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Conciergerie

 

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Couloirs

Heures de colle

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 23:13

Dauphiné libéré (chapitre 33 épisode 9)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 
Je ne les avais pas détectées, les deux siamoises.
 
Irrésistiblement attiré par la bise délicate et sensuelle d’un clone avec laquelle coucher ne m’aurait légalement pas été formellement condamnable, je me suis donc muni de toute ma plus belle naïveté, et me suis donc rendu aux mains des deux espionnes.
— Salut, Peggy ! j’ai fait.
Ma cousine Mireille et sa copine Peggy, elles me répondent toujours en chœur :
— Salut, cousin !
J’ai failli leur faire remarquer qu’elles avaient le même parfum, mais comme elles avaient également la même veste, le même sac à main, les mêmes chaussures, la même couleur de pantalon, la même teinte de cheveux, la même coiffure et le même rouge à lèvres, j’ai préféré ne pas me lancer dans un sujet qui risquait de me tenir la grappe pendant des plombes :
— Ça va ? j’ai dit.
Les banalités, c’est ce qu’il y a encore de plus fiable.
— Ça va ! elles ont répondu en chœur.
Moi, c’est la voix de Peggy, que je préfère. Celle de ma cousine est plus sèche.
Il n’y aurait pas moyen de l’entendre séparément, sa voix douce et sensuelle, à Peggy ?
— Et toi, Peggy, ça va ? j’ai tenté.
— Ça va ! elles ont encore répondu en chœur.
Rien à faire. Lorsque l’on a affaire à un pack deux doublons en un, il n’y a décidément rien d’autre à faire que de baisser les bras.
Etant donné que ma cousine et moi avons manifestement passé l’âge de jouer au docteur, je ne pourrai donc jamais espérer coucher avec cette sublime femme qu’est son acolyte, dont la sexuelle expérience, malgré tout, n’aurait pu être que bénéfique à mon tendre et tenace dépucelage ?
 

Deux filles pour le prix d'une !

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 21:23

la pièce du puzzle (chapitre 33 épisode 8)

 


[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

 

la pièce du puzzle

 

 
La dernière fois, ça remonte, malgré tout, à pas bien longtemps : ce devait être il y a trois ou quatre semaines, à la sortie du collège. Elle était assise, avec sa copine siamoise, celle avec qui elle partage visiblement beaucoup de signes extérieurs de paraître, vous savez, ces attributs qui font que vous paraissez avant d’être, et que vous faites tout simplement semblant, avant même de pouvoir exister vraiment : le style de coiffure, la façon de se tenir, la façon de sourire aux autres, de rire aux mêmes plaisanteries, avec le même rire que l’autre … La façon d’avoir aussi les mêmes copains, les mêmes coups de cœur et les mêmes têtes détestables, le fait de posséder la même montre, la même veste, et aussi de se concerter la veille au soir afin d’être habillées de la même façon le lendemain matin … « Ah ! ça, alors ! On dirait des jumelles ! » s’exclament les membres fidèles du petit comité des ANES, le petit comité des Absolument Niais Encourageant la Stupidité. Mais vous parlez d’un spectacle ! Bientôt dix huit ans d’âge, et pas une once de caractère !
 


(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
 
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 00:00

Cheval blanc (chapitre 33 épisode 7)

 

 

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 

les aventures de Charlie et le cheval blanc volant

Je veux qu’on me laisse rêver ! Qu’est-ce que j’en ai à foutre, du blé des américains, de leur maïs dont ils ne savent faire que du pop-corn pour accompagner leurs grands films sans dialogues ?
Leur brevet des collèges, leur putain d’examen dont ils n’arrêtent pas de nous parler depuis que nous sommes arrivés en sixième, c’est comme si je l’avais déjà, comme si on me le donnait avec un paquet de lessive, en cadeau bonus ! Dix points, il me manque ! Dix misérables petits points à ajouter à ma moyenne des deux dernières années, et on me délivre ce superbe diplôme inédit, plein de tampons et de signatures officielles, avec le drapeau bleu blanc rouge en gros, et avec lequel je vais pouvoir me faire poliment refouler si je vais voir un employeur avec, parce que personne n’en veut !
 
Cinq sur vingt.
Ouais. Je peux avoir cinq sur vingt au brevet d’Histoire, et je l’ai quand même, mon diplôme.
Alors, le brevet, si je ne suis pas capable de l’avoir …
 
Et puis, on ferait mieux de se soucier de la géographie française ! Ça ne se révise jamais, la géographie française ? Il pousse où, le maïs français ? C’est où, Caen, Cahors, Limoge, Tours, Rouen, Reims ?
Il ferait mieux de brûler ses manuels de dictature, notre professeur d’Histoire-Géo ! Se comporter en impie au moins une fois dans sa vie, et avoir l’audace de l’autodafé !
Il ferait mieux de se rebeller contre l’Institution, au lieu d’essayer de nous vouvoyer !

 (pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)
 
 
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 20:55

Exorcisez-le ! (chapitre 33 épisode 6)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 
Trois ou quatre mètres nous séparent, de plus en plus insupportables.
Je vais péter un câble !
Besoin de traverser tout ce brouhaha qui a repris, de renverser les tables et les chaises, de piétiner les feuilles de cours et me ruer jusqu’à elle, en dépit des règles, des politesses et des frontières !
J’ai envie de faire le cancre, une fois dans ma vie, moi, qui ai toujours été le premier ou le deuxième de la classe ! J’ai envie de briser la routine, de dire non avec la tête et oui avec le cœur, et d’écrire, en gros, en gras et en couleur, sur le tableau noir du malheur, que c’est toi que j’aime, Marina, et que je me fous pas mal de ce bambou de professeur !
 
Mais au lieu de ça, au lieu de me jouer le Cancre de Jacques Prévert, je reste à ma place, assiégé par quelque chose qui me retient, quelque chose qui m’incite au calme, à la prudence, à la soumission. Quelque chose qui est en moi, qui cohabite avec moi, et que je ne supporte déjà plus. Un truc d’adulte que les enfants, eux, ne possèdent jamais.
Est-ce cela, une dualité ?
 
 

Exorciste

— J’ai besoin d’un exorciste, j’ai chuchoté.
 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 20:57

Les instants perdus (chapitre 33 épisode 5)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

Il est bête, ou quoi ? Il ne le voit pas, lui, avec ses grosses lunettes, que le prof ne sert à rien, à cet instant précis de ma vie ? Il ne s’en rend pas compte, du temps qui se perd, à squatter ainsi sur les bancs d’école où l’on nous interdit la moindre parole, le moindre geste, le moindre sentiment ?
Florent se mordilla les lèvres, et sembla pâlir, tout à coup. Je suis sûr que ça a fait tilt, dans sa petite cervelle. Ça y est, lui aussi, il s’en rend compte ! On est en train de gâcher les meilleurs moments de notre vie.
 

Bancs d’école

— Chut ! me glissa-t-il en coin.
Et le voilà qui fait semblant de recopier quelque chose sur la suite de son cours.
 
Je regarde du côté du prof. Il a les bras croisés, les jambes légèrement écartées, bien droites, toutes raides, un peu comme s’il cherchait à se donner la stature du marbre exemplaire, ou bien le charisme des grands hommes qui n’auraient plus besoin de parler pour avoir à s’imposer :
— Puis-je continuer mon cours, si cela ne vous ennuie pas ? me demande-t-il soudain.

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
 
 
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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 22:44

 C'est qui, cette fille ? (chapitre 33 épisode 4)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
Des yeux se tournent vers nous, véritables caméras d’un film qui ne sera jamais diffusé. La vie est un long fleuve tranquille, clap ! La vie, c’est des bons rôles et des mauvais rôles qui s’interfèrent, où il faut passer de l’un à l’autre sans scrupule, sans nostalgie. Garder le sourire quand on a l’air triste, et se donner un air triste quand on a envie d’hurler de rire. Vivre vite et s’éteindre à petit feu, mourir précoce et puis soudain se relever, telle la grande aiguille de l’Horloge, qui tombe à revers et sans peur jusqu’à la demie, et qui se relève obstinément jusqu’à ce que ça recommence.

Tournage Charlie et Marina scène 1

Cinéma. La vie, c’est du cinéma. On tourne en permanence, sans ordre ni ordonnance, sans lumière et en silence.
Qui, de nous tous, pourra se vanter, plus tard, de s’être entraîné à la grande scène, à tout moment ? Qui ? Y en aura-t-il seulement un, un seul, parmi nous tous ?
 


(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

 

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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 20:25

La reine des pommes (chapitre 33 épisode 3)

 

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]
 
 
Le prof d’Histoire est arrivé. Réveil. Une heure s’est passée ?
Mise à la porte, de la prof de Latin. Même nom, même punition. Ils sont mari et femme, tous les deux.
— Quelle langue parlent-ils, à ton avis, quand ils sont ensemble ? j’ai fait, à l’intercours, dans un état second.
La langue de bois ? La langue de pute ?
Tu as souri :
— Hein ?
Non, rien. Je ne suis pas dans mon état normal. La tête me tourne, l’angoisse me prend, j’ai le vertige. Je voudrais tant que l’on m’apporte un verre d’eau !
— Ça ne va pas ?
— Si, si. J’ai dû attraper la mort à un carrefour mal indiqué, ce n’est pas grave … Ce n’est pas grave, d’attraper la mort … C’est tout naturel …
 
 

Reine des pommes

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 04:50

Manuela et tout le tralala (chapitre 33 épisode 2)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]

 

« Alors comme ça, tout le monde sait que tu sors avec moi ? » ce n’est pas anodin, comme phrase ! Mes yeux ne plissent pas, Clémentine n’est plus là, elle n’existe plus. C’est le monde tout entier, qui n’existe plus. Je suis trahi, blessé au plus profond de moi-même. Je veux un nom, un seul, et comprendre.

— Ah, oui ! tu t’exclames. Non ! Tu n’auras pas de nom ! Et puis, de toute façon, tu ne connais pas … Si je te dis … Manuela, tu connais ?

— Manuela ? Quelle Manuela ?

— Une fille de Terminale.

Je ne comprends plus rien du tout. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Terminale ?

— Elle-même le tient d’une amie, qui l’a appris par un ami, qui le tient lui-même d’une autre personne, et ainsi de suite …

— Mais je ne connais personne, au lycée ! me suis-je exclamé, sur la défensive.

 

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)

 

Manuela et tout le tralalala

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 07:13

Inéluctabilité (chapitre 33 épisode 1)

[Extrait de l'épisode - la version intégrale était disponible jusqu'en début 2011]


Je suis pensif.

Plein d’inquiétude.

Tu sais, ce genre d’inquiétude que l’on a quand on réalise tout à coup l’ampleur de toute la maladresse dont on dispose pour faire face à cet inévitable numéro de funambule sans filet … Ce genre d’inquiétude bourrée de pressentiments, indomptables et complètement impuissants, mais qui t’obligent à continuer les gestes de ta propre catastrophe, tandis que tu sais déjà pertinemment, tout au fond de toi, qu’il est déjà trop tard pour faire demi-tour …

L’extrémité de mes doigts est saccadée de petits mouvements nerveux, convulsifs, mes jambes se mettent à trembler ; ma vue, fatiguée, se trouble ; j’ai la gorge sèche, les lèvres qui restent collées, et la langue paralysée …

C’est la première fois, que je ressens ce genre d’émotion : une espèce de vieillesse précoce, une sensation d’usure corporelle qui arriverait avant l’heure, sans rendez-vous ni présent, un truc dont il faudrait pouvoir se débarrasser au plus vite, mais qui est déjà rentré chez vous, pour se mettre incognito à la table de vos commandes manuelles !

Plus tard, parmi des dizaines et des dizaines d’émotions différentes, celle-ci, je la reconnaîtrai parmi cent mille, tant elle est sordide !

Cette émotion, c’est l’intuition, certaine, de savoir que l’on est exactement en train d’effectuer les derniers gestes qui précèdent la chute, et ne pas pouvoir s’en empêcher ! Ne rien pouvoir faire pour arrêter l’inéluctable ! Ne rien pouvoir contre l’irréparable ! Un peu comme lorsqu’un beau vase, qui n’est pas le vôtre, est en train de tomber par terre par votre faute, et que sa chute semble durer une éternité tant votre esprit a le temps de réaliser combien votre maladresse sera impardonnable, et ce vase, irremplaçable !

 

(pour accéder à la version intégrale, corrigée et définitive du texte, lisez Vivement l'amour !)


La chute

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