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Couloirs

Heures de colle

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 00:18

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

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L’école est un lieu d’enfermement destiné à rendre les enfants moins sages pour quand ils sont en âge de se comporter comme des adultes. Une prison bien grillagée, bien clôturée, avec un grand portail que l’on ouvre bien grand pour t’y accueillir, et que l’on ferme bien vite pour t’empêcher d’en ressortir.
Une défabrique d’innocence.
Une démanufacture de rêverie.
Une étoufferie au bonheur.
La preuve. Si j’écrivais ces trois néologismes dans une de mes interros, il n’y a pas un prof qui ne me les soulignerait trois fois en rouge en me retenant trois points au minimum sur la note finale. Pas même Monsieur Antoine, et encore moins Monsieur Bergamote, dont la litanie monocorde me semble d’ailleurs maintenant ralentir le temps aussi bien que le terrain bien boueux retient les baskets du jogger.
Son cours, c’est une véritable estompille à la liberté !
Ouaip.
Estompille, ça estompe et ça torpille en même temps, c’est un truc vachement terrible, un truc qui tue.
Un truc qui me fout vraiment les glandes, moi, l’estompille.
 

 

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 00:19

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


Enfin, la voix joyeuse de Marina résonne dans mon dos :
— Bonjour, tout le monde !
Et la cloche retentit.
Déjà ?
Je m’avance déjà vers elle, quand elle lance un terrifiant « je ne fais la bise à personne, ça prend trop de temps ! Et puis, la prof va arriver ! »
 

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Nos regards se croisent. Le sien qui cache des choses, et le mien qui fait l’aumône, et qui hérite d’un petit clin d’œil accompagné d’un joli sourire.
Ahhhhhhh !
Elle veut rester discrète, Marina. Elle ne veut pas que nos petits secrets fassent le tour du collège, et elle a sûrement bien raison : les autres sont tellement jaloux, des fois, quand vous leur donnez l’impression de leur rafler le bonheur sous le nez …
Alors je ravale mes impatiences, et m’empare de mon gros sac, qui ne me semble d’ailleurs pas aussi gros que mon cœur que j’ai déjà bien gros.
 

 


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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 00:18

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

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Elle a déjà levé les stores de sa chambre. Il y a de la lumière. Dommage qu’elle n’habite pas au premier étage, Marina. Ce serait plus pratique, pour que je puisse la voir s’habiller. J’aimerais bien la voir s’habiller, moi, Marina. Je trouve ça joli, une jolie fille qui s’habille ! C’est apaisant, comme activité. Dans les films, d’ailleurs, moi, j’ai déjà remarqué que le monsieur, quand il a réussi à passer toute la nuit avec la nana qui lui plaisait, au petit matin, il traîne toujours au lit pour la regarder s’habiller avec un sourire béat, limite niais, limite à ce que l’on se demande si dans la petite mallette des spermatozoïdes, il n’y a pas des petits morceaux de cerveau qui en profitent pour quitter le navire et ne jamais revenir.
Le matin, les filles s’habillent.
Le soir, on les dépoile.
C’est beau, la vie. C’est toujours pareil, mais qu’est-ce que c’est beau, quand c’est bien rythmé, comme ça, avec des jolies filles qui s’habillent le matin, et des jolies filles que l’on dépoile le soir…
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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 00:18

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

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Entre les araignées qui m’assaillaient dès que je voulais m’approcher du fantôme de Marina d’un peu trop près, l’ombre de Dieu le Père qui planait au-dessus de moi comme une épée de Damoclès chargée de me remettre dans le droit chemin au moindre geste un peu trop suspect, les commentaires peu élogieux de ma mère quant au physique de l’objet de tous mes fantasmes, le grondement sourd de mon estomac qui criait famine et les assiettes pleines de pâtes qui me passaient méchamment sous le nez à cause de l’arrière grand-père obèse sur le point de faire une hypoglycémie, entre mes fuites désespérées devant un Frustrator infatigable lancé à mes trousses comme un tueur programmé pour ne rien laisser de l’individu qu’on lui a donné pour cible, et mes débats aux gestes vains et dérisoires dans le corps d’un Charlie Bregman enduit de colle des pieds à la tête dans un carnet de correspondances gigantesque érigé en monument dans une salle d’études à l’attention des bons élèves qui s’aviseraient de vouloir goûter à la décadence amoureuse des cancres sur le point de gâcher tout leur avenir — respirez ! c’est un cauchemar ! ça s’écrit sans virgule, un cauchemar ! — j’eus vite fait de dépenser le peu d’apport calorifique que mes dix cuillères à soupe au pistou avaient su m’apporter quelques heures auparavant !
Réveillé à deux heures du matin, en sursaut, par les cris de ma Marina enlevée par un professeur des grandes écoles, bien résolu à la séquestrer corps et âme jusqu’à l’obtention de ses derniers diplômes « honoris causa », je me dirigeai, aussi blême que le lavabo étincelant…………

 

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 00:17

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
Mais la litanie de leurs frustrations les plus venimeuses est loin d’être terminée, car c’est maintenant au tour de ma mère de prendre la relève, avec encore ce sempiternel discours, qui revient toujours, dans les évocations de souvenirs, comme un mauvais refrain de vilaine comptine. Une comptine que j’ai, du reste, déjà entendu des dizaines et des dizaines de fois : comme quoi elle était la fille aînée de la famille, qu’elle se tapait toutes les corvées des tâches ménagères, de la lessive à la vaisselle, en passant par la popote et le débarrassé de la table … Ah, ça, le débarrassé de la table, ça l’a marqué ! Les deux frères ne levaient jamais leurs fesses de la chaise pendant que les filles étaient corvéables à merci !
 

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— Il y a toujours eu deux poids deux mesures ! Les garçons, c’étaient des rois ; les filles, c’étaient des boniches !
Bla bla bla, bla bla bla. Ma tisane sera bientôt froide, qu’ils en seront encore à s’échanger leurs venins tout bien empaquetés, tout bien confectionnés au fur et à mesure des années, tout bien dissimulés sous leurs apparences d’adultes bien équilibrés, bien comme il faut, bien sous tous rapports.

 


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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 20:30

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

— Le brevet, vous savez, ce n’est pas bien difficile … je lâche. Rien qu’avec les moyennes que j’ai eues ces deux dernières années, il ne me manque plus que dix points pour l’avoir, alors inutile de s’en faire une montagne !
— Tu cherches à nous humilier parce que nous, nous ne l’avons pas eu, le brevet ? Tu crois que nous avons eu la chance d’avoir des parents comme ceux que tu as ? Moi, à chaque fois que je voulais ouvrir un livre, ma mère, elle m’envoyait dehors ! Pour acheter du pain, pour faire une petite course, pour des conneries … Parfois même pour rien, rien que pour prendre l’air, pour dégager le plancher pendant qu’elle passait la serpillière !
 

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Il se tourne vers ma mère :
— C’est vrai, ça ! En plus, avec le frangin, on a partagé la même chambre jusqu’à qu’on décide de prendre un appartement, tous les deux, tu te rappelles ?
Ma mère acquiesce :
— C’est peut-être pour ça, que vous ne pouvez plus vous voir même en peinture, maintenant, tous les deux !
 
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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 00:08

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— L’année prochaine, c’est le lycée. Dans trois ans, c’est le bac ! Ça passe vite, trois ans ! Alors autant commencer à y réfléchir sérieusement ! La vie, ce n’est pas de la promenade au clair de lune ! Pas de place pour les hésitants ! Pas de place pour les rêveurs !
Bla bla bla, bla bla bla …
Il n’y en a pas un qui pourrait servir à manger à mon ventre qui gargouille, au lieu de s’exciter comme ça des années à l’avance sur des choses dont on ne sait même pas si elles se passeront comme ça ? Je sens qu’il va me resservir son discours de la jungle où l’homme est un loup pour l’homme …
— La vie est une jungle !
Bingo. Dans le mille.
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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 00:17

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

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Je déteste les tisanes brûlantes. J’aurais mieux fait de me taire.
— Tu nous prends pour des cons ? s’énerve mon père.
C’est évident qu’il n’est pas dupe. Pourvu d’une intuition pratiquement animale, mon père a toujours su flairer les mensonges et les petites cachotteries.
Benjamin et Virginie sont renvoyés à leurs brossages de dents. Ils s’en sortiront avec un petit yaourt avalé en deux ou trois cuillères.
— J’aime bien les insectes … je réponds timidement, les yeux noyés dans mon assiette toujours creuse.
Pour dérouter un intuitif, il n’y a pas d’autre solution que de se convaincre soi-même de la véracité du mensonge qu’on veut lui faire gober. Pas d’autre solution que de se créer une espèce de vérité parallèle. Un espèce de microcosme inviolable dans lequel tous les prétextes sont permis.
— Cette année, en cours de sciences naturelles, on laisse un peu de côté le monde des insectes, et je trouve ça un peu dommage … C’est intéressant, d’observer comment vivent les insectes !
— Tu ne veux plus devenir architecte ? s’agace mon père.
— Ben … Si, mais …
— Mais quoi, encore ?……………

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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 00:16

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

— Je veux étudier les araignées ! Laissez-moi étudier les araignées ! En plus, il y en a une qui est en train de pondre une centaine de milliers de petits œufs tout blancs ! Vous ne vous rendez même pas compte de l’événement rarissime que vous êtes en train de me faire manquer !
— Je vais t’envoyer en colle pour me nettoyer ce dessous d’escalier, moi ! Tu vas les voir de près, tes araignées, ne t’inquiètes pas ! Tu pourras même vérifier si elles aiment bien la Javel !
— Satyre ! Tyran ! S.S. ! je crie.
Les deux autres pions se regardent stupéfaits. Je suis peut-être allé un peu loin, mais il ne faudrait pas pousser Bregman dans les orties, quand même ! Quinze ans que j’attends un moment d’intimité pareil, et voilà que toute la planète débarque pour me contrarier !
— Aidez-moi donc, vous autres ! lance Frustrator. Vous ne voyez pas que ce pseudo scientifique de l’arachnophobie pique sa crise ?
 

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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 00:16

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

L’oreille aux aguets, le nez au vent, les griffes sorties et les pattes prêtes à bondir, le roi de l’embrouille s’avance dans la pénombre et me tire violemment vers lui, tandis que j’ai juste le temps de pousser Marina un peu plus vers le fond afin qu’il ne la voie pas.
— Qu’est-ce que tu fais là, toi ? Tu ne m’as pas dit que tu allais te faire refaire la bouche ?
Ce type est d’une agressivité sans borne. Ce n’est pas parce que l’on porte un appareil qu’on se fait refaire la bouche ! J’aurais envie de lui mettre une patate dans les dents, pour qu’il voie ce que c’est, que de se faire refaire la bouche !
— J’étudiais les araignées, j’ai le culot de lui répondre.
Mais ce paranoïaque de l’accusation a bien compris que je me moque de lui.
— Tu bécotais ? C’est ça ? Avec qui étais-tu ?
Ce Robocop du zèle veut en avoir le cœur net, quitte à se faire dévorer par une araignée géante qui n’existe, hélas, que dans mon imagination :
— Ah ! Mon dieu ! C’est plein de toiles d’araignées, par ici ! il s’écrie.
Hé hé hé ! Ce surhomme invincible a peur des petites bêtes, tout comme ses deux acolytes, d’ailleurs, qui ont fait un bond en arrière en poussant un petit cri d’effroi à dominante très féminine !
 

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J’en profite pour me tailler un portrait de héros :
— J’aimerais être arachnologue, plus tard ! Ici, comme il y en a plein, je viens les étudier !

 


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