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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 18:47
Sélection officielle du blog Les impatiences amoureuses parmi les meilleurs blogs 2007

Sélection officielle du blog Les impatiences amoureuses parmi les meilleurs blogs 2007

Attention, cette vidéo contient des traces d'insouciance, d'insolence, d'immaturité et d'autodérision.

Ne convient pas aux adultes, et encore moins aux membres secrets de la Confédération des Adorateurs de la Sacro-Sainte Littérature.

https://www.youtube.com/watch?v=4LMrb2pJZEg

Pour me dédouaner de toute part de responsabilité, je tiens à préciser que le Charlie version 2016 n'est plus responsable du Charlie version 2007.

Comment ça, facile ? ;-)

Allez. Petit retour en arrière :


Il y a 10 ans, je découvrais le petit monde des blogs…

C'est comme ça que j'ai commencé à afficher mes premiers textes aux yeux des autres… Ils n'étaient pas terribles mais dès le départ, j'ai bénéficié de solides encouragements de la part de véritables mousquetaires de la plume, sur les blogs et dans les livres, comme par exemple Jean-Louis Kuffer (journaliste, critique littéraire et écrivain suisse), que j'avais croisé au hasard des liens de la blogosophère.

Le regard des lecteurs m'a beaucoup aidé à détecter mes lacunes, mais aussi à prendre conscience de leurs attentes.

D'un style très scolaire, trop dans le "vouloir trop bien faire", j'ai évolué vers une plume à la fois plus légère et plus pertinente.

Mon vocabulaire manquait de précision, mes descriptions étaient trop longues, mes répétitions trop fréquentes. Je n'avais pas conscience de mes tics d'écriture, et c'est le fait d'être lu et commenté, qui m'a aidé.

Si j'étais resté dans ma tour d'ivoire, j'aurais probablement fini par arrêter d'écrire, frustré de ne pas progresser, de ne rien partager avec les autres, et peut-être même empoisonné par mes propres idées.

Bref. Vous aimez écrire ? Prenez la décision d'être lu, et le risque d'être mal compris : publiez sur un blog, sur une plateforme de publication gratuite comme MonBestSeller ou une autre, acceptez de vous laisser façonner par vos lecteurs, et de prendre conscience du décalage qu'il existe entre l'atmosphère parfois puante qui règne dans votre tour d'ivoire, et le souffle léger du monde qui change, et qui, seul, permet de ne pas vous couper de l'ère du temps.

J'ai toujours détesté le côté très prout-prout que l'on trouve souvent chez les adorateurs de la sacro-sainte littérature.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il m'a fallu très longtemps avant d'assumer cette particularité que je voyais comme une tare.

En fait, c'est le masque social lié à l'étiquette d'écrivain, que j'ai toujours rejeté.

Pour moi, un écrivain, c'est quelqu'un qui s'intéresse aux autres. Ni plus ni moins. Quelqu'un qui est capable de se connecter à eux, de les décrypter dans leur authenticité comme dans leurs mensonges, dans leur humanité comme dans leurs mascarades.

C'est quelqu'un qui a sans doute une sensibilité un peu plus forte que la normale, et qui est capable d'exprimer ses émotions tout autant que de se laisser guider par ses inspirations, sans forcément chercher à en comprendre les tenants et les aboutissants.

C'est quelqu'un qui aime les autres dans leur diversité, et qui les prend comme des matériaux dont il lui incombe de révéler la meilleure part d'eux-mêmes.

Parfois, ils ne le savent pas. Souvent, ils s'offusqueront. Ils vous en voudront même peut-être d'en savoir davantage sur eux qu'ils n'en connaissent eux-mêmes à leur niveau.

Ce n'est pas grave.

C'est le prix à payer.

Le prix à payer pour faire de la "littérature", ce truc qui mérite que l'on y ait consacré du temps, du travail, de l'énergie, de l'espoir, des nuits, des insomnies… pour se hisser un peu plus haut que les vies plates dans lesquelles on s'oublie, dans lesquelles on se sacrifie à des causes auxquelles on n'a peut-être finalement jamais accordé son adhésion.

Les vies passent vite.

On naît, on souffle, on crie, on court, on tombe, on pleure, on regarde en arrière et puis l'on meurt.

Pas le temps d'avoir compté les jours qu'il ne reste déjà plus que la somme de tout ce qui a été perdu.

Alors l'insolence a parfois du bon.

L'autodérision et l'humour sont de bons fils conducteurs.

Ça met les pieds dans le plat, ça bouscule les statues de marbre, et ça s'octroie l'audace de rallumer les cœurs de pierre.

Parfois ;-)

Bravo. Vous venez de vous taper un texte de 600 mots.

Si vous avez snobé le visionnage de la vidéo, il est maintenant grand temps de vous payer une bonne tranche de rigolade (ou pas). Ah ah ;-)

https://www.youtube.com/watch?v=4LMrb2pJZEg

(J'entends déjà des réactions du genre "Ce mec est un fou…" Merci. J'adore vos compliments !)

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Published by Charlie BREGMAN - dans Littérature
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