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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 00:22

Pourvu qu'ils ne gloussent (chapitre 22 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Ainsi soit je. Ça s’appelle comme ça. Je viens de l’acheter avec mes propres sous et j’en suis fier, moi, de cet achat ! C’est ma première cassette, la première que je me paie tout seul, comme un grand, sans conseil ni permission, comme un adulte authentique, par exemple, qui irait se marier avec celle qui l’aime, malgré les différents qui l’opposent à sa famille !
Alors, qu’on me laisse aimer Mylène Farmer comme j’en ai envie, bon sang ! C’est gênant, de devoir assumer sa personnalité seul contre tous ! Il y a vraiment des fois où je regrette d’être l’aîné de cette famille ! Mon frère et ma sœur, quand ils deviendront grands, est-ce qu’on les méprisera de la sorte, quand ils reviendront du supermarché avec de la musique de leur choix ?
Parce qu’il s’agit bien de mépris ! Ça ne se fait pas, ça, de critiquer les achats des uns ou des autres comme ça, de rayer d’un trait leurs goûts, leurs couleurs, leurs singularités ! Mépriser les goûts de quelqu’un, cela revient à le mépriser tout court. C’est un manque de tolérance flagrant, une marque de dégénérescence, un manque d’intelligence !
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

 

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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 00:22

English lesson number one (chapitre 22 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— Sausages … se plaignait un autre, déçu par le menu.
— Sausages … criait une voix débouchant de la cuisine.
  
 

J’étais vachement fier, avec mon poste radio cassettes ! Maman m’avait même offert des cassettes vierges pour pouvoir faire des copies de « sausages », pour pouvoir écouter les bandes en boucle, sans risque d’abîmer les originales ! Je plaçais alors la cassette « sausages one » dans le premier compartiment, enclenchais les touches pause et lecture, plaçais la cassette vierge « sans sausages » dans le compartiment « two », sur lequel j’enclenchais alors les touches pause et enregistrement, et là, les deux doigts bien synchronisés sur les deux touches pause, de chaque côté, je comptais jusqu’à trois et entamais la copie des sausages anglaises en « bidibidibidibidibidi » de dix minutes.
Ben ouais. Ça faisait « bidibidibidibidibidi » !
Normal : mon poste était muni de l’option « copie accélérée », bande de nazes !
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 00:22

Radio douceur (chapitre 22 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Nous sommes mercredi. Treize heures trente.
Nous avons travaillé comme des travailleurs clandestins, avec Benjamin : vingt-six heures de travail chacun, depuis lundi matin.
Je jette un œil à ma tirelire, posée sur la commode, juste à côté de lui. Je ne peux m’empêcher d’avoir une petite pensée pour son porte-monnaie : « il va raquer ! Il l’aura voulu ! »
— On a terminé la première couche de lasure ce matin.
Il a l’air étonné.
— Sur tous les volets ?
— Oui.
— Il y en a qui sont secs pour la deuxième couche ?
— Pas encore. Ça colle encore un peu au toucher.
— Bon.
Il réfléchit, puis ajoute :
— Cet après-midi, vous avez quartier libre.
Et il part.
Ça me fait une belle jambe, ce quartier libre ! Il pleut, aujourd’hui !

 

 
 

 

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 00:22

Mylène (chapitre 22 épisode 2)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Mylène, quant à elle, me mit le feu au cœur un an plus tard. J’avais dix ans. L’âge de mes premières érections nocturnes incontrôlées.
Nous étions amoureux, et inséparables, avec Mylène. Ni blonde, ni pulpeuse, elle fut cependant la première fille que j’embrassai sur la bouche, au cours d’un jeu où le hasard avait bien fait les choses. Mais cela n’arriva qu’à la fin de l’année, et je dus préalablement me contenter de son pétillant regard sombre, que j’embrassais alors tous les soirs à travers notre photo de classe.
Pas un soir, je ne lui dis pas « je t’aime » … jusqu’au soir où un bisou un peu trop baveux lui arracha sauvagement la moitié de la chevelure !
 

Confus, je recoloriai immédiatement le sacrilège au feutre noir indélébile, et dissimulai la photo au fond d’un tiroir au double fond inaccessible !
 

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:22

Mélanie (chapitre 22 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Mes yeux s’écarquillèrent aussi grands que ma bouche, et sans doute laissai-je même échapper un léger cri d’effroi.
C’était le premier choc émotif de toute ma vie.
Aurélie, dix ans, la voisine qui habitait au fond de ma rue, avait des seins ! J’en rougis de confusion jusque presque en perdre connaissance.
Jamais l’odeur des tissus du car ne m’avait paru aussi forte !
Mais elle non plus, malgré tout ce que je fis pour me faire remarquer, ne connut sans doute jamais les sentiments que j’avais pour elle, mon comportement prenant alors une direction tout à fait opposée à toute espèce de rapprochement physique concret : en effet, dès que le car nous posait au même arrêt, matin ou soir, je décampai comme un furet pour arriver chez moi avant qu’elle ne passe devant ma cour. Tandis qu’elle avançait à pas mesurés, je me déchaussais sans perdre une minute, fonçais vers le lavabo me laver les mains à grande eau, et m’accaparais le bureau de mon père en ouvrant les volets et la fenêtre qui donnait sur la cour, tout grand.
J’ouvrais la partition de la semaine, et me mettais alors à frapper les touches de mon piano comme si c’était Beethoven lui-même qui venait de ressusciter !
 
 

Du coin de l’œil, j’observais le passage d’Aurélie.
Quand elle ralentissait, j’étais envahi d’une joie incommensurable.
Quand elle ignorait, sans scrupule, l’offrande sonore que je lui adressais, elle avait gagné : j’étais de mauvaise humeur pour tout le restant de la journée !
 
Une seule fois, elle sembla s’arrêter et tendre l’oreille.
Mais au moment où l’immense fierté qu’elle venait de susciter en moi était prête à planter son glorieux drapeau au sommet d’une de mes plus belles gammes, elle se baissa, et refit son lacet.
 
Je refermai la fenêtre, et m’arrêtai aussitôt de l’aimer … au profit d’une meilleure approche de mon petit clavier tempéré.
 
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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 00:21

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— Ah ?
Je suis un peu sceptique, mais ce petit réconfort me convient bien.
— Buvons ! je m’exclame.
Nous nous munissons chacun de notre grosse bouteille d’eau d’un litre et demi et commençons le concours de celui qui en boira le plus d’un coup.
 

Chap_21_E12.jpg

Oui, je sais, c’est un peu con, des fois, deux frangins … Mais nous, nous avons toujours aimé faire ça, les concours d’ingurgitation ! Avant, quand nous étions plus petits et que nous étions moins fragiles de l’estomac, on faisait la même chose avec le bocal de cornichons ! C’était toujours moi qui gagnais, d’ailleurs ! Fierté oblige ! J’étais le grand frère, et je me devais de servir de modèle, d’exemple, de repère, de cornichon indétrônable !
 

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 00:21

La rotative et les faux billets (chapitre 21 épisode 11)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

En trente minutes de tours de manivelle, nous avions fabriqué plus de billets de banque que la Banque de France.
Benjamin jubilait. Dans ses yeux bleus, qui avaient la particularité de changer de couleur et de virer au vert en cas de beau temps, se reflétaient la fierté de son grand frère de l’avoir sauvé de la faillite !
Cette fois, nous étions riches. Richissimes. A un point que si nos billets étaient acceptés au Monopoly, plus jamais Papa ne pourrait ne nous soumettre à la honte et à la ruine ! Dans la chambre, des centaines de mètres de billets décoraient le sol, le lit et le bureau de Benjamin comme des guirlandes de Noël avant l’heure.
— On les découpe ? demanda Benjamin. Si on s’attaque à un nouveau rouleau, j’ai peur que tous les billets ne rentrent plus dans la valise !
 

 

 

Argent gratuit

 


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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 00:21

Journée ponçage (chapitre 21 épisode 10)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

Ponçage pour les pas sages

— C’est nul ! fait Benjamin. Une ponceuse pour deux, c’est vraiment nul ! On avancerait bien plus vite avec deux ponceuses !
— Tiens ! Prends-la, la ponceuse ! je lui fais. On va se relayer : pendant que tu ponces les grandes surfaces, je m’occupe de toutes les petites surfaces qu’il faut faire à la main. Quand tu en as marre, on change !
Benjamin ne se fait pas prier.
— Si tu n’avais pas eu d’avertissement, on serait là à poncer ?
Je ne sais pas quoi répondre. Je n’en sais rien. Peut-être.
— Tu crois qu’il va nous payer, au moins ? se demande-t-il. On devrait compter nos heures. Comme ça, s’il veut nous payer, il ne pourra pas nous rouler !
C’était une riche idée. Une vraie idée de Monsieur, ça ! Une idée tellement intelligente, qu’elle aurait pu être de J.R. ou de Cliff Barnes !

 

 

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 00:21

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

— Tu t’enfermes, maintenant ?
J’ai fait un bond d’au moins quinze centimètres sur ma chaise.
— J’arrive …
Je suis un vrai petit soldat au garde-à-vous, avec mon père. Il faut dire que depuis mon avertissement, je n’ai pas intérêt à filer du mauvais coton.
— Qu’est-ce que tu fais ? interroge-t-il en entrant dans la chambre.
— Je fais des fiches, pour le brevet.
— Tu as encore le temps, non, pour le brevet ?
— Oui, mais si je fais des fiches maintenant, ça m’en fera moins à faire pour réviser une semaine avant.
— Et tu comptes faire quoi, pendant tes vacances ?
Il a l’air vraiment fâché. Pourtant, je ne vois pas ce que je bien pu faire aujourd’hui, pour le mettre dans un état pareil. Ce n’est tout de même pas toujours cette histoire d’avertissement, non ?

 

 

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 00:21

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

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Après avoir décimé une bonne partie de mon stock de papier à brouillons, je décidai de prendre le taureau par les cornes. Puisque je n’avais aucune expérience en la matière, je m’octroyai  la journée entière du lundi pour me la forger, cette expérience ! On fait des exercices en maths, on en fait en français, on en fait en langues … Pourquoi n’en ferait-on pas pour écrire des lettres d’amour ?
Une lettre d’amour, c’est aussi important qu’un examen de fin de scolarité : si tu la rates, c’est toute ta vie, que tu rates ! Puisque j’ai jusqu’à mercredi dix-sept heures pour poster ma copie définitive, je bénéficie de deux jours entiers pour apprendre !
 
 
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