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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 00:22

Kamasutra indécent (chapitre 22 épisode 6)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 « Tu t’entêtes à te foutre de tout mais pourvu qu’elles soient douces … » chante la cassette.
Les petits sourires en coin et les regards complices fusent, entre ma mère et mon père. Je ne sais plus où me mettre. Adhérer à cette apologie de la fesse douce, c’est, en quelque sorte, affirmer haut et fort une certaine maturité sexuelle que j’aimerais pourtant garder discrète et privée, si cela est possible !
C’est possible ?
 
Tu fais des Ah! des Oh!
Derrière ton ouvrage
Quand mon petit pantalon
Debout et de dos
Sans perdre courage
Dénude tes obsessions
 
Jamais l’écoute de ce tube ne m’aura paru aussi long ! Mon dieu ! Ne peut-il pas tomber en panne, cet autoradio ? Ne peut-il pas en faire une indigestion, de toute cette incompatibilité de générations, et me recracher ma cassette ?
 

Un instant, des sueurs froides m’envahissent la nuque : heureusement que je n’ai pas opté pour la cassette video, au lieu de cette version audio ! S’ils voyaient le clip, c’en serait fini, de ma scolarité en établissement public ! Terminées, les petites cachotteries présexuelles, les petits rancards en douce, les petits courriers cachés sous le manteau, postés dans le plus grand des secrets ... Je n’aurais plus qu’à affronter l’enfer des pensionnats de garçons, l’uniforme et le sifflet, la rigueur et la discipline, l’exercice et la punition …
Devenir un adulte comme on devient un eunuque !
Et tout ça à cause de parents qui ne comprendront jamais comment l’on peut aimer écouter de la musique pareille !
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 00:22

Pourvu qu'ils ne gloussent (chapitre 22 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Ainsi soit je. Ça s’appelle comme ça. Je viens de l’acheter avec mes propres sous et j’en suis fier, moi, de cet achat ! C’est ma première cassette, la première que je me paie tout seul, comme un grand, sans conseil ni permission, comme un adulte authentique, par exemple, qui irait se marier avec celle qui l’aime, malgré les différents qui l’opposent à sa famille !
Alors, qu’on me laisse aimer Mylène Farmer comme j’en ai envie, bon sang ! C’est gênant, de devoir assumer sa personnalité seul contre tous ! Il y a vraiment des fois où je regrette d’être l’aîné de cette famille ! Mon frère et ma sœur, quand ils deviendront grands, est-ce qu’on les méprisera de la sorte, quand ils reviendront du supermarché avec de la musique de leur choix ?
Parce qu’il s’agit bien de mépris ! Ça ne se fait pas, ça, de critiquer les achats des uns ou des autres comme ça, de rayer d’un trait leurs goûts, leurs couleurs, leurs singularités ! Mépriser les goûts de quelqu’un, cela revient à le mépriser tout court. C’est un manque de tolérance flagrant, une marque de dégénérescence, un manque d’intelligence !
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

 

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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 00:22

English lesson number one (chapitre 22 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

— Sausages … se plaignait un autre, déçu par le menu.
— Sausages … criait une voix débouchant de la cuisine.
  
 

J’étais vachement fier, avec mon poste radio cassettes ! Maman m’avait même offert des cassettes vierges pour pouvoir faire des copies de « sausages », pour pouvoir écouter les bandes en boucle, sans risque d’abîmer les originales ! Je plaçais alors la cassette « sausages one » dans le premier compartiment, enclenchais les touches pause et lecture, plaçais la cassette vierge « sans sausages » dans le compartiment « two », sur lequel j’enclenchais alors les touches pause et enregistrement, et là, les deux doigts bien synchronisés sur les deux touches pause, de chaque côté, je comptais jusqu’à trois et entamais la copie des sausages anglaises en « bidibidibidibidibidi » de dix minutes.
Ben ouais. Ça faisait « bidibidibidibidibidi » !
Normal : mon poste était muni de l’option « copie accélérée », bande de nazes !
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 00:22

Radio douceur (chapitre 22 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Nous sommes mercredi. Treize heures trente.
Nous avons travaillé comme des travailleurs clandestins, avec Benjamin : vingt-six heures de travail chacun, depuis lundi matin.
Je jette un œil à ma tirelire, posée sur la commode, juste à côté de lui. Je ne peux m’empêcher d’avoir une petite pensée pour son porte-monnaie : « il va raquer ! Il l’aura voulu ! »
— On a terminé la première couche de lasure ce matin.
Il a l’air étonné.
— Sur tous les volets ?
— Oui.
— Il y en a qui sont secs pour la deuxième couche ?
— Pas encore. Ça colle encore un peu au toucher.
— Bon.
Il réfléchit, puis ajoute :
— Cet après-midi, vous avez quartier libre.
Et il part.
Ça me fait une belle jambe, ce quartier libre ! Il pleut, aujourd’hui !

 

 
 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 00:22

Mylène (chapitre 22 épisode 2)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Mylène, quant à elle, me mit le feu au cœur un an plus tard. J’avais dix ans. L’âge de mes premières érections nocturnes incontrôlées.
Nous étions amoureux, et inséparables, avec Mylène. Ni blonde, ni pulpeuse, elle fut cependant la première fille que j’embrassai sur la bouche, au cours d’un jeu où le hasard avait bien fait les choses. Mais cela n’arriva qu’à la fin de l’année, et je dus préalablement me contenter de son pétillant regard sombre, que j’embrassais alors tous les soirs à travers notre photo de classe.
Pas un soir, je ne lui dis pas « je t’aime » … jusqu’au soir où un bisou un peu trop baveux lui arracha sauvagement la moitié de la chevelure !
 

Confus, je recoloriai immédiatement le sacrilège au feutre noir indélébile, et dissimulai la photo au fond d’un tiroir au double fond inaccessible !
 

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:22

Mélanie (chapitre 22 épisode 1)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Mes yeux s’écarquillèrent aussi grands que ma bouche, et sans doute laissai-je même échapper un léger cri d’effroi.
C’était le premier choc émotif de toute ma vie.
Aurélie, dix ans, la voisine qui habitait au fond de ma rue, avait des seins ! J’en rougis de confusion jusque presque en perdre connaissance.
Jamais l’odeur des tissus du car ne m’avait paru aussi forte !
Mais elle non plus, malgré tout ce que je fis pour me faire remarquer, ne connut sans doute jamais les sentiments que j’avais pour elle, mon comportement prenant alors une direction tout à fait opposée à toute espèce de rapprochement physique concret : en effet, dès que le car nous posait au même arrêt, matin ou soir, je décampai comme un furet pour arriver chez moi avant qu’elle ne passe devant ma cour. Tandis qu’elle avançait à pas mesurés, je me déchaussais sans perdre une minute, fonçais vers le lavabo me laver les mains à grande eau, et m’accaparais le bureau de mon père en ouvrant les volets et la fenêtre qui donnait sur la cour, tout grand.
J’ouvrais la partition de la semaine, et me mettais alors à frapper les touches de mon piano comme si c’était Beethoven lui-même qui venait de ressusciter !
 
 

Du coin de l’œil, j’observais le passage d’Aurélie.
Quand elle ralentissait, j’étais envahi d’une joie incommensurable.
Quand elle ignorait, sans scrupule, l’offrande sonore que je lui adressais, elle avait gagné : j’étais de mauvaise humeur pour tout le restant de la journée !
 
Une seule fois, elle sembla s’arrêter et tendre l’oreille.
Mais au moment où l’immense fierté qu’elle venait de susciter en moi était prête à planter son glorieux drapeau au sommet d’une de mes plus belles gammes, elle se baissa, et refit son lacet.
 
Je refermai la fenêtre, et m’arrêtai aussitôt de l’aimer … au profit d’une meilleure approche de mon petit clavier tempéré.
 
(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
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