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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 00:21

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

 

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Je tends l’oreille vers la porte, et fronce les sourcils :
— Ils ne seraient pas en train de se disputer, en bas, les deux matelots ? je fais.
— Quoi ? réagit immédiatement la commandante du navire.
Je m’efforce de garder la pose encore quelques secondes.
Courage, je me souffle mentalement :
— Ils se battent ? dramatise-t-elle.
Je prends la mine du type terrassé par l’ignorance. Menton tiré en avant, lèvres vers le bas, yeux écarquillés et regard vide.
Ma mère me fixe, incertaine, puis elle bondit en arrière, dévalant les marches deux à deux, comme une maman sanglier dont on serait en train d’égorger les marcassins.

 

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 00:21

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

On ne pourrait même pas s’entendre sur notre façon de voir les choses ?
— Elle est sympa … je souffle maladroitement.
Pas de réaction visible. Toujours pas. Elle trouve ça quelconque, en plus, qu’elle soit sympa, ma copine ?
— Elle a toujours les meilleures notes, en français … je laisse échapper.
 

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Il faut que je m’arrête. Je n’ai pas à la brader, après tout ! Marina est à prendre ou à laisser. Celui ou celle qui la laisse ainsi de côté commet une erreur. Inutile de lui énumérer l’incommensurable litanie de tout ce qui n’a pas été perçu à temps !
— Je croyais que tu étais le premier, en français ? se réveille ma mère, le regard dur.
Je soupire.
— C’est une façon de parler. J’ai de meilleures notes en explication de textes et en orthographe, mais ce n’est pas souvent le cas en rédactions … je me défends.
Ma mère semble déshabiller Marina du regard, puis :
— Elle doit lire plus de livres que toi ! décrète-t-elle.

 

 

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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 00:21

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


— C’est la prof d’anglais, sur la photo ?
— Oui.
— Elle a vieillie ! fait-elle, horrifiée.
La prof est une ancienne voisine de mes grands parents.
— Je ne l’aurais pas reconnue !
Je ne pipe pas mot. Le meilleur moyen d’arrêter une conversation, c’est de ne pas l’alimenter.
— Je ne connais personne … avoue-t-elle.
Je saute sur l’occasion pour récupérer mon bien :
— Mais si ! je m’exclame. Regarde : c’est Florent, là !
Je tiens le trésor dans mes mains. Plus rien ne peut m’arriver !
 

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— Ah ? C’est Florent ?
— Evidemment ! je dis pour faire au plus court, pour éviter qu’elle me reprenne le trophée des mains.
— Ah, oui ! Tu as raison ! Je ne l’avais pas vu …
Elle scrute attentivement tous les autres en détail, et pointe son doigt sur une tête qui semble lui rappeler de vagues souvenirs :
— Agnès ?
Je vérifie, et confirme. Oui, là, c’est Agnès.
— Et là, ce n’est pas la fille qui est déléguée avec toi ? finit-elle par sortir, comme si elle avait volontairement gardé la meilleure pour la fin.
— C’est Marina, je corrige, en rapprochant mon trésor contre moi.

 

 

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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 00:21

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

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Nous n’avons aucune communication essentielle, avec mes parents. J’entends par ce terme le fait que certaines communications, entre les êtres, pourraient avoir la particularité de toucher à l’essence même des choses et des personnalités. C’est-à-dire tout le contraire des futilités, de la pluie et du beau temps, si vous préférez. Mais ici, dans cette maison, sous ce toit familial, les sentiments qui se développent en nous, nos idéaux, nos rêves, nos croyances les plus secrètes, tout ça, c’est tabou, voire même vulgaire. Ecrire à une fille pour lui dire que je l’aime, c’est quelque chose de surréaliste, pour mes parents ! Ça ne regarde que moi ! Eux, ce qui les intéresse, c’est de savoir si j’ai obtenu une bonne note à la dernière interrogation de la semaine, si les professeurs sont contents de moi, et donc s’ils peuvent, eux, en temps que parents, être oui ou non fiers de moi.
— Tu révises les maths ? demande-t-elle.
La curiosité de la plupart des parents de cette génération se limite là. Quand ce n’est pas le cas, il n’y a pas de juste milieu : les mères deviennent carrément intrusives.
Je préfère d’ailleurs largement ma situation.
— Entre autres … je fais sans lever la tête.
Si je lève la tête, c’est fichu, elle s’installe sur le lit et entame une longue discussion sur l’orientation que je vais devoir choisir pour la classe de Seconde.
— Ah ? C’est ta photo de classe de cette année ?
Mince ! La photo dédicacée par toute la classe … Elle est restée grande ouverte sur celle que j’aime comme un fou.
 

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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 00:21

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

On ne peut donc pas être tranquille deux minutes, dans cette maison ? On ne peut donc pas se donner l’impression d’avoir le vent en poulpe, taquiner l’humeur des femmes, en récolter leur sensibilité, leur féminité, leurs réactions ? On ne peut donc pas s’offrir un peu de répit au quotidien, de la rêverie aux dimanches à la con ? Quand je parle de cet amour qui cogne, comme ça, aux parois de mes veines, de ces impatiences amoureuses qui me liquéfient la mouvance, moi, ça me ravive la raison, ça me tournicote la joie de vivre, il faut me laisser tranquille, nom d’un prépubère ! Du haut de mes petites boutades frêles et hésitantes, je me prendrais presque pour un vieux capitaine au long cours. Un vieux routier de la récolte amoureuse !
— Charliiiiiiiie ?
Bah.
De toute façon, elle est nulle, cette lettre. Je la jette à la corbeille.
Je ne sais pas dire je t’aime, moi. Quand je dis aux filles que je les aime, elles n’ont jamais pu savoir si j’étais sérieux ou pas.

 

 

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 00:21

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


 

Et puis, c’est un de mes gros défauts, l’orgueil : c’est le dopage des timides, l’orgueil !
Quand tu es timide, il n’y a qu’une possibilité d’exister vraiment, dans le regard des autres : c’est de te déguiser la timidité avec de l’orgueil ! Car ceux qui ne l’ouvrent jamais passent pour des gens qui ne pensent rien, et les gens qui ne pensent rien finissent toujours par passer pour des cons. Des boucs émissaires. Des pauvres gens. Des têtes de turcs !
Quand tu l’ouvres bien grande et que tu exagères à la fois tes exploits et le regard que tu portes sur toi-même, tes paroles enivrent ceux qui les boivent comme du petit lait, et tu accèdes alors à la seule aisance innée des gens qui ont le privilège de na pas connaître la timidité : tu EXISTES !
Car il n’y a pas de meilleur antidote à une imperfection, que de l’associer à son propre contraire. Et comme le contraire de la timidité, c’est justement l’orgueil, je choisis donc d’être orgueilleux !
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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 00:21

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

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Après, nous sommes allés dans le grand bassin, celui qui ne peut même pas être homologué pour des jeux olymptypiques, parce que, d’abord, il ne fait que la moitié de la longueur exigée, et ensuite parce que lorsqu’ils l’ont construit, ils ont oublié de prendre en compte l’épaisseur du carrelage, et au final, leur longueur de vingt-cinq mètres ne fait plus que vingt quatre mètres quatre vingt dix-huit.
C’est de la triche, il paraît, par rapport à ceux qui se font chronométrer dans des vrais bassins où ils ont tenu compte de l’épaisseur du carrelage, une longueur qui fait deux centimètres de moins que les autres.
Il n’empêche que ça ne rebute pas la clientèle. Il y a avait un monde dingue !
Le samedi, il faut croire que tous les parents qui veulent profiter de leur week-end, pour se prélasser devant la télé sans être dérangés, envoient leur progéniture à la piscine. Tu aurais vu l’anarchie ! Impossible de nager une longueur complète sans être bousculé, aspergé, touché ou coulé. Quelques mamies ont d’ailleurs dû quitter le bassin, enragées par le fait que des sales gosses avaient osé leur mouiller le dessus des cheveux.
La prochaine fois, elles reviendront avec un cellophane sur la tête. Comme au rayon jambon.
Ça maintient les cheveux au sec, le cellophane. Ça empêche peut-être le cerveau de respirer, mais ça maintient les cheveux au sec !

 

 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 22:10

 

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Ma patience, qui n’avait pas encore trouvé les limites primordiales de l’affabilité, s’en voudra, plus tard, de ne pas avoir pu empêcher la crue dévastatrice de ma frustration sur le plat pays de mon moral. Aussi calme qu’une cocotte minute trop bien verrouillée, aussi poli qu’un enfant trop surveillé, me voilà, séducteur que j’étais il n’y a que quelques semaines, raccompagnant ces deux beautés inestimables, comme un gentil toutou bien sage et bien discipliné, qui aurait la naïveté de croire à l’éventualité d’un numéro de lancer de petits sucres s’il ne montre pas les dents jusqu’à la fin du parcours.
 

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Aussi collant qu’un sparadrap dont personne n’arriverait à se défaire, j’avais sans doute réussi à faire croire à Sylvie que ma présence avec elles, à ce moment-là, n’était qu’une manière timide et maladroite de lui témoigner un certain amour pour elle. En effet, au bout d’un certain temps qui me sembla un effroyable gâchis, elle m’interpella pour me dire :
— Dis ! Il faut absolument que tu m’écrives, pendant les vacances, parce que dimanche prochain, c’est mon anniversaire !
Sur le moment, je crus que cette phrase s’adressait à Marina plutôt qu’à moi, mais non, c’était bien moi qu’elle regardait, de ses beaux yeux noirs et ronds, aussi pétillants que du champagne qui n’a pas l’intention de rester comme ça tout seul dans son verre.
Zut !
— J’adore recevoir du courrier, pour mon anniversaire ! insista-t-elle.
Dépité, je jaugeai la réaction de Marina, ……………
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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 11:29

 

Pour visualiser cette planche au grand format, cliquez ici !

 

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Bienvenue sur la version AUDIO des Impatiences amoureuses !

 

Merci à Gaëlle pour cette very very very agréable lecture, agrémentée de musique et d'effets sonores !

Son joli phrasé ne vous laissera pas indifférent, et je suis sûr que certains se connecteront sur son blog juste avant de se coucher, pour se faire raconter l'histoire les yeux fermés ;)

 

Rendez-vous donc sur le blog "Livre en live" !

C'est gratuit, donc pas cher, un bon plan comme tous les radins aimeraient en trouver ... Qu'on se le dise au fond des ports, qu'on se le dise au fond des blogs :

LE TEXTE DES IMPATIENCES IS ALIVE !!!

 

@ bientôt, et bonne écoute !

 

Lien vers le plat pays (chapitre 20 épisode 6)

 

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 11:24

 

Rappel d'un petit bonus jepehesque du chapitre 14 :

pour visualisez en plus grand : cliquez ici !

 

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22 septembre 2006 :

déjà cent dessins de Jepeh publiés sur ce blog !

 

- Lien vers le texte Esquisses et Préludes, qui contient le fameux centième dessin -

 
 
 
 
  
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Published by JEPEH & BREGMAN - dans Cour de Récré
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