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Conciergerie

 

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Couloirs

Heures de colle

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 17:44

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Aïe. Si cette infirmière sait lire les choses que l’on cache au fond des yeux, elle va immédiatement comprendre que je mens et que je n’ai absolument rien. Il faut que je me concentre sur Marina qui me manque. Quand quelqu’un te manque très fort, il paraît que tu peux aller jusqu’à en tomber malade !
J’ouvre les yeux très grands pour éviter d’avoir le regard du chien battu, et lui confie mon regard plein de tristesse. C’est difficile à faire, mais en y ajoutant une petite pensée toute particulière pour une opération de l’appendicite, que l’on me ferait sans anesthésie, je crois que je touche enfin du doigt l’émotion procurée par une immersion absolument totale dans le mensonge :
— Tu es un peu nerveux, en ce moment ? me demande mon examinatrice.
Le problème, c’est que toutes les opérations qui concernent les viscères, moi, ça me met à fleur de peau ! Il aurait fallu que je songe à autre chose, mais c’est trop tard : je me dandine maintenant comme un pantin démantibulé dont on titillerait le fond du nombril !
Si ma grand-mère se trouvait à la place de cette infirmière de pacotille, elle me délivrerait immédiatement un demi flacon de vermifuge, à ingurgiter par série de trois gorgées trois fois par jour juste avant le repas.
 
chap_35_E12.jpg

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 00:00

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 

Chap 35 - Episode 11 ImageShack.us

 
 
— Tu as mangé à ta faim, à midi ?
— Heu … Moyen … Je n’avais pas beaucoup faim …
Elle coche une petite case de son petit formulaire bleu :
— Hum … Petits troubles de l’appétit …C’est quelque chose qui t’arrive souvent, d’avoir des troubles de l’appétit ?
— Non. Je ne suis peut être pas très gros, mais il paraît que je suis de ceux qu’il vaut mieux avoir en photo qu’en pension …
— Le matin, tu manges quoi ?
— Tartines de pain, beurre et confiture, chocolat chaud et céréales ... Mais ce matin, je n’avais pas beaucoup faim …
— Des soucis particuliers ? Familiaux ? Personnels ?
— Heu … Non, non …
 
Elle sourit et coche encore une case :
— En ce moment, aurais-tu des problèmes de sommeil particuliers, à tout hasard ?
Les problèmes de sommeil, c’est toujours quelque chose qu’on ne prend pas à la légère, chez le docteur :
— Ah, ça … c’est bien simple : je n’ai jamais eu autant de mal à m’endormir qu’en ce moment !
C’est gagné : une croix de plus dans la colonne de gauche !
— As-tu des insomnies nocturnes ? Des réveils intempestifs qui surgissent au beau milieu de la nuit ?
— Heu … Oui, souvent …
— Quoi ? s’insurge-t-elle. Tu te réveilles souvent la nuit sans pouvoir te rendormir ?
Son insistance me met mal à l’aise. J’ai dû donner une mauvaise réponse, un truc qui l’embrouille dans la détermination de son diagnostic :
— Ah … Heu … Non ! Pardon. J’avais mal compris la question …
— Des problèmes de concentration, en classe ?
— Aujourd’hui, oui … Un peu …
— Et d’habitude ?
— Non. Pas d’habitude …
 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 04:29

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
 
 
 
 
 

Tout sauf Eros - ImageShack.us

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire, moi, à l’infirmière ? Que j’ai tenté la simulation de la maladie pour échapper à la fatalité, et que je me suis simplement fait rattraper ?
Nous, les garçons, nous avons la chance de ne pas connaître les règles. Chez nous, les réglages hormonaux, ça concerne la voix, les poils, et l’érection du matin, signe de bonne santé. Une fois ces petits réglages établis, c’est fini : on est des hommes !
 
J’ose lui dire que j’ai mal aux testicules, à l’infirmière ?
 
Il ne vaut mieux pas. Si elle est professionnelle, elle va vouloir toucher, et je risque de me retrouver dans l’embarras. Je suis sensible, moi. Je n’ai pas l’habitude qu’on me tripote les zones hétérogènes, euh … les zones homogènes … Arghhh ! Comment ils les appellent, déjà ? Ah, oui ! Les zones érogènes ! Du dieu Eros, qui était un vieux bouc grec et pervers, qui ne se tapait pas que des chèvres, et dont le marbre légendaire n’aurait, paraît-il, jamais eu à subir la moindre érosion !
Les testicules, c’est sacré. Ça ne se montre pas à la première infirmière venue ! Sinon, où va-t-on ? Hein ? Je vous le demande : où va-t-on ?
 

 

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 12:10

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


 

Si Dieu existe, je le soupçonne de nous avoir donné deux choses : la liberté pour rêver, et la fatalité pour retomber. Plus pratique, pour jouer aux pantins … une ficelle pour te faire tenir bien droit, une autre pour t’obliger à t’agenouiller … Tu parles d’une possibilité de t’en sortir !
 
En même temps, si la fatalité est de me mettre un aussi beau fruit que Marina juste sous le nez et de m’empêcher de vouloir le croquer, je ne vois pas l’intérêt …
 
 

Métaphysique des buttes

 
 
Dieu veut-il me mettre dans le chemin de l’abstinence et du monastère ?
Si ma mission sur terre est de rentrer dans les ordres, la vie, c’est une punition ! Qu’est-ce que j’ai fait, moi, pour mériter ça ? Je ne suis pas un eunuque, moi ! C’est un problème de réincarnation, c’est ça ? Je dois payer pour des choses dont je ne me souviens même pas ?
Ce n’est pas juste ! Avec déjà toutes les erreurs de caisse dont on est victime dans les magasins alors qu’on sait parfaitement ce que l’on a déposé dans le caddy, payer pour des trucs dont on ne se souvient même pas, c’est un peu facile, comme stratagème !
 
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 20:42

Séance de désenvoûtement (chapitre 35 épisode 8)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Ne laisse jamais traîner tes cheveux n'importe où !

Mon dieu, non ! Loin de moi l’influence génétique ! Je ne les perds pas encore !
Faudrait-il être fou, pour donner ne serait-ce qu’un poil de cul à une fille comme Agnès ?
— Ou un objet à toi, qu’elle t’aurait volé, emprunté, loué ? Parce qu’il suffit de peu de choses, pour fabriquer une petite poupée à torturer, tu sais ? Et comme on dit dans mon village : femme blessée, poupée transpercée !
 
Un frisson d’horreur me parcourt l’échine :
— Il y a des remèdes, au moins ? Je veux dire … Admettons que cette fille m’ait lancé un sortilège … Qu’est-ce qu’il faut faire ?
— Il faut aller voir le marabout. De toute urgence !

 

 

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 22:32

Désenvoûtement (chapitre 35 épisode 7)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Il se rapproche de moi, et me glisse à l’oreille :
— Je me suis fait ensorceler …
— Ensorceler ? je fais, amusé.
— Ensorcelé ! Il n’y a pas d’autre mot ! Je change les baskets pour courir plus vite, j’ai des points de côté au premier tour de cour, je mange des barres de céréale avant le match de basket et j’ai la tête qui me tourne dès qu’on me renvoie le ballon, à l’escalade, il faut toujours que celui qui m’assure regarde ailleurs quand je manque une prise … Lorsque le guépard n’arrive plus à courir plus vite que le zèbre, c’est qu’il a été ensorcelé, comme on dit chez nous !
— C’est des conneries, ça …
— Des conneries ? Tu rigoles, ou quoi ? C’est pas des conneries ! Si c’était des conneries, tu crois que le marabout, il se casserait les bonbons pour te faire la séance de désenvoûtement ?
— Qu’est-ce qu’il fait, le marabout, d’abord ?

 

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Mauvais sort

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 14:36

 

 [Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

  

 

— Tous les mois c’est pareil ! raconte l’une d’elles aux autres. C’est bien simple, j’ai un mal de ventre tel que je suis incapable de suivre le cours !

            — Moi, c’est en gym, que ça me prend ! Dès qu’il faut courir un peu, c’est plus possible !

 

 

 

Les règles des filles, c’est pire qu’un cours de géométrie !

 

— Moi, je suis habituée, maintenant ! Les premières, je les ai eues à onze ans et demi, alors, vous savez … je suis rodée ! Dans mon quartier, ils n’avaient jamais vu une fille les avoir aussi jeune ! Moi, je suis là parce que les cours de biologie, ça me gave ! En plus, vous savez quoi ? Le prof, aujourd’hui, il veut nous faire disséquer un œil de bœuf ! C’est dégueulasse, un truc pareil ? Vous imaginez ? Ouvrir un œil de bœuf ? Quand je suis arrivée en classe, tout à l’heure, et que j’ai vu ces yeux qui nous regardaient, sur toutes les tables, au beau milieu de leur petite soucoupe de verre sur la faïence bien blanche des labos … Berk ! Je n’y retourne pas, moi !

            La porte s’ouvre, et la fille qui est à côté de moi, celle qui n’avait pas encore parlé, elle se lève et disparaît.

            Elle ne faisait pas trop la fière, elle. Je me demande si elle les a déjà eues, ses règles.

          Le mec d’en face en profite pour changer de place et venir se mettre à côté de moi.

 

— Tu n’es pas un pote à Paulo, toi ?

            — Tu connais Paulo ?

            — Tu parles ! On a été dans la même classe pendant toute l’école primaire ! Je m’appelle Jean-Luc, je suis du Burkina Faso !

            — Enchanté ! Je suis Charlie, né en France et jamais allé en Espagne !

            — Ah, ah ! Jamais allé en Espagne ! Et l’Afrique, tu connais ?

 

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 12:26

 La bête de foire (chapitre 35 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Qu’est-ce qui ne va pas ? Mais tout, voyons ! On m’impose des vacances sans Marina alors que je n’en voulais pas, on en profite pour l’envoyer en Espagne alors que je n’y suis pas, on me fait expérimenter l’abstinence amoureuse comme pour me punir d’avoir abusé d’une bonne chose alors que c’est à peine si j’ai eu l’occasion de lui embrasser les lèvres plus de deux fois, on me fait attendre une lettre qui semble avoir été acheminée par une bouteille jetée à la mer, le jour de ma rentrée, Marina prolonge l’attente jusqu’à ce que je reçoive enfin sa lettre, et quand je la reçois, elle me dit qu’elle m’en veut à mort parce que j’ai raconté à toute la ville que je sors avec elle alors que ça devait rester discret pour ne pas qu’elle ait d’ennuis avec sa mère !
Et maintenant, pire que tout, voilà que, à deux doigts de pouvoir m’offrir une petite escapade en douce avec ma belle, on me refourgue dans les pattes un accompagnateur de sexe masculin, qui n’a fait que me regarder, pendant tout le trajet jusqu’à l’infirmerie, comme si j’étais une bête de foire !
 
— Qu’est-ce qui ne va pas ? j’ai répondu, excédé.
— Oui. Quel est le motif de ta visite à l’infirmerie ?
 
Evidemment. S’il faut que je fasse leur travail à leur place, autant qu’ils me le disent tout de suite ! Si je le savais, moi, ce qui ne va pas … Je n’en sais rien ! J’ai rien ! Je voulais seulement me faire accompagner à l’infirmerie par Marina, mais mon plan a échoué ! C’est quoi, comme maladie ? De la comédie ? De la manipulation ? De …

 

 Douleur au cœur

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 12:19

L'agonie du père Glorieux (chapitre 35 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

Intérieurement, je jubile, je suis aux anges, je savoure déjà ma victoire avec la plus grande délectation ! Florent génialissime est ! Destina inévitabile est ! Victoria est la mia sola !
C’est la liesse ! Toutes les langues qui se mélangent ! Toutes les émotions qui se signent la fin définitive et permanente des hostilités ! Toutes les prémonitions qui se réalisent enfin conformément au Plan, conformément au Destin, à la Providence, à ma bonne étoile et aux desiderata secrètes et célestes de mes anges gardiens les plus talentueux !
 
Le prof est bien embarrassé ! Si c’est moi le délégué, que doit-il se passer ?
Ah … oui ! Allez, hop, la déléguée …Vas-y ! Pose-la, ta question : derrière ma mine toute fabriquée de malade au bord de l’agonie, je hurle de joie et fais déjà sauter les champagnes de mes plus grandes réussites !
 
Son regard affolé parcourt la classe. Mon rêve prémonitoire se déroulait exactement de la même manière ! Incroyable, non ?
Je me sens tout léger, comme porté par une sensation de déjà vécu qui me libère, enfin, de tous les poids dont je n’aurais pas su me défaire d’une autre façon !
 
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Aidez-moi !

 

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 21:27

Connections (chapitre 35 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

J’ai redressé ma tête bien droit sur mes épaules, écarquillé un sourire comme Florent, il sait bien faire, jusqu’aux oreilles et avec toutes les dents appareillées bien étincelantes, et j’ai brandi mon doigt bien loin de moi pour attirer l’attention du prof. Là-dessus, Stéphane terrifié par l’apparition soudaine de cette forme presque extraterrestre au-dessus de sa tête, s’est retourné vers moi, et j’ai tombé le sourire aussi vite que Lucky Luke lorsqu’il tire plus vite que son ombre !
J’ai pris la mine du vieillard en train de mourir, et j’ai pensé à la texture et à l’odeur de ce qu’avait laissé mon frère, au bord de la route, la dernière fois qu’il avait été malade.
Là, d’un teint cadavérique, j’ai senti la tête me tourner, et mon cœur se mettre à palpiter.
Lorsque le prof m’adressa la parole, tel l’acteur parfaitement aspiré par la profondeur existentielle de son personnage, me remémorant la menace suprême du professeur de français (quel chemin choisirez-vous, dans la vie ? celui de l’émotion, ou bien celui de la raison ?), j’ai murmuré quelque chose du genre :
— Je suis malââââde …
 
 
 

L'écume au bord des lèvres ?

 

 
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