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Conciergerie

 

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Couloirs

Heures de colle

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 00:19

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

La nuit, quand Bregman tombe d’une falaise, il se transforme en oiseau ! Quand un loup lui court après, il se dit que ce serait bien mieux que ce loup ne soit qu’un chien, alors Bregman s’arrête de courir, il se retourne, et il dit au chien « retourne dans ta niche, sale cabot ! » et le chien retourne dans sa niche, sale cabot.
Des fois, le propriétaire du chien sort de chez lui avec un fusil, et tire à vue sur Bregman, mais Bregman, il ne meurt pas, parce qu’il est invincible, et il sait qu’il est dans un rêve, et aussi qu’il n’a pas fini de digérer le monoxyde de trouille de sa banane qu’il a encore avalée par les deux bouts, et même que s’il l’avait déjà digéré, le monoxyde de trouille, le vilain propriétaire ne la ramènerait pas comme ça, sa carabine à fléchettes ventouses, et ça ferait longtemps qu’il se serait barricadé chez lui de peur que le Bregman en colère ne vienne chez lui pour tout casser, la télé et les bibelots, les assiettes et la verrière, la voiture et la devanture, et peut-être même aussi la porte des toilettes, parce que c’est toujours pénible, d’avoir une porte des toilettes défoncée. On est toujours obligé de l’enlever, et après, on ne peut plus aller déposer la commission.
Ça peut rendre les gens dingues, de ne pas pouvoir déposer leur commission, il paraît.
Et le monoxyde de trouille, à côté, il peut aller se rhabiller.
 
 

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(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 00:19

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— Evidemment, que je te pardonne …
Un truc tellement nul, que ça a dû me faire rougir, tellement cette phrase était aux antipodes de ce que j’aurais dû dire si je n’avais pas eu la timidité de le dire !
Bravo, Bregman ! Continue comme ça ! Si tu veux être à la merci des femmes …
J’ai envie de remonter le temps dix secondes en arrière, de me censurer la débilité et de me bâillonner la mièvrerie. Quel idiot ! Et pourquoi pas lui proposer mon vélo, mon carnet de notes et mon compte en banque, pendant que j’y suis ?
 

 

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Ça me rend fou, d’être aussi con. C’est quoi ? C’est génétique ? C’est inné ? Ou bien c’est de l’acquis ? Qu’est-ce qui a bien pu me rendre aussi aimable envers les femmes ?
Le manque de femmes ?

 

 

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 00:19

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

 

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Mon amour avec Marina, que j’avais immédiatement visualisé aussi solide et prestigieux qu’un Titanic, venait de heurter l’iceberg de la plus terrible des hypothèses : Marina ne m’aimait peut-être pas.
 
Mon père me fit remarquer que nous étions au dessert, et qu’un peu de tarte aux pommes n’avait jamais fait de mal au moindre estomac, aussi contrarié pouvait-il être.
— Il n’est pas contrarié : il a mal au ventre ! s’empressa de corriger ma mère.
Mais l’intuition paternelle avait tapé juste. Je somatisais déjà à mort.
 
Je quittai la cuisine sans plus tarder, me changeai en deux temps trois mouvements en pyjama, et m’enfermai dans le plus grand silence, dans l’obscurité affreuse d’une chambre qui ne m’avait jamais paru aussi sordide.
Je me glissai dans la froideur désertique de mes épais draps froids, et fondis secrètement en larmes jusqu’à ce que la houle de mes idéaux se décidât enfin à prendre conscience de son naufrage. Là, sur l’île déserte de mon oreiller à l’effigie d’un Phileas Fogg du Tour du Monde en Quatre-vingts Jours, calme et inébranlable et ne perdant jamais son sang-froid, je sombrai enfin dans le plus profond et précieux des sommeils.

 

 

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 00:19

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 

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Chaque porte qui s’ouvrait, de n’importe quel bâtiment aux alentours, était devenue l’occasion d’une authentique décharge électrique, destinée à me raviver un cœur qui, ma foi, s’il avait été un navire, aurait dû depuis longtemps émettre un SOS à qui voudrait bien l’entendre, et jeter ses chaloupes de sauvetage à la mer ! Chaque silhouette apparaissant à un coin ou l’autre de mon angle de vue me dupa dix ou vingt fois, tant mon obstination refusait d’analyser cette donnée visuelle comme une vulgaire représentation d’un être qui n’avait rien à faire au sein de ma vie. Plusieurs fois, on me salua de loin ; mais ce n’était pas pour moi. Plusieurs fois, le concierge du collège, vieux et chauve, m’apparut, en l’espace d’une demi seconde, sous les traits de ma jeune et belle Marina !
Tous mes sens m’escroquaient l’impatience, chacun de mes gestes me trahissait : j’attendais Marina, et elle ne venait pas.
Même un maudit pigeon réussit à me berner plus d’une fois.
 
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