, un seul, parmi nous tous ?
 


(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

 

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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 20:25

La reine des pommes (chapitre 33 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 
Le prof d’Histoire est arrivé. Réveil. Une heure s’est passée ?
Mise à la porte, de la prof de Latin. Même nom, même punition. Ils sont mari et femme, tous les deux.
— Quelle langue parlent-ils, à ton avis, quand ils sont ensemble ? j’ai fait, à l’intercours, dans un état second.
La langue de bois ? La langue de pute ?
Tu as souri :
— Hein ?
Non, rien. Je ne suis pas dans mon état normal. La tête me tourne, l’angoisse me prend, j’ai le vertige. Je voudrais tant que l’on m’apporte un verre d’eau !
— Ça ne va pas ?
— Si, si. J’ai dû attraper la mort à un carrefour mal indiqué, ce n’est pas grave … Ce n’est pas grave, d’attraper la mort … C’est tout naturel …
 
 

Reine des pommes

 

 

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 04:50

Manuela et tout le tralala (chapitre 33 épisode 2)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

« Alors comme ça, tout le monde sait que tu sors avec moi ? » ce n’est pas anodin, comme phrase ! Mes yeux ne plissent pas, Clémentine n’est plus là, elle n’existe plus. C’est le monde tout entier, qui n’existe plus. Je suis trahi, blessé au plus profond de moi-même. Je veux un nom, un seul, et comprendre.

— Ah, oui ! tu t’exclames. Non ! Tu n’auras pas de nom ! Et puis, de toute façon, tu ne connais pas … Si je te dis … Manuela, tu connais ?

— Manuela ? Quelle Manuela ?

— Une fille de Terminale.

Je ne comprends plus rien du tout. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Terminale ?

— Elle-même le tient d’une amie, qui l’a appris par un ami, qui le tient lui-même d’une autre personne, et ainsi de suite …

— Mais je ne connais personne, au lycée ! me suis-je exclamé, sur la défensive.

 

 

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Manuela et tout le tralalala

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 07:13

Inéluctabilité (chapitre 33 épisode 1)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


Je suis pensif.

Plein d’inquiétude.

Tu sais, ce genre d’inquiétude que l’on a quand on réalise tout à coup l’ampleur de toute la maladresse dont on dispose pour faire face à cet inévitable numéro de funambule sans filet … Ce genre d’inquiétude bourrée de pressentiments, indomptables et complètement impuissants, mais qui t’obligent à continuer les gestes de ta propre catastrophe, tandis que tu sais déjà pertinemment, tout au fond de toi, qu’il est déjà trop tard pour faire demi-tour …

L’extrémité de mes doigts est saccadée de petits mouvements nerveux, convulsifs, mes jambes se mettent à trembler ; ma vue, fatiguée, se trouble ; j’ai la gorge sèche, les lèvres qui restent collées, et la langue paralysée …

C’est la première fois, que je ressens ce genre d’émotion : une espèce de vieillesse précoce, une sensation d’usure corporelle qui arriverait avant l’heure, sans rendez-vous ni présent, un truc dont il faudrait pouvoir se débarrasser au plus vite, mais qui est déjà rentré chez vous, pour se mettre incognito à la table de vos commandes manuelles !

Plus tard, parmi des dizaines et des dizaines d’émotions différentes, celle-ci, je la reconnaîtrai parmi cent mille, tant elle est sordide !

Cette émotion, c’est l’intuition, certaine, de savoir que l’on est exactement en train d’effectuer les derniers gestes qui précèdent la chute, et ne pas pouvoir s’en empêcher ! Ne rien pouvoir faire pour arrêter l’inéluctable ! Ne rien pouvoir contre l’irréparable ! Un peu comme lorsqu’un beau vase, qui n’est pas le vôtre, est en train de tomber par terre par votre faute, et que sa chute semble durer une éternité tant votre esprit a le temps de réaliser combien votre maladresse sera impardonnable, et ce vase, irremplaçable !

 

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La chute

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 14:17

Pas de divorce (chapitre 32 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

Mon père a les yeux noirs. Un noir qui peut varier du regard sombre, jusqu’à la menace de mort ! Il n’aime pas que son autorité ne soit pas respectée, mon père ! Plus tard, il faudra vraiment que je me souvienne de cela, si je ne veux pas avoir à répéter le même schéma familial, avec mes propres enfants !

 


Prendre des notes

Je baisse la tête :

— Sa mère travaille à l’intendance du collège. Mais son père … je ne sais pas …

Lâcheté. Veux-tu me lâcher ? Sale bête !

J’évite soigneusement de prononcer le mot divorcé. Je connais déjà la rengaine : les enfants de divorcés finissent toujours par divorcer, et patapi patato, elle te fera cocu dans le dos …

— Comment ça ? Tu ne sais pas ce que fait son père ?

Il est choqué, mon père. Choqué que l’on ne commence pas, lorsque l’on rencontre Marina pour la première fois, par lui demander d’abord ce qu’il fait, son père !

— Il vit quelque part en montagne, je ne sais plus où … Avec sa mère, ils sont, euh ... comment dirais-je … je crois qu'ils sont séparés …

Ma mère laisse échapper un petit cri d’indignation.

 

C’est bien ma veine.

Nous ne sommes pas encore au dessert.

 

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Published by JEPEH & BREGMAN - dans 32. Harcèlement parental
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 18:14

Chichon chiche (chapitre 32 épisode 3)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

D’ailleurs, je devrais jouer cartes sur table :

— Bien sûr, que j’ai une petite copine ! Et alors ? Nous avons décidé de sabrer nos études, échouer notre brevet, nous tatouer des têtes de mort partout sur les fesses, nous mettre à la cigarette et aussi à fumer de la peau de banane et des chichons, baiser nuit et jour comme des lapins en pleine période de fécondation, proposer des trucs sales et tendancieux à tous nos copains de la classe, échanger nos amibes et nous piquer à la cocaïne, et mourir bourrés dans un accident de voiture, que nous aurons préalablement volée à des petits vieux un peu trop sympathiques et dont le bas de laine ne nous aura pas suffi !

Et …  

Il y a parfois des enfants qui tournent mal …

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 13:43

C.S.A. (chapitre 32 épisode 2)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Et puis, zut ! La génération de nos parents, c’est décidément tout le poids de la fermeté jusqu’au bout, le sérieux coûte que coûte … Jamais d’excès ! Jamais de vulgarité ! Jamais le moindre pet de travers ! L’humour n’a commencé à pouvoir rigoler de tout qu’avec Coluche, il ne faut pas l’oublier ! Avant, rire exigeait une autorisation, une permission … Une validation de la part du C.S.A. Vous savez : le Comité de Surveillance des Autoritaires …
Les sketches passaient à la censure, une espèce de grosse moulinette qui n’en laissait filtrer que le fin du fin. Les gros morceaux les plus gras, eux, ils restaient dans la moulinette, et les gars du C.S.A., ils se fendaient la poire avec, entre eux, en petit Comité !
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

Déclinez l'identité de votre dulcinée !

 
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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 00:12

Confrontations psychologiques (chapitre 32 épisode 1)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

Lorsque les enfants vous échappent ...

 

 

 
— C’est qui, qui t’écrit d’Espagne ? s’informe le chef de famille, d’un ton solennel.
L’interrogatoire a commencé.
Heureusement, je commence à treize heures : dès que l’horloge du four indiquera douze heures cinquante cinq, je serai inévitablement relâché en liberté conditionnelle !
Courage !
— Marina ! je réponds.
 
Ce n’est pas facile, d’être le premier, dans une famille. En guise d’honneur, on essuie tous les plâtres des réactions des premières fois !
Aucun de nous trois n’a encore aussi implicitement signifié la présence d’une personne de sexe opposé parmi ses plus proches relations.
Ça va barder …
 
Pour mon père, en effet, l’heure est grave :
— Marina ?
Son regard se fait encore plus dur :
— J’ connais pas. Elle habite ici ?
Quel cérémonial ! Quelle gravité, dans le ton !
— Ben ouais ! je laisse échapper. Je ne vois pas où elle pourrait habiter !
Mais mon petit sourire inopportun ne suffira pas à mettre un point d’orgue à ce questionnaire absurde et stupide :
— Ils font quoi, ses parents ?
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 

 

 

 

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