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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 00:16

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Marina a le fou rire, et moi, je vais me faire piquer par une araignée dont on ne sait même pas si l’ADN est normal ou bien modifié !
Vais-je me transformer en Spiderman ? Serai-je condamné à sauter de bâtiments en bâtiments pour sauver le collège de ses ignobles surveillants ? A nettoyer l’éducation nationale de tous les odieux méchants qui ont réussi à y entrer ?
 
L’araignée a dû lire dans mon œil que je n’étais pas une personne apte à recevoir de tels superpouvoirs. Elle continue à descendre lentement le long de son fil.
Encore dix minutes là dedans, et elle m’aura emprisonné dans sa nouvelle toile …
 
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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 00:16

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


— Tu ne l’as jamais revue ? demande Bénédicte.
Marina m’adresse un clin d’œil. Nous avons tous deux noté le tutoiement suspect entre l’élève et le professeur.
— Jamais. Etrangement, le fait de la voir en embrasser un autre fut pour moi un véritable électrochoc !
— Tu n’as pas dû être heureux tous les jours, pour parler comme ça …
Suis-je obligé de me farcir ça ?
Monsieur Antoine embrasse les cheveux de Bénédicte, qui, si elle avait eu la chance ou la malchance de mesurer une tête de plus, aurait peut-être pu tenter d’aller fouiller la bouche et les amygdales de son professeur de français, afin d’en extirper les mots les plus adéquats de la langue française romantique.
Tu parles d’une démonstration de grand maître !
Loin de ma première leçon d’initiation au labo photo, sa leçon à lui essaie de me faire l’apologie douteuse de la tendresse et de l’affection !
Leur relation platonique m’écoeure.
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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 00:54

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Je suis terriblement embarrassé, car si elle s’en rend compte, je vais passer pour un coucheur de premier rendez-vous, un puceau qui n’a pas le moindre contrôle de lui-même, un tireur d’élite qui n’a jamais tiré une seule fois, et à qui l’on vient de mettre entre les mains le plus beau fusil de toute la garnison.
Mince alors !
J’ai envie de lui en toucher deux mots, de marquer une halte, de lui demander l’autorisation de continuer à bander comme ça comme un animal en chaleur qui se moquerait bien de tous ces préliminaires d’âmes qui se découvrent ou se retrouvent ! Je voudrais obtenir une approbation, un acquiescement de circonstance, un truc qui me déverrouille la politesse et la bonne éducation, pour éviter d’avoir à passer pour un simple huluberlu du premier baiser, et éviter qu’elle me catalogue ainsi, et de manière définitive, du côté des goujats et des malappris !
Mais Marina ne semble pas s’offusquer de ce genre de flatterie déguisée : c’est encore avec plus d’engouement qu’elle semble vouloir me faire comprendre qu’il vaut mieux tourner la langue sept fois dans la bouche de l’autre avant de devoir aborder un sujet aussi gênant.
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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 00:16

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Elle se recule, un doigt sur sa bouche :
— Attends …
Je tombe de mon nuage.
Un pion vient de surgir sous le préau : Frustrator ! Le plus terrible, le plus dangereux, le plus inhumain de tous les pions de tout le collège ! C’est bien ma veine. A lui tout seul, ce Robocop de l’embrassade est responsable de trois exclusions d’élèves. S’il nous prend en flagrant délit …
— Viens ! me chuchote Marina. Je connais un endroit plus tranquille !
Elle me montre des yeux sa montée d’escalier.
— Où ça ? Chez toi ?
— Chez moi, non. Je te rappelle qu’il y a mon frère qui prend son cours particulier, en ce moment … Mais dans la montée des escaliers qui vont jusqu’à chez moi, il n’y a jamais personne …
Frustrator disparaît du côté du gymnase. Marina me saisit alors la main, et me fait courir jusqu’à son repère de corsaire en culottes courtes : son refuge des corps qui se serrent.
 

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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 00:16

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— Tu ne te brossais pas les dents : tu faisais des tractions dans les toilettes !
 
Ces gens-là doivent être usés par la vie. Quand on n’a pas le moindre gramme de sympathie à son âge, c’en est visqueux d’évidence. Il faut que je l’aie à l’usure. Que j’en vienne à bout à la méthode dépressive.
Je lui explique que depuis que je suis tout petit, j’ai toujours eu peur que quelqu’un me vole mon cartable. Non pas qu’il y ait des choses de valeur à l’intérieur, mais, ça ne s’explique pas, c’est une angoisse profonde sans doute liée à une psychose infantile mal refoulée. Et pis d’abord, je ne faisais pas des tractions : je vérifiais si mon cartable était toujours là, parce qu’il m’avait bien semblé entendre les pas de quelqu’un qui se cache, mais comme je ne savais pas que c’était lui, j’avais d’abord songé à un voleur, dont j’aurais été bien heureux d’apercevoir la tête afin de le dénoncer ! Et puis, il ne faut pas croire que ça m’amuse, ce n’est pas très marrant, d’être stressé comme ça ! En plus, j’étais en train de faire caca, alors, je m’en serais bien passé, de repousser le moment propice, parce que, figurez-vous, Monsieur, que ça commençait à venir, et vous ne pouvez pas savoir qu’est-ce que ça soulage, de faire caca comme ça avant d’aller chez l’orthodontiste, ben non, je suis bête, peut-être que vous n’avez jamais eu de bagues, vous, qu’est-ce que c’est pénible, ces bagues, qu’est-ce que c’est angoissant, ces rendez-vous, j’ai commencé cette torture il y a déjà trois ans, vous savez, qu’est-ce que c’est long, et encore, je ne peux pas me plaindre, c’est pas moi qui paie, mais quand même, ça me demande des efforts, une hygiène draconienne, et puis plus les années passent, plus ça fait mal, plus les dents sont solides, plus les fils de fer tirent dessus comme des tordus … C’est un vrai calvaire ! … Et puis …

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Lassé d’entendre mes jérémiades, il laisse échapper un soupir qui en dit long sur son envie de m’abréger les souffrances. Ce type est sur le point de passer à l'acte et de  m’assassiner sauvagement dans les toilettes, c'est évident, mais il se ressaisit comme un de ces petits êtres prévisibles qui viennent de se faire méchamment sermonner par le petit ange gardien chargé de les remettre dans le droit chemin. Il me fait :
— Ça va, ça va ! Allez ! Ouste ! Que je ne te revoie pas par là ! C’est le coin des internes, ici !

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29 septembre 2006 5 29 /09 /septembre /2006 00:16

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— Charlie ?

C’est malin. C’est Verlaine, le poète rouquin échevelé de la troisième trois. Celui qui se prend pour Rimbaud. J’ai Popaul tout imbibé, maintenant, et le savon qui dégouline jusque dans les chaussettes !

 

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— Tu t’es pissé dessus ? il me fait dépité.
— Ben non, du gland ! Je me faisais un brin de toilettes, et tu as tout fait foiré ! Qu’est-ce que tu fous là à une heure pareille ? Vous n’avez donc jamais cours, en troisième trois ?
— J’y retourne après la récré ! Là, j’avais une heure de libre !
 
Verlaine s’approche pour me serrer la main. Aussitôt, il se rétracte, et s’exclame :
— Mais tu cocottes, mon salaud ! Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu as un rendez-vous, ou quoi ?

 

 

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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 02:12

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
Soudain, j’ai une montée de perfectionnisme aigu qui me monte au nez : et si je me donnais un petit brin de toilette sous le caleçon ? Non parce que … si jamais le premier rendez-vous dérape et va trop loin … Voyons … Oserais-je ? Quelqu’un pourrait me surprendre, non ?
Je me réfère au conseil impartial de la montre, qui me dit que je dispose d’une marge de manœuvre de trois à quatre minutes.
 
Allez … Je PEUX le faire !
 
Je jette un œil à droite à gauche, histoire de bien vérifier que je suis bien seul dans la pièce. Les fenêtres sont en verre dépoli, les deux toilettes sont vides, et pas un bruit ne retentit dans toute la montée d’escalier. Si je laisse la porte bien ouverte, je pourrai entendre venir le danger de loin, et si j’ai vraiment des couilles, c’est le moment de les laver !
En moins de deux millièmes de secondes, je dégrafe la ceinture et déboutonne le pantalon, qui tombe aussitôt jusqu’en bas des jambes. Le caleçon à mi-cuisses, je ne sais pas trop de quoi je pourrais avoir l’air pour quelqu’un qui viendrait à surgir dans cette grande pièce, mais je ne lésinerai pas sur le savon. Il faut que ça mousse !
 

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Ça mousse un peu trop, d’ailleurs … Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi ça se met à mousser encore plus à chaque fois que je veux rincer ?

 

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27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 00:15

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

 
 

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Dans vingt minutes, ma langue sera enfin dans sa bouche et la sienne dans la mienne !
Dans ce bonheur tant espéré, nous échangerons le goût de nos dentifrices, la température de notre salive, nos ADN et nos mycoses !
— Vous ne lui mettez pas une bonne note, monsieur ? s’insurge un cancre du fond de la classe.
— Ah, oui ! Il faut lui mettre une bonne note, monsieur ! Même moi qui le trouve ringard, ce texte, j’ai adoré !

 

 

 

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26 septembre 2006 2 26 /09 /septembre /2006 00:15

 

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

 

— Aïe !
Jacky vient de m’écraser sauvagement le pied. Qu’est-ce qu’il lui prend ?
Cet ahuri me regarde bouche serrée en essayant de me faire comprendre quelque chose avec les yeux.
— Quoi ?
— C’est à toi de lire ! articule-t-il en essayant de faire le ventriloque.
La voix grave et autoritaire de Monsieur Antoine me sort illico de mes élaborations mentales.
— « Commences-tu maintenant à comprendre ce que c’est qu’un homme ? » énonce-t-il.
— Euh …
Jacky me pose son doigt sur la feuille que vient de nous distribuer le prof :
— C’est à toi de lire !
C’est bien ma veine. J’ai horreur de lire devant les autres ! Pour bien lire, il faut y mettre le ton, et si tu y mets le ton, tu sors de la banalité ! Avoir à sortir de la banalité, c’est ce qu’il y a de plus horrible, pour un timide qui veut se faire oublier parmi la masse !
 

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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 01:41

Le torchon de la tentation (chapitre 14 épisode 11)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


 

Faut-il que je l’embrasse ? Faut-il que je fasse abstraction de cette prison de bienséances qui nous pétrifient, de ces convenances qui nous contrecarrent la rêverie, de ces figurants bien sages et de ces professeurs soi-disant à la page ? Faut-il que je m’empare de leurs torchons de toutes les couleurs, et que j’y mette le feu pour qu’ils nous lâchent enfin la grappe, tous ? Faut-il que je les enferme dehors, que je les interdisse de crayonner, de gaspiller leur temps à vouloir jouer au Michel Ange, alors qu’il serait tellement plus beau de vouloir simplement s’accrocher aux ailes des anges ?
De toute façon, ils sont nuls, tous ! Il n’y en a pas un qui est fichu de nous dessiner un torchon qui ressemblerait au moins à une serviette ! Pas un qui sache se servir d’un crayon comme d’un utilitaire à la rêverie, comme d’un révélateur à la vraie vie !
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