Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Conciergerie

 

ajouter-au-panier.png

 

 

Couloirs

Heures de colle

avatar

Tableau D'affichage

26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 00:04

 
[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Lorsque je repense à cet épisode peu glorieux de ce qui était sans doute ma première véritable porte d’entrée vers une espèce de vie sentimentale, je fais en sorte de raser les murs, et de rentrer me blottir au plus vite parmi les gros draps douillets de mes couvertures.
 
Il est clair qu’aucune fierté ne saurait se dégager d’une réponse aussi odieuse.
 
Souvent, alors, la nuit, je rêve en secret que Sophie et moi, sortons, bras dessus bras dessous, vers une séance de cinéma où nous ne voyons d’ailleurs rien de tout le film.
Au petit matin, par contre, le souvenir évanescent du délicat contact de sa langue divaguant au contact de la mienne me dévoile à chaque fois une réalité quelque peu moins romantique : les draps, en plus de mon caleçon, ont été, hélas, encore les victimes de ce que l’on appellera métaphoriquement les fameuses pollutions nocturnes.

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

 
 
 
 
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 04. Marina
commenter cet article
25 mai 2006 4 25 /05 /mai /2006 00:04

 
[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

 

C’est toujours pareil : plus les filles sont intelligentes et matures, plus ce sont elles qui vous font leurs avances. Moi, en cours de latin, ça ne me met pas très à l’aise : il faut préciser qu’il y a plein de gens tout autour, plein de gens qui nous épient, qui tendent l’oreille, qui ne cherchent qu’à pouvoir crier au scandale ! Ce n’est pas pour être parano, mais à droite, à gauche, devant, sur les côtés, on a beau être placé au fond, on a toujours l’impression d’être pris, quand on n’est pas en règles ! C’est tout juste si la prof n’a pas placé un miroir derrière nous, juste pour pouvoir surveiller nos dessous de table !
Ah ! Quelle épreuve !
En plus, les filles, à quinze ans, c’est diabolique. Ça a autant d’esprit que tout un gouvernement réuni, vous ne trouvez pas ? Nous, les mecs, à cet âge-là, nous n’avons pas aucune chance de nous en tirer la tête haute : nous ne sommes encore que des boutonneux, que de pauvres idiots un peu limite, pour ne pas dire limite abrutis !
Des jouets, finalement, pour elles !
Pour les filles, nous ne sommes que les jouets inaboutis de leurs rêves en cours d’élaboration.
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 04. Marina
commenter cet article
24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 00:04

 
 
[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

 
 
Elle me rend la gomme, vaque à ses occupations, et tandis que je la surveille du coin de l’œil, hésitant à vouloir prendre connaissance de son étrange œuvre d’art, la voilà qui se retourne à nouveau pour se réapproprier son œuvre, et y ajouter, de l’autre côté : « N’oublie pas que tu es l’homme de ma vie ! »
— Allumeuse ! aurais-je dû rétorquer, si j’avais su mesurer la réelle gravité de la situation.
Néanmoins, l’imprévisibilité du coup me laissa coi. Et c’est elle qui eut encore le dernier mot de l’originalité !
Mais je ne vais tout de même pas continuer à parler de Marina pendant tout le reste du journal. Il n’y a vraiment pas qu’elle. Et puis, elle n’est pas le centre du monde, non ?
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 04. Marina
commenter cet article
23 mai 2006 2 23 /05 /mai /2006 00:03

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


 

 
 
« Article premier : ton père et ta mère sont tes tuteurs. Tu leur dois respect et soumission, sans quoi ton avenir empruntera les chemins les plus sinueux et calamiteux de la vie, tel l’arbre fainéant et immature se frayant maladroitement un chemin vers le ciel, et croulant de lui-même vers ses penchants naturels les plus vils et bas.
« Article deuxième : ton père est indestructible. Il est le chef de la famille.
« Article troisième : ta mère t’a mis au monde dans d’atroces souffrances, petit ingrat. Elle est donc nommée vice chef de famille, et tu as intérêt à tout manger ce qu’elle te donne, même si ce n’est pas bon.
« Article quatrième : tout individu raisonnable et bien pensant n’ayant pas encore soufflé les bougies de ses dix-huit ans demeure avant tout un enfant. Par conséquent, cet individu-là, qu’il soit rebelle ou malléable, se pliera donc de gré ou de force aux règles strictes imposées par l’autorité susnommée.
 « Article cinquième : du point de vue légal, ton père et ta mère sont responsables de toi, que tu aies toute ta tête ou toutes tes dents. Il est donc complètement immature, de ta part, d’imaginer pouvoir, ne serait-ce qu’un instant, te soustraire à leur autorité. Quand grandiras-tu, putain de bordel de merde ? On ne fait pas des enfants pour les voir rester aussi cons aussi longtemps.
« Article sixième : un entourage de proches a été discrètement constitué afin de veiller étroitement à la bonne application des principes de la présente Constitution.
« Article septième et dernier : lave-toi les mains, brosse-toi les dents, range-moi donc ces légos et file te coucher ! »

 

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 03. Le climat familial
commenter cet article
22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 00:03
 
[Où est-elle, que je me venge ?]
 
Ma mère est une femme simple. Employée de banque jusqu’à ma naissance, elle avait pris la décision de tout abandonner au profit de son rôle de mère au foyer. Les remises de chèque, les petites et les grosses coupures, les rendus de monnaie et les numéros de comptes, la bourse et le CAC quarante : tout cela était terminé. Elle avait tourné la page, et ce, pour un monde meilleur : les biberons, les pleurs, les petits pots, les couches et les maladies infantiles.
Elle ne serait plus jugée sur ses rapports avec la clientèle, mais tout simplement sur son grand rôle ingrat de mère.
Voilà donc pourquoi son angoisse la plus tenace a toujours été d’avoir des enfants capricieux, colériques et mal élevés : car ce serait bel et bien au caractère de sa progéniture que l’on apprécierait, plus tard, à l’heure des grands bilans et des terribles verdicts, la réelle valeur de son nouveau travail à temps plein.
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 

 

Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 03. Le climat familial
commenter cet article
19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 00:03

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

  

 

Elle est imprévisible.

  

Un jour, il faut être le premier de la classe ; l’autre jour, il faut à tout prix éviter de finir intellectuel ! Et toi, pauvre radeau qui vogue au rythme des soubresauts du Père éternel, tu seras gentil de te contenter de garder le cap de tes ambitions, si cela n’est pas trop te demander !

 

Fais comme tu le sens : obéis ou désobéis, selon ton humeur, selon le courant de pensée auquel tu as envie de te référer, mais, de grâce, ne t’arrête pas de ramer, et rame si possible dans le bon sens, car n’oublie pas qu’il ne te sera jamais toléré le moindre virement de bord !

 Que faire ? Obéir d’abord, pour avoir désobéi dans les règles du jeu ?

 Ou bien désobéir tout de suite, afin de gagner du temps ?

 

 Je devrais lui parler, me confronter à lui.

 

 Mais c’est chose impossible : il me ridiculiserait, élèverait la voix et m’enverrait peut-être me coucher sans dessert ! Il est le chef de famille. Vous rendez-vous compte de ce que cela signifie ? Ça ne se discute pas, un statut pareil ! Surtout pas à quinze ans ! Lorsque tu es mineur, tout ce que tu peux penser, ou bien élaborer, se range systématiquement du côté de la pensée mineure. Tout comme l’on peut distinguer, par exemple, l’art majeur, d’une part, et l’art mineur, d’autre part. Alors je me tais, et j’écris.

 

 L’écriture, c’est le prolongement de ma chambre trop petite. C’est la porte ouverte sur le monde. C’est la permission de minuit nuit et jour, vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! Plus d’autorité subie. Plus de règlement auquel se soumettre. La liberté !

 Ni dieu ni maître !

A un tel point que, après quelques pages d’écriture, emporté par l’élan de la liberté totale, je ne peux contenir quelques tentatives de rébellion bien réelles, celles-ci, et cela au détriment de ma pauvre mère, chez qui, hélas, l’autorité est moins naturelle et plus fébrile.

 

Où est –elle, que je me venge ?

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 03. Le climat familial
commenter cet article
18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 22:00

 

carnet-correspondance.jpg

 

Au collège, il y avait un truc génial : le carnet de correspondance. C'était un carnet en couleur, avec une couverture cartonnée sur laquelle il fallait mettre sa photo, et des feuilles détachables à l'intérieur, pour quand on était absent.

Les profs y inscrivaient la moyenne du trimestre, ainsi que leur appréciation : "peut mieux faire", "n'est décidément pas fait pour le sport", "ne fournit aucun effort manifeste", etc.

C'était bien, le carnet de correspondance.

annuaire gratuit

D'autant plus que moi, j'étais délégué de la classe. Alors, parfois, je les avais tous avec moi et je pouvais les feuilleter autant que je voulais.

 

C'est comme ça que je pouvais tout savoir de mes petites préférées : leur date de naissance, leur deuxième et parfois troisième prénom, la date de leurs règles douloureuses ...

 

Maintenant que je suis sur over-blog, que j'ai l'impression de retourner au collège rien qu'en écrivant ces quelques misérables mots, je me rends compte que ce n'est plus les jours d'absence, qui importent, mais les jours de présence !

Sur le web, il faut signer un peu partout son avis de passage, sa feuille de présence, son adhésion au club du popotin et de la mise en ligne ...

Ces feuilles de présence, ce sont des annuaires de référencement. Sans eux, aucune note ne pourra m'être attribuée ! Vous rendez-vous compte ? Je quitte l'école à l'âge de vingt-deux ans parce que je ne supporte plus le fait de devoir être sans cesse évalué, et voilà que j'y retourne !

Triste vie ! Triste recommencement !

annuaire gratuit

En fait, on a beau être fier de soi, c'est encore au travers le regard de l'autre que l'on existe le plus.

 

Donc, ci-dessous, les avis de passage de Charlie Bregman, jeune élève en référencement :)

 

 

 

referencement gratuit 

 annuaire gratuit lebonclic 

meilleur site

annuaire de blogs

 logo lamoooche annuaire rss 
 

 

 

Annuaire tout ce qu'il vous faut
http://toutsequivousfaut.myblox.fr/

 

 

 

Annuaire gratuit Compare le Net

Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans Carnet de correspondance
commenter cet article
18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 00:03

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

 

 
 Donc, pour être un homme, si je suis le mode d’emploi à la lettre, c’est très simple : ne jamais se retourner, ne pas se poser la moindre question et ne pas faiblir, « aller de l’avant » coûte que coûte, et ne pas avoir le moindre état d’âme. Ne pas avoir la moindre hésitation, et ne pas avoir le moindre remord, et puis, surtout, ne pas se soucier des autres parce que les autres, eux, ne se soucieront pas de toi. Une espèce de « donnant-donnant » à l’échelle de tous les rapports humains, en quelque sorte : tu te méfieras des autres, tu seras lucide et tu verras clair en leur jeu. Et, avant toute chose : tu te méfieras de tes propres amis, car ce sont les personnes les mieux placées pour te donner le coup de poignard qui ne peut se donner que de près !
En résumé, et pour clarifier la donne : considère-toi non pas comme un être humain, mais comme une marchandise. Lorsque tu auras compris cela, tous les grands principes de base, tu les auras assimilés. Si autrui s’intéresse à toi, c’est que la marchandise que tu représentes à ses yeux lui procure confort et intérêt. C’est aussi simple que cela : pour tes amis, tu es une marchandise intéressante ; pour les autres, tu es une marchandise dont on ne tirera rien. Lorsque tu passes d’un statut à l’autre, ça donne la sympathie … ou bien la trahison, suivant le sens dans lequel cela s’effectue.

L’homme est un loup pour l’homme. Et si jamais tu ne l’acceptes pas, sache au moins que l’homme est le seul animal qui sache exploiter l’homme par l’intermédiaire d’un autre homme. Aïe.
 
Heureusement, dans cette jungle existentielle impitoyable, je possède un refuge : ma chambre, dans laquelle je peux m’isoler à volonté, sans n’avoir rien à demander à personne.

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 03. Le climat familial
commenter cet article
17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 00:03

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Il sait tout faire, a tout appris tout seul, et ne doit rien à personne.
Il sait non seulement planter un clou, mais également acheter des appartements pour les refaire complètement, en arracher les moquettes et les tapisseries, en abattre les cloisons pour en reconstruire d’autres, remplacer les appareils sanitaires, poser le carrelage et la faïence, faire du béton, refaire les seuils des portes, monter des murs, y poser une charpente puis une couverture, tirer des fils électriques, faire du plâtre, repeindre des façades entières de maisons, planter des arbres, tailler des haies, tondre la pelouse … Le week-end, au lieu de fréquenter les églises, mon père arpente les allées mal rangées des magasins de bricolage. Si certains apprennent par cœur leur missel, lui, préfère potasser les « fiches conseils ». Et si, pour d’autres, le bricolage traîne derrière lui une connotation quelque peu péjorative, pour mon père, ce sera tout le contraire : car bricoler, c’est exister !
Selon lui, on ne vit pas pour avoir, et on ne vit pas pour être : on vit pour faire !
 

Une fois que l’on a terminé de faire, on détruit et on recommence.

 Un  peu comme aux legos.

 

 Sauf que mon père ne joue pas, lui : il « travaille » !

 


(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 


 

 

Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 03. Le climat familial
commenter cet article
16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 00:02
La relativité des choses (chapitre 2 épisode 5)
 
 
 
[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Schtroumpf alors !

Finalement, on m’entraînera de force vers un dépistage d’alcoolémie qui ne servira à rien. On me demandera si je me sens bien. On s’inquiétera de mon avenir, on s’informera de mes antécédents, on me conseillera un psychiatre très réputé, et l’on me fera donner mon approbation sur l’éventualité d’un internement en maison de repos …
 
Et puis, enfin relâché, en pleine nuit et en plein hiver, livré à une autonomie sans domicile ni relation, je n’aurai alors d’autre solution de survivre que de me servir de mes lamentables écrits comme éphémères combustibles.
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

 

 

 

Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 02. Le travail des écrivains
commenter cet article