Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Conciergerie

 

ajouter-au-panier.png

 

 

Couloirs

Heures de colle

avatar

Tableau D'affichage

16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 23:31

Chute libre (chapitre 34 épisode 7)

 

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
J’ai eu un soubresaut terrible :
— Vous la connaissez ?
— Ben, ouais ! Je la vois tous les jours ! se moqua ma cousine.
Quel gaffeur je fais ! J’avais oublié qu’elles avaient été plus ou moins voisines, il y a quelques années …
— Tiens, tiens … ajouta-t-elle. Je lui dirai ça, quand je la verrai : je lui demanderai si elle s’entend bien, avec mon cousin !
Elle se tourna vers Peggy, et lui fit :
— La dernière fois que j’ai vu Sophie, je lui ai dit : Et mon cousin, alors ? Il n’est pas trop timide, avec les filles ? Elle a rigolé, et elle m’a fait : Non, non … Ça va …
— Ah, ouais ! s’interloqua Peggy. Je vois le genre !
 
Un brin de fierté me parcourut l’échine. C’est vrai ? Elle a vraiment dit ça, Sophie ? Ça veut sûrement dire qu’elle m’apprécie au moins un peu, ça …
Mireille me regarda en biais, et ajouta :
— Ben dis donc, tu ne t’embêtes pas, toi ! Tu ne prends pas les plus moches !
 
 

Pas de pot sur les peaux de banane !

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
 
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 34. Mireille et Peggy
commenter cet article
14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 21:02

Lancer une rumeur (chapitre 34 épisode 6)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 
J’aurais mieux fait de fermer ma grande gueule de gentil fauve bien dompté !

Dans la vie, soyez précis !

N’était-ce pas plus simple, de dire tout simplement, de la manière la plus plate et la plus banale, que je n’avais personne en vue ?
Non, ça, ça aurait été trop facile ! Au lieu de ça, il faut toujours que je mette les pieds dans le plat, que je tombe dans le piège à toute allure, à voix haute et à grands fracas !
Et comme l’exagération est encore la meilleure façon d’aborder, avec humour, ce qu’il est si difficile d’avouer, je n’ai pas pu m’empêcher de répondre par un demi mensonge, car mon cœur balançait alors doucement entre deux filles pleines de charme, à l’époque …
— Pour l’instant, j’en ai deux en vue …
 
Ça a fait l’effet d’une bombe. Bing !
Le secret a l’air encore plus terrible, maintenant ! Il faut lui tirer les vers du nez jusqu’au bout, quitte à l’obliger à en rajouter un peu ! Ce sera encore meilleur, s’il en rajoute encore un peu !

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 34. Mireille et Peggy
commenter cet article
12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 13:10

Les couilles de s'imposer (chapitre 34 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


 

Il ne faut pas se laisser abuser comme ça, par les nanas ! Surtout à cet âge-là ! Mais que voulez-vous ? Elles sont plus matures que nous, et elles profitent de leur avantage ! Que ferions-nous, à leur place ? Ne ferions-nous pas dix fois pire ?
La seule solution de survivre, c’est d’accepter leur domination. Faire miaou miaou, si c’est vraiment nécessaire, se laisser caresser même à rebrousse poil, remuer la queue et ne montrer les crocs, sourire, rigoler, et surtout, apprendre à les flatter, car ça sert toujours, dans la vie, de savoir flatter les petites gens qui ont plus de pouvoir que toi ! Et puis, si tu ne peux pas faire autrement, alors, surtout, se censurer ! Ne pas répondre à la provocation, ne pas céder à l’instinct de se débattre : se taire !
Carrément.
 

Censure motus et bouche cousue

Faire silence. Abstinence. Faire l’autiste et se barricader. Ne rien dire du tout.
C’est tellement mieux, avec les nanas, de ne rien dire du tout ! Celui qui ne dit rien, au moins, il ne risque pas de mentir, non ? Et puis l’imagination, c’est fait pour s’en servir, alors qu’elles ne se gênent pas ! Qu’elles se laissent gambader en toute liberté ! Qu’elles s’inventent des scoops ! Qu’elles me réécrivent l’adolescence, pendant qu’elles y sont ! Si cela les amuse … Si cela les occupe …
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
 
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 34. Mireille et Peggy
commenter cet article
9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 21:55

Cuisiner quelqu'un (chapitre 34 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Vexé, je surenchéris aussitôt par un « pourquoi pas » complètement anodin. Mais anodin, ça ne l’était que pour moi, car Mireille et Peggy se reconnectèrent immédiatement comme deux Dupondt entrant en phase offensive d’investigation policière, et se mirent visiblement en tête de me faire cracher un morceau que je n’avais pourtant vraiment pas encore dans le gosier !
— Tu as une copine ? s’égosillèrent-elles comme deux poules qui viendraient de pondre un oeuf d'or.
Tous les élèves présents dans les cinquante mètres alentour se retournèrent vers moi.
Fortement dérangé par une température du haut de la tête avoisinant les quatre vingt dix ou cent degrés Celsius, je mis mon cerveau en ébullition et fis la sourde oreille.
— Tu as une copine ! concluèrent-elles.
La vie privée des autres, rappelons-le, c’est toujours un régal, à redistribuer, au cours des conversations. Aussi, Peggy, profitant de sa position d’élément familial extérieur, comme toute psychologue qui se respecte, s’en mêla personnellement, en me cuisinant alors à sa méthode et à petit feu, aux fines herbes aussi fines que du gros sel.

Recette anthropophage

 

Me voyant déjà dans une impasse de laquelle je ne saurais pas me dépêtrer, je fis aussitôt marche arrière en annonçant que je me contentais de me reposer pour le moment :
— C’est la morte saison … ajoutai-je, évasif.
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 34. Mireille et Peggy
commenter cet article
7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 21:10

Si on jouait au docteur ? (chapitre 34 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

Quand nous avions respectivement huit et six ans, elle et moi, elle m’avait fait jurer que plus tard, nous nous marierions, et que si la famille nous forçait à nous marier avec quelqu’un d’autre, nous ferions semblant pour leur faire plaisir, mais que, pour de vrai, ce serait elle qui serait ma femme, et moi qui serait son mari, et que nous ferions plein d’enfants quand même sans en parler à personne, et nous continuerions alors à jouer au docteur derrière les fauteuils de la chambre de chez Papi et Mamie !
— Il faut vraiment que je jure ? j’avais dit.
— Tu es obligé. Sinon, je ne joue plus avec toi.
 
 

Chap 34 - E3 - ImageShack.us

 
 
 
J’avais regardé mon frère qui jouait tout seul dans un coin de la pièce et j’avais pensé que ce ne serait pas bien grave, de jurer, pour qu'elle me fiche enfin la paix, parce que j’aurais bien aimé faire une tour en legos avec lui, moi, mais elle m’avait attrapé la main, et elle avait fait :
— Tu dois cracher dans ma main, là où j’ai craché d’abord, on mélange nos salives, et on les goutte tous les deux ! Comme ça, nous sommes liés par les liens de la salive !
 
A l’époque, j’étais trop petit pour lui dire qu’elle en débitait beaucoup, des âneries, avec sa salive.
Dommage.
 


(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 34. Mireille et Peggy
commenter cet article
5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 11:55

Des montagnes et des hommes (chapitre 34 épisode 2)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Mais la vie, ce n’est pas de la course de haies ! C’est cela, qu’elle ne veut pas comprendre, ma cousine ! La haie, la vraie, celle qu’il faut franchir et surmonter, elle est unique, en son genre, et puis elle est haute, elle est un défi, et surtout, elle ne se brade pas, ne s’abaisse pas, ne se fait pas facile comme une fille qui aurait peur que les garçons qui passent la laissent sur le bord de la route !
La vraie haie, c’est parfois la falaise qui te barre la route, le mur dressé contre ta plus idéale progression, le seul obstacle insurmontable qui te donne cependant l’assurance de croire qu’il est peut-être à ta taille !
 
Des montagnes et des hommes
 
Plus les haies sont semblables, plus elles ont la même allure, le même regard, et la même odeur, moins leur franchissement te valorise ! Plus elles se font pareilles, identiques, impersonnelles, moins elles te flattent !
Plus tu as l’impression de pouvoir les sauter aisément, moins tu t’y attaches ! Car l’on ne s’attache qu’à ces petites choses qui savent se faire exclusives … Moins ce sont les tiennes, les haies, plus tu te trompes de voie, et plus tu te trompes de voie, plus tu te disperses, et plus tu te disperses, moins tu as de chance d’arriver gagnant à l’arrivée !
 
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
 
 
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 34. Mireille et Peggy
commenter cet article
2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 23:07

Course de haies (chapitre 34 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

J'ai les z'abeilles ...

 

— Comment vous vous appelez, déjà, Monsieur ? demandait mon grand-père.
Ken donnait son prénom, mais comme celui-ci ne correspondait jamais avec le dernier Ken affiché en date, mon grand-père le considérait comme suspect et arrogant, et lorsque ma cousine lui demandait ce qu’il en pensait, il lui répondait :
— Oh, tu sais, moi … L’autre, il était bien, non ?
 
Voilà pourquoi, en parlant de la pluie et du beau temps, des profs et de l’emploi du temps, avec ma cousine, on en arriva inévitablement à parler de ce qui lui tenait le plus à cœur : les conquêtes.
Car aimer, pour ma cousine, c’est avant tout partir en conquête, un peu comme une Alexandra la Grande se lancerait dans une course de haies, dont le but serait, si tu étais un garçon, d’en enjamber le plus possible sans jamais t’arrêter après les avoir sautées, et, si tu es une fille, de te sentir la plus utile possible … en tant que haie proprement dite.
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
 
Repost 0
Published by JEPEH & BREGMAN - dans 34. Mireille et Peggy
commenter cet article