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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 20:20

Le maître des touches (chapitre 25 épisode 7)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 « — Je f’rai le tour du monde, pour voir à chaque étape, si tous les gars du monde, veulent bien m’ lâcher la grappe … »
 
Le poste envoie valser ses décibels, et moi je m’égosille en play-back dans la posture de Renaud, avec ma surchemise en guise de blouson.
 
« — J’irai aux quatre vents foutre un peu le boxon : jamais les océans n’oublieront mon prénom … Dès que le vent soufflera, je repartira … »
 
J’enfourche le tabouret de mon piano, et me l’approprie comme jamais je n’avais su le faire : mes doigts sonnent les notes là où elles ont le malheur de les trouver, mes pieds écrasent les pédales comme Alain Prost le ferait au volant de sa Ferrari, et me voilà le pianiste terrible des mercredis du brouhaha.

 

Chap_25_E7.jpg

 

 

« — Dès que le vent soufflera, je repartira … »
 
Je suis désormais l’enfant révolté des instants perdus contre lesquels on ne peut rien ! Le temps s’est arrêté ? Je vais le massacrer ! Je déteste le mercredi gaspillé ! Je haïs les toreros et les arènes espagnoles !
Que l’on me rende ma Marina illico !
 
 « — Hisse et haut … »
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 22:34

La lente traversée des mercredis (chapitre 25 épisode 6)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Cassette : "C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme, tatatin … Moi, la mer, elle m’a pris, je m’ souviens, un mardi …"
 
Pas d’imagination, pas d’inspiration.
Le mercredi, c’est le jour du ralenti, le jour où il ne se passe rien. Virginie et Maman sont en courses, et Benjamin est chez son copain d’en face.
Je suis seul à la maison, et je me demande si c’est un hasard, que je sois né un mercredi …
 
 

 

Chap_25_E6.jpg

 

" — Dès que le vent soufflera, je repartira … "
 
Le mercredi, on regarde le temps qu’il fait par la fenêtre, on sort le vélo s’il fait beau, on sort une boîte de jeu s’il pleut, mais de toute façon, il n’y a rien à espérer, car les mercredis, c’est fait pour les vies parallèles. Les à-côtés. Les vies qui ne comptent pas, ou plutôt, celles qui comptent pour du beurre. Les heures en dehors des heures. Faire du sport, se dépenser, s’oublier, battre un record de vitesse dont nul sera témoin, un record de longueurs crawlées qu’aucun maître nageur ne trouvera spectaculaire, un record de pompes ou d’abdominaux dont il ne restera que les crampes du surlendemain …
Les mercredis, ça se gaspille. Ça se croque sans réfléchir. Ça se dépense sans compter.
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 22:24

Sot métier (chapitre 25 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Bah … Les rédactions servent à apprendre à rédiger, c’est tout. Cette nouvelle, ce n’est ni plus ni moins une façon de nous tester sur comment on applique la grammaire et l’orthographe ! Ce devoir, c’est de la conjugaison appliquée, de la mise en phrase disciplinée !
 
Ecrivain, c’est un métier que je ne ferai jamais.
Trop dur. Trop pénible. Trop risqué.
 
 

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Monsieur, Antoine, lui, au moins, il nous distribue des notes, à la fin des devoirs, mais les écrivains, les vrais, ceux qui sont sérieux et qui passent à la télé, ils doivent toujours donner leur avis sur tout, sur les scandales politiques, sur le tiers monde, la peine de mort, les congés payés, tout ça. Et puis, parmi les journalistes, il y en a toujours un pour ne pas être d’accord, alors l’écrivain, il est obligé de se défendre, de s’énerver, d’enlever ses lunettes et brandir le poing, de se lever et de se fâcher tout rouge, et quand le public, il n’est pas d’accord avec lui, il se fait siffler, l’écrivain, alors il quitte le plateau télévisé hors de lui, et il rentre chez lui, et même qu’il y en a qui finissent par se pendre, et ceux qui ne se pendent pas, ils changent leur style d’écriture et ils ne se font plus plaisir en écrivant.
 
Ce qui revient au même, entre nous soit dit.

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 22:14

Idéal (chapitre 25 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Jules, Bernard et Sébastien, eux, ils disent que j’ai tort de ne penser qu’à Marina.
 
Ils m’énervent.
 
Ils disent que quinze jours sans avoir le moindre contact avec elle, c’est trop long, et que lorsqu’elle va revenir, elle en aimera un autre. Ils disent aussi que je me gâche toutes les vacances, à ne penser qu’à elle …
Et puis Sébastien, il dit que les nageuses, ça a toujours des épaules trop larges, et que si elle continue la compétition, un jour, si je me fâche avec elle et qu’elle m’en met une, je ne ferai pas le poids.
 
Gna gna gna.
Ils sont jaloux, et puis c’est tout ! Marina, c’est la fille la plus belle de tout le collège ! Elle pourrait se déguiser en fille laide, qu’on la trouverait toujours belle !
Et puis, je fais des pompes et je soulève mes haltères tous les jours, depuis qu’il m’a dit ça, Sébastien. Alors, qu’il se taise, au lieu de dire des conneries !
 
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 21:46

Mises en boîte (chapitre 25 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Est-ce que je focalise sur la boîte aux lettres, moi, par exemple ? Je tourne un peu autour de temps en temps, parfois les jours fériés, mais bon, c’est juste pour vérifier qu’il n’y ait pas un facteur qui fasse du zèle, juste pour lui dire qu’il faut qu’il rentre chez lui, pour le soulager du courrier qu’il est venu me livrer, mais aussi pour le rassurer que, après, personne d’autre ne lui en voudra, dans le quartier, s’il ne la termine pas, sa tournée !

Chap_25_E3.jpg

 

Oui. Je sais. C’est de la mauvaise foi, mais on gère comme on peut, voyez-vous ?
Figurez-vous que je ne suis plus vraiment moi-même, moi : depuis que Marina est en Espagne, c’est comme si le temps avait suspendu son vol !
 
Même les copains me l’ont dit, que je ne suis plus vraiment moi-même.
Là-bas, au quartier, c’est le branle-bas de combat. Tout le monde semble sur le pied de guerre, et ils ont même dû choisir un nouveau lieu de rassemblement : une grosse barre en fer posée sur deux piliers, séparant la chaussée du ruisseau qui dévale la montagne.
— « Rendez-vous à la barre demain à telle heure ! » ils se lancent, maintenant, en guise d’au revoir.
En face de la barre sur laquelle nous pouvons nous asseoir, de l’autre côté de la chaussée, il y a un terrain sur lequel est en train de se construire une nouvelle maison.
 
Un instant, j’ai eu la naïveté de croire que mes potes s’intéressaient à l’architecture et à la construction… Balivernes !
 

 

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 22:29

Espèce de zouave (chapitre 25 épisode 2)

 


[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
— Mais bon sang ! s’énerve-t-il encore. On ne va tout de même pas baisser les bras ! Si elle a voulu lire un Tintin, c’est qu’il y a de l’espoir ! Tout n’est pas perdu ! C’est à nous, de l’encourager !
Benjamin feuillette l’album et lui montre Tournesol qui débouche son cornet acoustique, envoyant un projectile dans l’œil de Monsieur Baxter.
— Franchement ! C’est pas hilarant, ça ?
Aucune réaction.
— Et là ? Quand Haddock essaie de faire retrouver la mémoire au professeur Tournesol ? Regarde ! Il se déguise en cavalier !
 
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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 18:55

Tintin en Espagne (chapitre 25 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

— Rien, rien …
— Tu parles tout seul ?
— Mais non …
— Ben si, je t’ai entendu parler tout seul ! On dirait que tu marmonnais ! Tu fais quoi ? Tu fais ta rédaction de français ?
— Oui, c’est ça. J’écris ma nouvelle. C’est l’histoire d’une sœur qui espionne son frère en faisant semblant de lire un Tintin dans son dos …
— Je ne t’espionne pas !
 — Moi, quand je lis un Tintin, je n’entends plus rien de ce qui se passe autour ! Si tu arrives à entendre que je marmonne, c’est que tu n’es pas dans ton Tintin ! Comment peut-on lire un Tintin comme ça ? C’est pas possible, ça ! Tu n’apprécies pas, ça ne peut pas être autrement ! Tu ne les savoures pas, les images ? Et les dialogues, bon sang ? Ne me dis pas que tu ne déconnectes pas du reste du monde pendant une demi-heure, quand même !
 
 
Milou court toujours !

 

 
 
 
 
 
 
Je lui remonte le Tintin contre la figure, pour en contempler la couverture :
Objectif Lune ?!
 
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