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Conciergerie

 

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Couloirs

Heures de colle

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 20:45

 [Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Je mérite une punition, c’est évident. Un truc sévère, un plaisir en moins ou une privation en plus, mais je ne peux pas continuer comme ça, à me gaver de fausses existences du matin au soir, bon sang ! Je fuis le domicile familial en prétextant une sortie de pêche qui n’existe même pas, je paie un ticket pour la séance d’un film que je ne regarde même pas, je passe tout l’après-midi avec une fille … avec qui je ne pêche même pas, et voilà que je m’invente une expérience de pêcheur … que je ne possèderai sans doute jamais !
Suis-je donc devenu fou ?
N’ai-je donc pas toute ma tête ?
Suis-je donc à ce point envouté ?
– Mangez sans moi ! j’articule. Franchement, toucher des vers toute la journée, ça ne met pas forcément en appétit …
Un haut le cœur somatique virulent vient ponctuer cette unilatérale décision. Blanc comme un œuf sur le point de monter en neige, je me précipite dans le donjon de nos toilettes, et là, agenouillé devant le grand Trône de la vraie vie, je renvoie à Mère Nature le peu de poison verbal qui me restait encore à distiller, en hommage à ces petits poissons qui n’ont peut-être rien à manger, là-bas, de l’autre côté des tubes et des canalisations.


Devant le Maître

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 19:57

La métamorphose du pire (chapitre 41 épisode 6)  

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

  


Arrivé avec la fringale, je ressens maintenant comme une espèce de dégoût insubmersible, qui me monte irrépressiblement aux lèvres. Une espèce de dégoût psychosomatique au fait de n’avoir rien mangé depuis midi, sans doute … Ou bien une espèce de dégoût envers cette hypocrisie qui me gagne ?
Est-ce le fait d’avoir passé cinq heures en compagnie d’une femme, qui fait de moi un être maintenant truffé d’hormones féminines ?
Mensonges, hypocrisie, bavardages à outrance, manipulations diverses et variées, comédies en tous genres et foutages de gueules … Nom d’un point noir ! Me serais-je métamorphosé en odieux personnage ? Serais-je devenu le pire des hommes ?
Du bonobo heureux à l’ordure la plus infâme, dix minutes de bicyclette auront donc suffi ?
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

Je suis une ordure !

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 20:37



[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

Un singe en rivière

La braguette de mon pantalon encore ouverte, l’allure tout échevelée, l’œil larmoyant et le souffle haletant, je n’avais aucun accessoire qui allait pouvoir jouer en ma faveur. De plus, quand ma mère s’apercevrait de l’état de mes habits, une bombe nucléaire allait inévitablement s’abattre sur moi et j’allais pouvoir dire adieu à mes petits atomes crochus avec Marina.
Feindre la contrariété, l’agacement, et l’énervement était encore la meilleure stratégie à adopter. Faute de mieux, je fis mine de me sentir les doigts censés avoir une odeur de poisson, et lâchai un soupir très irrité en dodelinant la tête dans tous les sens :
– Je ne suis pas prêt d’y retourner ! Qu’est-ce que c’était nul ! En plus, dès que ça mord à l’hameçon, tu crois que c’est gagné, hein ? Eh ben non ! Non seulement des fois, tu ressors un hameçon avec rien au bout, mais en plus, quand tu as la chance d’avoir chopé un volontaire pour l’assiette, il faut le mesurer dans tous les sens pour bien être certain d’avoir le droit de le garder ! Bref … A chaque fois que tu en manipules un, en plus d’avoir son odeur qui te colle à la peau pour le reste de l’après-midi, tu dois te farcir la frustration de devoir le remettre à l’eau ! Tu parles d’un intérêt ! En plus, ils le savent, les poissons, que tu ne peux rien leur faire ! Ils te regardent comme ça, avec un œil hagard qui a l’air de se foutre de ta tronche, ils simulent la paralysie, et puis dès que tu les relâches, ils font des bonds partout autour de ta canne à pêche, et même que tu es obligé de leur lancer des cailloux pour qu’ils aillent voir ailleurs et qu’ils n’empêchent pas les autres de venir voir ce qu’il se passe au bout de ton hameçon !

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 22:46

L’électron fou (chapitre 41 épisode 4)


[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

Singe qui peut !
A force d’avoir voulu faire le bonobo devant Marina, j’en étais pitoyablement réduit à en poursuivre mes singeries aux yeux de tous. Sur mon vélo, démarré avec autant de classe que s’il s’était agi d’une trottinette, je dus refaire mes lacets en équilibre périlleux, le menton sur le guidon et les fesses comme balancier, et renfilai mon sweat à l’endroit, me découvrant des talents indéniables pour la conduite à l’aveuglette, et ce, sur un parcours de presque cinquante mètres.
Cinquante mètres sur lesquels je faillis buter trois fois sur un trottoir, dont une fois sur celui de l’autre côté de la chaussée, déchirer l’aile d’un automobiliste de mauvaise augure qui me prit alors à parti pour une prise de bec, écraser deux pigeons trop confiants et un chat de gouttière qui aurait mieux fait de rester sur son toit, et jouer aux quilles avec un attroupement de quatre grands-mères mal rangées visiblement bien décidées à s’accaparer les deux tiers de la chaussée !
– Bandit !
– Voleur !
– Scélérat !
– Chenapan !
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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 12:37

Le réveil des bonobos (chapitre 41 épisode 3)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

 

 

 

Chap 41 - Episode 3

 

 

 

Sur le chevet du lit de Marina, il y a une photo de Patrick Bruel dans un cadre.
Derrière la porte de sa chambre, il y a un poster de Patrick Bruel grandeur nature.
Sur tous les murs de la chambre, il y a plein de photos de Patrick Bruel : Patrick Bruel chanteur, Patrick Bruel acteur, Patrick Bruel charmeur …
Un frisson de jalousie me parcourt l’échine. Je pourrais exiger la suppression de cette idolâtrie inutile sur le champ, non ?

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 22:20

Proposition indécente (chapitre 41 épisode 2)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

Quand je vous disais que l'adolescence, c'est le réveil des chimpanzés !

 

Du coup, avec le gorille, l’orang-outan, et donc le chimpanzé, le bonobo est ce que l’on appelle un « grand singe » : un singe anthropoïde, sans queue. Et bien évidemment, comme le chimpanzé, 98% des gènes contenus dans les chromosomes du bonobo sont identiques à ceux de l’homme, ce qui valide la théorie d’un ancêtre commun.
Les bonobos vivent essentiellement au nord de la république démocratique du Congo. Ils vivent paisiblement en groupe, d'une centaine d'individus, la plupart du temps dans les arbres, mais ils n'en passent pas moins un cinquième de leur temps debouts.
Leur nourriture, essentiellement végétarienne, se compose de fruits mûrs, de plantes, et parfois d'insectes. Ils savent également utiliser des brindilles et des feuilles en signes de piste, notamment pour s'orienter dans la forêt.
 
Cependant, si le reportage animalier vers lequel je vous oriente comporte un intérêt inestimable, ce n'est pas tant pour leur comportement alimentaire ou leur capacité à faire des courses d'orientation sans boussole.
 
En effet : les bonobos sont des chimpanzés dont le comportement social est entièrement basé sur ... la sexualité.
 
 
 
 

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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 14:24

La séance des impatiences (chapitre 41 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Et dire qu'elle est plus grande que moi ...
Sauf que là, devant l’affiche du film, il y a ma Marina, habillée en jupe courte, avec des jambes interminables à en faire pâlir tous les automobilistes un peu distraits, et même si, à côté de Paul Hogan, je fais pourtant pâle figure, c’est vers moi que cette starlette de la grande vie s’avance, pour m’embrasser goulûment devant toute la clientèle de l’après-midi : une vingtaine de témoins oculaires qui iront bientôt se répartir parmi les deux séances proposées par ce petit cinéma municipal et subventionné.
Encore stressé par la menace paternelle qui plane au-dessus de moi, je ne peux m’empêcher d’observer un à un chacun des visages qui nous entourent, mais, très vite, le bonheur de retrouver enfin mon grand amour l’emporte sur les méfiances et les soupçons, et je me laisse succomber au charme d’un voyage langoureux d’une saveur inégalable.
 
 
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 20:32

Métaphysique des cycles (chapitre 40 épisode 5)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


Par dépit, je jette un œil à ma montre, et lui fais remarquer que chien ou nana, pour le moment, mon souci, c’est plutôt d’arriver à l’heure à la séance :
— Tu m’ouvres ?
— C’est quoi, votre film ?
— Indiana Jones et le Tetris infernal, je réponds par-dessus l’épaule.

Silence.

Je me retourne, et je rectifie :
— Crocodile Dundee. Deuxième niveau !
Le sourire illumine à nouveau son visage, et il s’exclame :
— Tu me diras si le film est bien ... pour savoir si ça vaut le coup de pirater le jeu !

Soupir.

 
 
 
 
 
 
 
Chap 40 - Episode 5
 
 
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 22:03

Des longueurs d’onde (chapitre 40 épisode 4)

 

 

— Pardon ? je m’insurge.
— C’est pas avec elle que tu vas pouvoir jouer à Arkanoïd, tu sais ! Elle n’a même pas d’ordinateur, chez elle !
Arkanoïd ?
— A Tetris non plus, d’ailleurs ! Et encore moins Indiana Jones !
— Mais enfin ! On ne sort pas avec une nana pour faire des jeux d’ordi avec elle …
— Je sais ! Et c’est bien pour ça que je te dis que ça ne sert à rien ! La preuve, tu es obligé d’aller au cinéma un samedi après-midi pour ne pas t’ennuyer avec elle !
Je regarde Chichi.
Je regarde Florent.
Je regarde Chichi, je regarde Florent, et je fais, sur un ton complètement blasé :
— Ton chien est en train de s’étouffer en bouffant de l’herbe !
Florent le regarde à son tour, s’en empare et le secoue dans tous les sens pour le faire recracher son repas végétarien, et puis il me fait :
— Tu verras … Une nana, c’est encore plus de soucis qu’un chien !
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

Une nana, c’est encore plus de soucis qu’un chien !

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 19:40

J'avoue (chapitre 40 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— Wif, wif, wif !
Chichi a traversé la propriété en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ce petit caniche haut comme trois pattes, pour faire bonne figure et se donner bonne conscience, essaie toujours de se donner un petit air méchant pour faire fuir les voleurs.
 

Monstres de compagnie

— C’est moi, c’est moi … Lâche-moi, tu veux ?
Ce con ne doit pas aimer mon parfum. Ou alors c’est que j’en ai trop mis.
Ou alors Chichi est une chienne et elle me fait une crise de jalousie.
— C’est un chien ou une chienne, ton chien ? je demande à Florent, qui arrive en pantoufles et les cheveux tout ébouriffés.
— C’est un mâle. Qu’est-ce que tu fais par là ?

 

 
 (pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
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