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Couloirs

Heures de colle

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 23:51

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


Mieux que les petits « tic tic tique » du petit morse. Mieux que la lampe torche des Cat’s Eyes qui s’allume et s’éteint dans la nuit. Mieux que le scintillement de l’étoile filante qui t’adresse enfin son clin d’œil.
Mieux que les nuages du calumet de la paix des petits indiens, et mieux que la lumière du phare d’Alexandrie : Marina se lance dans le mime Marceau !
 

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Pouce levé.
Super ? Elle trouve le cours « super » ?
De l’index, elle me trace des petits ronds au-dessus de son poignet. Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ? Elle me demande si j’ai l’heure ? Super, ma montre ?
Allons ! Bregman ! Un peu de concentration !
« Toi et moi, on se voit à une heure ? »

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 00:18

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

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L’école est un lieu d’enfermement destiné à rendre les enfants moins sages pour quand ils sont en âge de se comporter comme des adultes. Une prison bien grillagée, bien clôturée, avec un grand portail que l’on ouvre bien grand pour t’y accueillir, et que l’on ferme bien vite pour t’empêcher d’en ressortir.
Une défabrique d’innocence.
Une démanufacture de rêverie.
Une étoufferie au bonheur.
La preuve. Si j’écrivais ces trois néologismes dans une de mes interros, il n’y a pas un prof qui ne me les soulignerait trois fois en rouge en me retenant trois points au minimum sur la note finale. Pas même Monsieur Antoine, et encore moins Monsieur Bergamote, dont la litanie monocorde me semble d’ailleurs maintenant ralentir le temps aussi bien que le terrain bien boueux retient les baskets du jogger.
Son cours, c’est une véritable estompille à la liberté !
Ouaip.
Estompille, ça estompe et ça torpille en même temps, c’est un truc vachement terrible, un truc qui tue.
Un truc qui me fout vraiment les glandes, moi, l’estompille.
 

 

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 00:19

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


Enfin, la voix joyeuse de Marina résonne dans mon dos :
— Bonjour, tout le monde !
Et la cloche retentit.
Déjà ?
Je m’avance déjà vers elle, quand elle lance un terrifiant « je ne fais la bise à personne, ça prend trop de temps ! Et puis, la prof va arriver ! »
 

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Nos regards se croisent. Le sien qui cache des choses, et le mien qui fait l’aumône, et qui hérite d’un petit clin d’œil accompagné d’un joli sourire.
Ahhhhhhh !
Elle veut rester discrète, Marina. Elle ne veut pas que nos petits secrets fassent le tour du collège, et elle a sûrement bien raison : les autres sont tellement jaloux, des fois, quand vous leur donnez l’impression de leur rafler le bonheur sous le nez …
Alors je ravale mes impatiences, et m’empare de mon gros sac, qui ne me semble d’ailleurs pas aussi gros que mon cœur que j’ai déjà bien gros.
 

 


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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 00:18

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

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Elle a déjà levé les stores de sa chambre. Il y a de la lumière. Dommage qu’elle n’habite pas au premier étage, Marina. Ce serait plus pratique, pour que je puisse la voir s’habiller. J’aimerais bien la voir s’habiller, moi, Marina. Je trouve ça joli, une jolie fille qui s’habille ! C’est apaisant, comme activité. Dans les films, d’ailleurs, moi, j’ai déjà remarqué que le monsieur, quand il a réussi à passer toute la nuit avec la nana qui lui plaisait, au petit matin, il traîne toujours au lit pour la regarder s’habiller avec un sourire béat, limite niais, limite à ce que l’on se demande si dans la petite mallette des spermatozoïdes, il n’y a pas des petits morceaux de cerveau qui en profitent pour quitter le navire et ne jamais revenir.
Le matin, les filles s’habillent.
Le soir, on les dépoile.
C’est beau, la vie. C’est toujours pareil, mais qu’est-ce que c’est beau, quand c’est bien rythmé, comme ça, avec des jolies filles qui s’habillent le matin, et des jolies filles que l’on dépoile le soir…
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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 00:18

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

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Entre les araignées qui m’assaillaient dès que je voulais m’approcher du fantôme de Marina d’un peu trop près, l’ombre de Dieu le Père qui planait au-dessus de moi comme une épée de Damoclès chargée de me remettre dans le droit chemin au moindre geste un peu trop suspect, les commentaires peu élogieux de ma mère quant au physique de l’objet de tous mes fantasmes, le grondement sourd de mon estomac qui criait famine et les assiettes pleines de pâtes qui me passaient méchamment sous le nez à cause de l’arrière grand-père obèse sur le point de faire une hypoglycémie, entre mes fuites désespérées devant un Frustrator infatigable lancé à mes trousses comme un tueur programmé pour ne rien laisser de l’individu qu’on lui a donné pour cible, et mes débats aux gestes vains et dérisoires dans le corps d’un Charlie Bregman enduit de colle des pieds à la tête dans un carnet de correspondances gigantesque érigé en monument dans une salle d’études à l’attention des bons élèves qui s’aviseraient de vouloir goûter à la décadence amoureuse des cancres sur le point de gâcher tout leur avenir — respirez ! c’est un cauchemar ! ça s’écrit sans virgule, un cauchemar ! — j’eus vite fait de dépenser le peu d’apport calorifique que mes dix cuillères à soupe au pistou avaient su m’apporter quelques heures auparavant !
Réveillé à deux heures du matin, en sursaut, par les cris de ma Marina enlevée par un professeur des grandes écoles, bien résolu à la séquestrer corps et âme jusqu’à l’obtention de ses derniers diplômes « honoris causa », je me dirigeai, aussi blême que le lavabo étincelant…………

 

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