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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 12:00

... et triangulisme inévitable (chapitre 11 épisode 3)

 

 

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

 

Comment ne pas préférer dix minutes passées en compagnie d’une Bénédicte, plutôt que dix minutes de conversations qui pourraient se résumer à un :
— Passe-moi le sel !
— Non, ce n’est pas bon pour tes artères !
— Mais c’est dégueulasse, quand c’est pas salé !
— Ah, il faut savoir : tu te plains quand c’est trop salé, tu te plains quand c’est pas assez salé, ça ne va jamais, en quelque sorte !
 
Vous vous voyez vraiment vivre comme ça, vous ?
Vous vous voyez vraiment rester fidèle à un tel renoncement au bonheur ?
 
Pour moi, c’est évident. La fin du commerce triangulaire est à la source même du triangulisme inévitable.
C’est quoi, le triangulisme ?
 Comment ça, un néologisme ? Un néologisme, le triangulisme ? Vous rigolez ?
 
 

 

Triangulisme

(pour connaître ma définition du triangulisme, z'avez qu'à lire Vivement l'amour !)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 13:51

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


 
 
 
 
 
 
 

 

Nos mères à nous, à Jules, Bernard, Sébastien et moi, elles ne travaillent pas. Leur profession, c’est « mère au foyer », le travail le plus ingrat du monde. Un travail tellement dur qu’aucun syndicat n’a jamais osé vouloir s’en occuper. Un travail pour lequel tu n’es payé que de dépendance et de soumission. Je m’y connais, moi, en dépendance et soumission, parce que le professeur de français, en début d’année, comme il trouvait que j’avais besoin d’être un peu stimulé pour parler un peu plus souvent en classe, il n’a pas arrêté de me donner des petits exposés à faire devant les autres. Parmi ceux-là, il y en avait un sur la traite des noirs et le commerce triangulaire du dix-septième siècle : une époque où des bateaux du Havre, de la Rochelle, de Bordeaux et de Nantes, partaient avec des trucs de pacotille en direction de l’Afrique, pour pouvoir les échanger contre des hommes noirs. Ces hommes noirs étaient alors dirigés vers les Antilles ou les côtes du Brésil pour être échangés, à leur tour, contre du sucre, de la vanille, du cacao et d’autres produits très prisés et revendus très chers en Europe. Un commerce terrible, qui aura fait la fortune de bien des commerçants ! Pour un franc de marchandise achetée, le négrier faisait un bénéfice de huit cents francs.
Mais voilà. Le problème, c’est que l’homme a toujours eu besoin d’esclaves pour faire faire les tâches ingrates à d’autres que lui, et maintenant, le commerce triangulaire, c’est interdit.
 
 

Les femmes ont droit à la parole !

Les femmes, de sexe faible, ont donc hérité de cet honneur patriarcal à se soumettre corps et âme à leurs hommes, de sexe fort, érigés alors en chefs de famille indétrônables, et communiquant à coups de tonnerre et de nom de Zeus, et abusant d’un stratagème vieux comme le monde à vouloir comparer leur femme contemporaine, fatiguée et à la plainte facile, à leurs belles-mères modèles, calmes et sereines comme des saintes vierges bien dévouées à un curé de mari qui bénéficierait du privilège de pouvoir les honorer peu importe le moment et l’endroit, au gré de ses ardeurs et de sa bonne humeur.

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 00:11

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

C’est mal connaître Bénédicte !
 
 

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Un visage d’ange à qui l’on donnerait le bon dieu sans confession. Sans doute. Mais une maturité à rendre jaloux bien des femmes adultes, ça, vous pouvez en être certains ! Et moi, Bénédicte, je l’ai déjà vue bécoter avec des bien plus vieux qu’elle en dehors du collège, et croyez-moi que lorsque l’on y met la langue aussi loin qu’elle, on sait très bien ce que l’on fait !
Bénédicte est donc responsable de ses actes, tout autant que le professeur qui, lui, bénéficie aux yeux de tous d’un âge auquel on est censé pouvoir contenir ses émotions et placer des garde-fous autour de la morale et du bon usage de son sexe en société.
— Ça ne se contrôle pas, l’amour … j’ai dit.
Sébastien était outré. Mais enfin ! Il y a des règles ! Tu ne vas pas te taper ta sœur ou ta mère simplement sous prétexte que ça ne se contrôle pas, tout de même !

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

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