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Couloirs

Heures de colle

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21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 00:10

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

J’ai cadenassé mon vélo.
— Tu fais quoi, pendant tes vacances ? lui ai-je demandé.
 

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— Pendant les vacances ?
Elle se fait déjà des illusions. Incroyable …
— Pendant les tiennes, j’ai rectifié.
Mais elle y croit encore. Elle prend le ton de la petite fille timide qui vient réclamer sa récompense :
— Je n’ai rien de prévu, pourquoi ?
Je suis vraiment le roi des salauds, mais je vous jure que, pour une fois, je ne l’ai pas fait exprès :
— Tu devrais peut-être essayer de prendre des cours particuliers de physique avec un pion …
Son visage s’est décomposé.

 

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 00:10

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Alors, hop ! A la douche !
En plus, si je traîne, je serai à la bourre pour avaler toutes mes tartines de beurre et de confiture d’abricots. Or, tout le monde sait qu’une bonne journée, ça se commence avec des tartines à la confiture : sans la confiture, n’est-ce pas toute ta journée qui menace de partir en déconfiture ?
 

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Mais il faut croire que certaines confitures possèdent sans doute moins de pouvoirs que d’autres, car, ce jour-là, tout partit de travers dès que j’eus franchi le portail du collège :
— Salut, le matheux !
Agnès ! Toujours Agnès ! Encore et toujours elle ! Comment est-il possible qu’elle me tombe ainsi dessus, chaque matin ? Me guette-t-elle ?
Ni une ni deux, voilà que le simple fait de me faire la bise la rend toute guillerette.
Chose étrange, pour ma part, c’est l’impression de m’être fait passer la corde au cou, qui m’envahit …
 
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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 00:10

Des avenirs et des révolutions (chapitre 10 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

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Pas le temps de chercher une réponse. Si je ne me lève pas tout de suite, mon frère va squatter la salle de bain avant moi. En ce moment, il développe une certaine adversité à mon égard. Ce doit être l’adolescence. La quête de l’identité et la lutte avec le pouvoir ont toujours été des trucs très liés. Quand on se cherche soi-même, on cherche d’abord à avoir une certaine emprise sur les autres.
En ce moment, son truc, c’est de se battre pour la position de sa serviette de bain sur le sèche serviettes.
Ma serviette a toujours été au-dessus : au-dessus de la sienne, au même niveau que celle de mon père, située au-dessus de la serviette de ma mère, sur le deuxième sèche serviette de la salle de bain.
Benjamin, ces derniers temps, s’acharne bien évidemment à positionner sa serviette à la place de la mienne, ce qui m’agace au plus haut point car, non seulement je ne comprends pas pourquoi il faudrait modifier nos habitudes, mais, surtout, il est hors de question qu’un abandon de ma part soit interprété comme une défaite de la part de son grand frère !
Non mais !
Ai-je eu un grand frère, moi, pour me construire ? Non.
Alors je ne vois pas pourquoi sa quête d’identité devrait passer par cette étape sournoise et ridicule de lutte pour la position d’une serviette sur le mur d’une salle de bain !

 

 

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18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 00:09

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

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C’est fou comme une simple rumeur peut modifier la façon dont on regarde les gens. N’importe quel détail, aussi anodin puisse-t-il être, devient matière à encourager, approuver, exhorter. Le moindre regard, le moindre sourire, la moindre parole devient suspecte et suffisante pour faire l’objet d’une analyse en bonne et due forme, et d’une dissection rapide et précise jusque dans les moindres détails.
Le on-dit, c’est le dictateur de l’intuition.
Pas d’avis personnel, pas de ressenti individuel. Le on-dit alimente la rumeur comme le torrent alimente la rivière, et la rumeur nuit à la raison, comme le venin nuit au sang de sa victime !
Moi-même, d’ailleurs, pas plus sage que les autres, finalement, n’avais-je pas maintenant au fond de moi un léger doute, fourbe et insidieux, qui désirait faire valoir sa liberté de penser par-dessus celle des hommes qui ont le courage d’assumer leurs intuitions jusqu’au bout ?

 


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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 00:28

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

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— Bénédicte ? Bénédicte Martin ?
— Je crois bien que c’est elle, en effet … Une vraie allumeuse, il paraît.
— J’ai été en classe avec elle en primaire. Elle a du charme et, ma foi, on ne peut pas dire qu'elle fasse partie des plus idiotes de ce collège …
Je pensais à Jules. Si cette histoire était vraie, si elle possédait un seul soupçon de vérité, il m’en aurait inévitablement parlé. Lors de la visite annuelle du médecin scolaire, en classe de CM1, il était arrivé dans la pièce juste derrière elle, et l’avait surprise en petite culotte. Depuis, les années passant, il n’avait cessé de nous rappeler cette petite aventure anecdotique du réveil précoce de sa libido d’ado.
— Ce n’est pas possible, j’ai conclu. Il s’agit d’une rumeur non fondée. Un non sens, un mensonge, une hérésie ! Monsieur Antoine est quelqu’un de droit, avec des principes moraux rigides et immuables que rien n’oserait perturber ! C’est un homme marié, avec des enfants, qui, de plus, aime trop ses élèves pour se lancer dans une aventure impossible comme celle-là. Non, non ! Ça ne tient vraiment pas la route.
— Tu es naïf.
— Naïf ? Moi, naïf ? Pourquoi dis-tu cela ?
— Monsieur Gilbert fait preuve d’une énorme tendresse envers les filles. Tu n’as jamais remarqué ?
— La tendresse, c’est une chose, mais faire l’amour avec une de ses élèves en est une autre !
— La tendresse mène à l’étreinte, comme la mèche à l’explosif ! a déclaré Agnès.
 

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14 juillet 2006 5 14 /07 /juillet /2006 00:09

 

Becoter est interdit (chapitre 9 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

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Le proviseur ne manqua d’ailleurs pas de me faire remarquer que victoire ou pas victoire, les règles du collège étaient faites pour tout le monde sans exception, et que même les bons élèves délégués de classe avaient le droit de respecter le silence des lugubres couloirs de l’arène.
— L’arène ? demanda Marina, semblant chercher le taureau du regard.
— La Remarquable Education Nationale ! compléta-t-il, sur le ton de l’évidence.
Marina et moi nous regardâmes, complices. Si seulement elle pouvait savoir ce que l’on projetait de faire dans son dos, la « Remarquable Education Nationale » …
— Alors, que je ne vous y reprenne pas, Monsieur Bregman, à crier comme ça dans les bâtiments ! C’est compris ?
Le proviseur était dans un bon jour car il avait fait l’effort de s’adresser à moi par mon nom de famille :
— C’est compris, Monsieur le Proviseur ! fis-je dans la posture du garde-à-vous. Cela ne se renouvellera pas. Je n’aurai plus l’air comblé dans les couloirs !

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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 00:09

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— Non ? Tu es sérieuse ?
— Evidemment. Pourquoi te dirais-je des bêtises ?
— Mais tu ne me l’avais pas dit ! lui reprochai-je, en même temps que je me rendais compte combien la remarque était inadaptée.
— Nous ne sommes pas mariés, que je sache ! ne manqua-t-elle pas de répondre.
J’étais anéanti. Le monde entier semblait s’écrouler sur mon impuissance à pouvoir me sortir de ce pétrin.
— Et mercredi ? fis-je, sans réfléchir.
— Entraînement à la piscine !
— Mercredi après-midi ?
— Oui.
— Et le matin ? Tu viens aux arts plastiques ?
Les cours d’arts plastiques sont une option. Chacun y va quand bon lui semble. On peut y faire de la peinture, du dessin, de la sculpture, de la poterie, des travaux manuels …
— On pourrait faire de la photo … proposai-je.
— J’ai un rendez-vous chez le dentiste, mercredi matin … Inutile de tirer des plans sur la comète : je crois que ça ne va pas être possible !
 

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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 00:09

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

 

 

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Cette boutade la laissa de marbre. Je haussai les épaules :
— On ne va pas en faire un flan ! Je n’ai pas couché avec la prof d’anglais, que je sache … Alors laisse-moi donc une chance !
Il ne faut pas poser de questions. Ne jamais leur laisser la possibilité de reprendre la situation en main. Parler, expliquer, jouer, réciter, inventer, distraire, convaincre, faire sourire et faire rire … C’est ça, la recette de la séduction. Comment croyez-vous qu’ils font, les italiens ?
Je voudrais pouvoir lui dire que je l’aime, que je suis amoureux fou d’elle, mais je n’ai jamais fait ça, moi, je ne sais pas si cela se fait comme ça, si un couloir de collège est un endroit bien approprié, et deux minutes avant la sonnerie, un moment vraiment adapté …
— Qu’est-ce que tu comptes faire ? M’offrir des fleurs ? M’inviter au cinéma ?
Elle insista fortement sur un point :
— Tu as intérêt à te dépêcher, parce que les vacances de printemps, je te rappelle que c’est samedi !
Aïe ! Je les avais oubliées, celles-là ! Ce n’est pas possible ! Faut-il être con, lorsque l’on est amoureux ! Oublier l’approche des vacances, n’est-ce pas un comble, pour un collégien ?
 
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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 00:08

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
 

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Stéphane me donna un petit coup de coude, et ne put s’empêcher de convenir que si nous n’avions pas Marina dans notre classe, il faudrait pouvoir l’inventer.
— Tu dis ça parce que son jean lui fait des belles fesses ! s’exclama Armand.
— Je ne cracherais pas sur le reste non plus ! répondit-il en éclatant de rire.
Je leur jetai un regard blasé, en faisant malgré tout l’effort d’un petit sourire de complaisance qui ne devait pas franchement coller avec le reste de la figure, mais je n’avais vraiment pas le cœur à ce genre de plaisanteries. Stéphane est un bon copain, et nous faisons du ski ensemble tous les hivers, mais peut-être oublie-t-il que Marina mesure plus de quinze centimètres de plus que lui ?
— Mange donc de la soupe, au lieu de dire des conneries ! ai-je fait.
Il ne parut pas blessé de la remarque pour autant, le bougre :
— Bah ! Au lit, il n’y a plus que la taille d’Hercule, qui importe !
Armand glissa :
— Vous savez quelle est la différence, à ce propos, entre une bitte d’amarrage, et une bite tout court ?

 

 

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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 00:08

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


— Je ne suis pas la pute ou la pétasse que tu prétends qu’il est possible que je fusse ! me lança-t-elle à la figure en même temps qu’une pluie hostile de postillons bien garnis.
J’avais un léger doute sur la syntaxe correcte de sa phrase.
— Une pute est quelqu’un qui rend service aux hommes seuls, en échange d’un peu d’argent, corrigeai-je par respect pour les prostituées.
— Eh bien, je ne suis pas une pétasse !
Et elle tourna les talons, en même temps que je m’aperçus que cette petite scène n’avait échappé à personne autour de nous. C’est ce que l’on pouvait appeler l’épanchement des sentiments en public …
Je la regardai s’éloigner.
— Aimer par désir, ou aimer par amour ? continuai-je à me demander à voix basse.
C’est en apercevant Marina déboucher de sa sortie d’escalier, que je pris conscience qu’il n’était pas complètement déraisonnable de vouloir carrément les deux à la fois.
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