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Conciergerie

 

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Heures de colle

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 23:17

Filature discrète (chapitre 40 épisode 2)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


Filature des ados

 
Sauf que la filature s’avère tenace. Le fourgon, haletant comme un gros monstre en colère, me suit au ralenti, les roues, tant bien que mal, nichées au fond du caniveau.
Mon père est meilleur en maçonnerie qu’en discrétion. Même au moment où je m’arrête sur le bas côté pour simuler le déraillement, le voilà qui vient se stopper à un mètre derrière moi, se croyant à l’abri des grands reflets ensoleillés qui couvrent son pare-brise.
— Coucou !
Pas de réponse. Cet être inquiétant qui est mon père doit être en train de se demander s’il me livre à la police ou bien aux ours.
S’il obtient la preuve que j’ai menti, je suis perdu.
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 22:49

Philosophie sans compagnie (chapitre 40 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Je jette un regard entendu à Benjamin. Inutile d’aller plus loin. Que les orgueilleux se dépatouillent d’eux-mêmes, après tout ! Qu’ils se sortent tout seuls de la bourbe dans laquelle ils aiment tant se perdre ! On a beau être plus forts à plusieurs, certaines évidences ne le sont pas pour tout le monde !
C’est quoi, l’amitié, pour eux ? C’est se voir bien habillé, uniquement lorsque tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, rigoler de quelques blagues déjà bien récitées, et boire quelques alcools dans des verres bien propres ?
Pour les jours d’épreuve, les heures de labeur, les minutes désespérées, il faudrait alors préférer la solitude ? Faire face les épaules hautes, le sourire jaune et le masque du mensonge au visage ?
Porter sa croix tout seul ?
Pour être fier de quoi ? Fier de ne rien avoir échangé avec les autres, et ce, durant toute une vie ? Fier d’avoir fait route seul ? De ne pas avoir voulu s’ouvrir aux différences des autres, à leurs modes de vie différents, à leurs propres visions des choses ?
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 

Mordra-t-il à l'hameçon ?

 

 
 
 
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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 22:56

La météo devient plus favorable (chapitre 39 épisode 8)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


 
Exaspéré, mon père se tait. Il pousse un gros soupir et - signe qui ne trompe jamais – baisse les bras.
 
J’ai gagné.
 
 

I'm singing in the rain ...

L’orage va encore éparpiller quelques gouttes, mais déjà, les nuages se dissipent et le soleil commence à pointer.
Rester stoïque. Ne pas sourire. Ne pas savourer sa victoire.
Rester dégoûté jusqu’à que tout soit terminé.
Lui laisser l’illusion de la victoire, afin qu’il me laisse la liberté sauve !
 
Je mâchouille ma fourchette vide, les yeux dans le vide et en position stationnaire en bas à gauche.
Exprimer le dépit. Le dépit et la soumission.
Se rendre et attendre le coup de grâce.
Les grands tyrans ne laissent généralement la vie sauve qu’à ceux qui les laissent pleinement savourer leurs victoires :
— Il n’a qu’à faire ce qu’il veut ! De toute façon, on ne peut jamais rien leur demander ! exagère-t-il. Ça ne changera pas à l’habitude ! Qu’est-ce que tu veux que j’y fasses ? Je bosse comme un malade toute la semaine et je ne leur demande jamais rien, mais ce grand bobet préfère aller pêcher le poisson … Pfff … On se demande, des fois, pourquoi on fait des gosses …
 
 (pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 21:15

A propos de ces petites choses essentielles (chapitre 39 épisode 7)

 


[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Et si je venais à mourir, le cœur tout sec, avant l’âge de vingt ans ? Si la maladie foudroyante s’abattait au sein même de mes gènes, au plus profond de mes organes les plus essentiels ? Si un accident de voiture m’arrachait sans préavis, à mon destin de grand riche sorti des grandes études ?
Qu’est-ce que j’en tirerais, de tout ça ? Que me resterait-t-il de cette vie-là ? De ces amours passées tout prêt de moi, à m’effleurer le désir et m’appâter le plaisir ?
 
Le bonheur n’existe que dans le moment présent : lorsqu’il est ici, qu’il te sourit, qu’il te tend la main et qu’il t’invite au cinéma des grands moments et des immortels souvenirs.
 
Se regarde-t-il au moins en face, lui, donneur de grandes leçons, quand il se promet la retraite à cinquante ans et les rentes qui tombent toutes seules ? Ne voit-il pas briller, au-dessus de son grand crâne de grand chauve, l’illusion qui aveugle tous ceux dont le courage manque, pour enfin regarder la vie en face ? N’a-t-il pas l’audace de se retourner, une fois pour toutes, vers ses erreurs ? Ne voit-il pas tout ce gâchis prévisible d’avance, à sans cesse reculer le moment des vendanges de ces petits moments de bonheur, de ces petits instants si fragiles et si précieux à la fois, qui, seuls, demeurent capables de t’assaisonner la vie pour la rendre, au moins, digeste ?
Que fuit-il, dans ces centaines d’heures de travail ? De quoi veut-il se punir ? Quelle rédemption s’est-il affligé ?

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 

Fête des noeuds

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 22:55

Désillusions sur table (chapitre 39 épisode 6)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
— Quand tu vas te rendre compte, dans la vie, que tu ne pourras pas jamais te payer tout ce dont tu disposes sous ce toit, tu vas vite comprendre que les basses tâches manuelles, il faudra que tu t’y mettes comme tout le monde ! Les mains dans le cambouis, les doigts attaquées par le ciment, la tête pleine de poussière et les habits pleins de peinture, tout ça, tu n’y échapperas pas ! Car c’est ça, la vraie vie ! C’est des semaines de soixante heures, et plein d’emmerdes qui t’attendent dès que tu rentres du travail ! C’est des impôts qui t’attendent dès que tu rentres de vacances, et encore … des vacances, encore faut-il que tu puisses t’en payer ! Parce qu’il ne faut pas croire, tout le monde ne part pas en vacances ! Il y en a beaucoup plus qu’on croit, qui sont obligés de rester chez eux toute l’année, à bouffer des feuilletons télé, à s’empinarder avec des mauvais vins de premier prix, ou des champagnes au rabais, du genre de ces épouvantables vins blancs qui te mettent le mal de crâne dès la deuxième gorgée ! Tu crois quoi, toi ? Qu’avec tes bonnes notes en maths et tes bonnes appréciations, tu vas échapper à toutes ces inévitables étapes ? Tu crois que parce que tu veux garder les mains propres et le costume bien repassé, tu vas passer au travers de tout ça ?
 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 

Après le marteau et l'enclume ...

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 21:50

Heimlich (chapitre 39 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Hélas, la coupe est pleine. Mon père se lève subitement de sa chaise, et entre dans une colère terrible.
Une colère noire.
Une de ces colères que même le ciel quand il est tout noir et qu’il fait de gros éclairs qui illuminent des montagnes entières comme des vulgaires morceaux de papier, il ne peut pas rivaliser avec !
 

Tous aux abris !

Virginie diminue aussitôt de deux têtes, telle la tortue qui n’aurait pas d’autre carapace que cette bonne vieille table, en bois massif, contre laquelle il ne tentera sans doute rien. Benjamin, lui, se dépêche de terminer son assiette avant qu’elle ne vole en éclats, et avale tout rond deux énormes bottes de pâtes, dont la grosseur n’est qu’à deux doigts de celles tolérées par Heimlich ! Ma mère, elle, tressaille de frayeur et tente aussitôt de faire de son mieux pour calmer le démon qui vient de s’emparer des nerfs de notre pauvre père.
 
Je ravale difficilement ma salive, devenue aussi sèche que du monoxyde de trouille à assimiler par voie orale, et je sens ma gorge se nouer, pour que je cesse enfin de jeter mes prétextes visqueux sur les paroles incendiaires qui s’emparent maintenant de toute la cuisine.
 
Les yeux lui sortent des orbites ; il montre les dents comme un ours à qui l’on vient de présenter l’amuse-gueule que je suis ; il tape des poings sur la table qui, heureusement pour Virginie, tient encore bon ; il agite sa serviette de table comme un filet de gladiateur romain ; et voilà qu’un flot interminable de remarques trop longtemps contenues, de mots accumulés, de syllabes jamais digérées, se déversent sur moi comme un torrent de boues qui n’a que faire de ce petit corps frêle et tremblotant que je suis, et qui n’a pour défense, qu’une fourchette à quatre branches, une fronde constituée d’un simple et unique spaghetto, et de trois misérables champignons, peinturlurés de tomate, en guise de munitions.
 
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 00:04

Taureau cloué et papillon sans ailes (chapitre 39 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Vite !
Aux abris !
Ou donnez-lui un calmant ! Administrez-lui sa dose de sédatif ! Faites-lui miroiter des nougats, des chocolats, une petite fiole de cognac ou d’armagnac ou de je ne sais quoi encore ! Avouez-lui tout de suite que c’était une blague, que c’était pour surprise sur prise, qu’il y avait une caméra cachée dans les spaghetti et qu’il va bientôt passer à la télé ! Proposez-lui un bulletin de loto gagnant, les clés de sa nouvelle Ferrari, un titre de propriété pour une île déserte en plein Pacifique, ou une grosse boîte de cigares de Fidel Castro !
Mais moi, ce n’est pas mon jour de chance. Je n’ai rien de tout ça, et en plus, mon père, il ne fume même pas. Au lieu de fumer, il fulmine.
La colère sort de tous les côtés, et par tous les trous, il n’y a rien qu’à voir ses narines : ce sont des naseaux ! Et même qu’il ne lui manque plus qu’un percing pour qu’il fasse sensation dans une arène.
 

Olé ! Oh là ... :(

Ma mère s’en mêle :
— Quoi ? Tu refuses d’aider ton pauvre père ?
Oh là là ! C’est un vrai cauchemar ! Si j’arrive, par je ne sais quel miracle, à me faufiler jusqu’à une place assise dans ce fichu cinéma, je vais voir débarquer les gendarmes et ils vont m’emmener en prison ! Je serai accusé de la plus haute trahison, exilé en pleine mer ou au bagne à Cayenne, là où on casse des cailloux à perpétuité, et même que si tu t’en évades et que tu ne t’appelles pas Papillon, il y a des vagues énormes qui te renvoient contre les rochers jusqu’à ce que tu en meures comme si on était en train de te lapider.
Ou bien on m’enverra à l’échafaud. Et toute la Nation chantonnera « ah, ça ira, ça ira, ça ira ! Il n’avait qu’à pas aller au cinéma ! »
 
 

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 20:53

Zigouigouis et gribouillis (chapitre 39 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
 

Mon père, ce rouleau compresseur ...

Bredouillements, borborygmes, gribouillages, zigouigouis et autres gargouillis.
En une seule phrase pleine d’onomatopées macaroniques, j’évoque toute la difficulté d’exprimer ou de dépeindre tout l’amour que j’ai pour Marina.
— Enlève ta fourchette de la bouche, quand tu parles ! intervient ma mère.
Je les regarde un à un, implorant tour à tour celui ou celle qui voudra bien se ranger à mes côtés, mais il faut reconnaître que jamais je ne me suis senti aussi seul à table qu’avec autant de monde !
Benjamin et Virginie me regardent également avec des yeux plein d’étonnement, dans l’expectative d’une explication que je ne parviens pas à exprimer :
— Eh bien … Ce n’est pas que … Il n’y a rien de vraiment arrêté, mais, vous comprenez …
Des grosses gouttes de sueur perlent sur mon front, et mes spaghettis refroidissent dans mon assiette. Un mauvais sortilège a dû m’affliger d’un transfert de calories, je ne vois pas d’autres explications.

 

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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 20:53

C’est trop injuste ! (chapitre 39 épisode 2)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Les devoirs, tout ça, c’est de la gnognote. Ce sont des stratagèmes destinés à faire croire que les profs ont quelque chose à faire de leur journée, quand ils arrivent dans leur classe, le matin. Faire ses devoirs, le week-end, ne dispense pas d’un petit travail d’intérêt général le samedi.
Car, « t’es dispo ? », en abrégé, ça donne : « T.I.G. ! »
Travail d’intérêt général.
Comme à l’armée.
Comme en prison.
Comme pour les repris de justice.
 
Mince !
C’est le bon dieu qui m’a puni ! J’aimerais bien trouver un confessionnal au plus vite, m’absoudre de mes péchés, et qu’on me libère de cette épreuve soudaine dont je me serais bien passé !
Je sors de table dans un quart d’heures, dans trois quarts d’heure, j’ai rendez-vous au cinéma, et voilà qu’on me colle un T.I.G. ?
 
Un vieux souvenir d’enfance me revient à l’esprit, avec l’image de ce pauvre Calimero qui est toujours puni lorsqu’il ne le faut pas :
« — C’est trop injuste … »
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
 
 

 

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 21:35

Humain trop humain (chapitre 39 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

A midi, à table, quand Maman m’a demandé comment s’était passé le volley, je me suis bien gardé de lui raconter mes exploits … Il faut dire qu’il n’y a qu’un seul endroit où j’arrive à marquer des points : quand je suis au service.
C’est dommage, parce qu’au service, on n’y reste jamais pendant tout le match. Il faut tourner et faire tourner la distribution des rôles dans l’équipe.
Mais moi, aujourd’hui, au service, j’ai joué « un peu perso », si vous voulez … Un peu vengeur masqué, quoi. Sauf que je n’avais pas de masque, et que lorsque Jacky m’a regardé de profil et qu’il a dit « allez, vas-y, montre-leur que tu es le meilleur même avec ton bracelet de tafiolle ! », je n’ai pas pu m’empêcher de viser sa tronche.
 
 
 
 

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Il ne faut pas m’en vouloir, quoi ! C’est humain, non ?
 
Humain trop humain. Voilà. Je plaide coupable, et j’ai des circonstances atténuantes : je ne suis qu’un humain trop humain, avec des pulsions vachement basses et méprisables, tout juste au-dessus du fauve qu’on vient d’énerver, ou du gorille qu’on est venu chatouiller d’un peu trop près.
Humain un peu trop animal, quoi.
 
De toute façon, Jacky, qu’est-ce que j’y peux, moi, s’il est si sensible du nez ?
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
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