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Couloirs

Heures de colle

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 13:38

Post Scriptum (chapitre 31 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Petite déception contenue, qu’un petit coup d’œil rapide à ma montre me confirme : presque quinze jours de patience pour à peine trois minutes de lecture ? Oh, non ! Ce n’est pas juste !
 Mais, là, tout-à-coup, sur cette complainte caliméroise, voilà que ton écriture change de stylo.
 

Accusation

Fin du bleu du ciel, de l’azur des vacances et de l’encre de nos croisières.
Tu passes au stylo noir et tu changes de ton. Et mon cœur, lui, il se met à sourire jaune, de cet humour qui n’en est soudain plus vraiment un.
 
En gros, en large et en travers, en lettres gravées et en majuscules, de façon à ce que cela me saute aux yeux et me ressorte plus jamais de la tête, je lis :
« Alors comme ça, tout le monde sait que tu sors avec moi ? »
 
Post rectum.
En rouge : « Il faudra que tu m’expliques ! »
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 22:51

Ca se discute (chapitre 31 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 

Dessin inédit de Marina

 
Je suis désespéré.
Une tête ronde avec de gros yeux asymétriques, un nez presque à la Picasso, et des cheveux aussi longs et raides qu'un hérisson qui se prendrait pour un soleil : c’est comme ça, que tu me vois ?
Une grosse bouche ? Pas de cou ?
Des gros sourcils, et pas d’oreille ?
Et puis le visage plein de boutons ?
 
Le moral légèrement sabordé par cette caricature peu valorisante, je poursuis la lecture : « Allez ! Ne pleure pas ! Tu es mignon quand même ! Ce ne sont pas des boutons d’acné, d’abord : ce sont les marques de ton bronzage à travers le chapeau ! »
 
Ah ! Je respire.
Plouf.
Un projectile plein de contrariété vient de s’évacuer au-dessous de mes fesses.
 
Pas le moindre mot doux ? Pas le moindre je t’aime tu me manques ? Pas le moindre câlin ? Pudique, la Marina textuelle !
A moins que …
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 21:24

Un réfugié sur le Trône (chapitre 31 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 
Il n’y a décidément qu’un seul endroit approprié, pour la lire, cette lettre.
Un endroit pas très digne de Marina, mais un endroit dans lequel on ne viendra pas me faire chier, au moins !
Enfin ... Façon de parler. Parce que cet endroit, ce sont justement les toilettes. Et enfin, pantalon et caleçon baissé, les fesses délicatement posées sur la lunette blanche de ce bien peu noble récipient, me voici enfin en train de la lire, cette lettre ! Me voici enfin en train de m’en délecter, de ces quelques lignes écrites que pour moi !
 

on the Trône again again ...

 
Dix jours que je l’attends !
Dix minutes que je la possède !
Et enfin dix secondes de répit, dans ce monde de brutes, pour que je puisse enfin le déplier, ce courrier écrit depuis ta chambre, et dans lequel tu as glissé cette si jolie carte postale d’Espagne …
 
Qu’est-ce que c’est, ça ? Un soleil couchant ? Une plage ? Un palmier ?
Instinctivement, je retourne la carte pour en parcourir ton message, mais de grosses lettres rouges me rappellent aussitôt à l’ordre : « ne pas lire la carte en premier ! »

 
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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 12:14

Famille de timbrés (chapitre 31 épisode 2)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 

Courage : fuyons !

Je suis fou de joie, fou d’inquiétude, et fou furieux contre toute cette machination qui semble se liguer contre moi. Tout cela à la fois.
D’autant plus que j’entends mon frère, derrière la porte, qui demande des précisions au sujet de ce timbre espagnol qu’il n’a pas vu passer ! Comme collectionner les timbres, c’est une affaire de famille, depuis que Tonton Marc nous a fait cadeau de la collection de son grand frère, Benjamin, lui, ce timbre, il l’intéresse tout particulièrement … Surtout que généralement, l’Espagne, le Portugal et l’Italie, c’est pour lui. Moi, je préfère la France, les Etats-Unis, le Canada, et l’Australie ... La Patrie ou les grands espaces, quoi …
 
Alors le voilà qui pousse la porte de ma chambre, Benjamin, pas gêné, alors que je me retrouve en caleçon, le voilà qui va jusqu’à mon bureau, sur la pointe des pieds et sans piper mot, et le voilà qui s’empare de ma lettre, comme un mauvais espion qui aurait oublié tout son bon matériel, pour inspecter, sous toutes les coutures, le fameux timbre source de toutes les convoitises !
 
Cette fois-ci, c’en est trop !
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 21:54

Courrier ! (chapitre 31 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Il est presque midi et quart. J’ai terminé à onze heures, aujourd’hui.
Affligé du terrible fardeau qui me sert de cartable, je franchis péniblement le seuil de la porte. Voilà que je n’ai à peine le temps de me soulager de mes dix kilos de matières scolaires, que ma mère surgit en trombe de la cuisine pour me lancer :
— Il y a une jolie lettre avec un super timbre espagnol qui est arrivée ! C’est celle que tu attendais ?
Elle me montre du doigt la missive, posée sur la boîte à chaussures à vingt centimètres de mon nez, juste à côté du paillasson :
— Oui, sûrement … je réponds, en essayant de conserver tant bien que mal le ton évasif qui en révèlerait peu sur la liesse intérieure qui s’empare de moi.
— C’est qui, qui t’a écrit ? demande-t-elle, curieuse comme une vraie mère.
— Quelqu’un …
— Une fille ?

C'est qu'ils vous arracheraient la main !

 

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 23:15

Sabotage bienheureux (chapitre 30 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Dans le mille.
 
 

l'air de rien, il s'agit d'un sabotage bienheureux !

D’abord, ma mère semble gênée. Puis elle jette un regard en coin sur la réaction de mon père, tout en faisant mine de se préoccuper du verre vide de ma sœur.
— Le carrelage, c’est pour la semaine prochaine … En ce moment, je pinaille sur les sanitaires … La plomberie, c’est coton ! Il y a un radiateur à déplacer, et puis j’ai déjà perdu beaucoup de temps à refaire l’installation électrique … C’était tout à refaire ! Rien aux normes ! Les couleurs des fils n’étaient même pas respectées ! Tu parles d’un travail de professionnel ! Il n’y a vraiment plus de gens sérieux, dans le bâtiment, maintenant ! Un mec consciencieux, à notre époque, il se ferait vraiment des couilles en or …
 
Et voilà. Le tour est joué ! Le voilà parti sur l’éducation nationale, qui privilégie toujours les têtes pensantes à la place des métiers manuels, et qui, du coup, se retrouve responsable de la situation dans laquelle on se trouve aujourd’hui, avec des ouvriers sous qualifiés, avec parfois des artisans encore moins qualifiés, qui se mettent à leur compte avec des entreprises alfatutto qui vous font la maçonnerie, la charpente, le carrelage, l’électricité, la plomberie, les tapisseries …

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 21:31

Mesdames Messieurs les jurés (chapitre 32 épisode 4

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 

La parole est à la défense

Mon père, un peu macho, semble rallié à la cause de ma mère. Que son fils soit puni, cela lui semble tout à fait normal et mérité, mais qu’on lui afflige un travail de boniche d’école, ça, il ne comprend pas !
— Je vais faire un courrier au proviseur, moi ! propose ma mère.
Ah non … Ce n’est pas vrai ? Ils ne vont pas encore aggraver mon cas, j’espère !
— Un courrier ? Bah … Il ne va même pas le lire, ton courrier !
 
Un instant, j’eus la naïveté de croire qu’il y en avait au moins un de raisonnable sur les deux …
 
— Ce qu’il faut faire, c’est prendre un rendez-vous ! Je vais aller le voir, moi, le proviseur !
Je baisse les yeux. Déjà que certains pions m’ont dans le collimateur, si mon père s’en mêle, mes affaires ne vont pas s’arranger ! Comment je vais faire, moi, pour embrasser Marina dans les coins ? Si je deviens le mauvais élève numéro un, je n’aurai sans doute pas une minute de répit, pas un moment à moi, pas la moindre chance de pouvoir échapper à leur vigilance !
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 23:31

Chewing Hommes (chapitre 30 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Mon père, soulagé de me voir piétiner le même chemin de son enfance, ne peut s’empêcher de nous faire remarquer, à tous, que si une heure de colle représentait quelque chose d’agréable, il n’y aurait aucun inconvénient à se faire coller :
— Moi aussi, je suis passé par là ! s’exclama-t-il, emprunt de la même fierté. Mais moi, j’étais heureux, car en décollant les chewing-gums restés collés sous les tables, je pouvais les goûter et me régaler avec des friandises que mes parents ne nous achetaient jamais, à mon frère et moi !
 
Virginie, à son tour, regarde son père avec un air plein de dégoût :
— Tu mangeais les chewing-gums déjà mâchés par les autres ? Berk !
  

Un petit malabar ?

 

Notre mère, se voulant rassurante :
— Mais non, enfin ! Dis-leur, que tu ne faisais pas ça !
— Mais si ! Il y en a même qui avaient encore du goût ! Les gamins, des fois, ils recrachent leurs chewing-gums alors qu’ils ont encore plein de saveur !
— C’est dégoûtant ! dit Virginie.
— Ne l’écoutez pas ! Il dit ça pour se rendre intéressant ! fait ma mère.
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 23:31

Cactus (chapitre 30 épisode 2)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
 
Ce qu’elle ne sait pas, c’est que Fils Ier est un voleur. Menteur, ça, non, mais emprunteur, ça, certainement ! Ce matin, avant de partir à mon heure de colle, j’avais quelque peu anticipé sur les actes de la matinée, si vous voulez … La clé de la boîte aux lettres avait alors malencontreusement rencontré le plus grand charmeur de clés de tous les temps, et en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, elle s’était retrouvée sur mon porte-clés personnel, en guise de trophée provisoire … en attendant la remise, en mains propres, du colis espagnol tant convoité !
Porte-clés dans la poche, l’affaire est dans la poche !
 
— Tu y vas bien souvent, en ce moment, à la boîte aux lettres … me fait remarquer ma mère. Tu attends quelque chose ?
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

Cactus !

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 09:01

Jour de tonnerre (chapitre 30 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 

 

Jour de tonnerre

 

Horreur des portes qui claquent, horreur des chaussures sales, horreur des pantoufles qui traînent derrière les portes, horreur des vestes trop mouillées, des enfants trop expansifs, des lumières qui restent allumées, de l’eau du robinet qui coule trop fort, des vêtements ni propres ni sales, qu’on laisse nonchalamment se reposer sur les dessus de chaises, horreur des papas qui arrivent en retard, des enfants qui réclament à manger trop tôt, horreur de …
 
Moi, j’ai horreur des boîtes à lettres vides !
Est-ce que j’en fais tout un flan ? Bon sang, nom d’une petite pipe en bois ! Va-t-elle se calmer, ou va-t-il falloir que je m’énerve à mon tour ?
 
Il y a vraiment des jours où tout s’annonce difficile. Où toute cohabitation, même avec ses propres géniteurs, relève du défi impossible, de la mission infernale !
— Il faut aller chercher le courrier ! s’écrit-elle alors que j’ai déjà enfilé mes pantoufles.
J’ai déjà remarqué une chose : quand Maman est débordée, elle a l’impression d’être la seule à travailler, et il faut alors qu’elle nous trouve d’urgence une mission à accomplir, un service à rendre, un truc qui pourrait nous occuper alors que l’on a déjà plein de choses à faire !
— C’est bon … je râle. C’est déjà fait …
La voilà qui se retourne vers moi, comme pour vérifier que son rejeton Fils Ier n’est pas qu’un vulgaire menteur.
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 

 

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